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Le groupe du BATAILLON et des SHIFTERS sont fermés pour les OCs, merci de privilégier un autre groupe !
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A partir de maintenant, tout personnage métisse se verra refusé pour garder une certaine logique avec la "rareté" de ces personnes, exactement comme les asiatiques. Merci de votre compréhension !

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Un nouveau monde [ft. Levi]

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Taharka
Civil
Dim 7 Mai - 12:07

ft. Taharka

ft. Levi Ackerman

「 Un nouveau monde 」
Une semaine qu’ils étaient ici, une semaine qu’ils étaient traités pire que des chiens. Le guerrier et son compagnon subissaient régulièrement les humiliations des soldats, il n’avait beau ne rien comprendre à leurs paroles et ne pas être le plus malin, il fallait vraiment être aveugle pour ne pas voir que ces derniers se foutaient de lui, de part leur attitude. Puis fallait voir comment Taharka était attaché, à un poteau proche de son Titan en plein soleil, il avait les mains liées qu’on ne détachait que pour le faire manger et encore, il ne mangeait pas tous les jours. Taharka était habitué à ne pas manger tous les jours pendant l’hiver où les ressources sont plus rares, mais là c’était des laps de temps bien plus écartés entre chaque repas et surtout on lui donnait pas beaucoup d’eau en plein été sous une chaleur accablante. L’homme avait été dépouillé de ses vêtements et n’avait plus que son pagne pour l’humilier. Chez les Nomades, une telle tenue n’était pas vraiment un signe d’humiliation, cependant, ici, ça semblait être le contraire.

Mais Taharka se disait que Seze devait bien plus souffrir. Il avait eu les membres cloués, il était attaché en position couché, les membres écartés, il ne pouvait pas bouger du tout, il devait avoir les membres totalement engourdis et subissait aussi les humiliations. Le Titan portait encore son harnais et le guerrier avait pu remarquer que les sacoches étaient encore gonflées signifiant qu’elles n’avaient pas été vidées, le hamac et la couverture étaient encore enroulés et attachés à l’arrière du harnais, pareil pour les flèches qui étaient encore rangées dans carquois fixé au harnais. Tout cela contenait le kit parfait pour survivre hors du campement. Le hamac pouvait être fixé dans les hauteurs ou simplement faire office de natte s’il dormait sur le mur Maria. Les sacs contenaient des portions de viande séchée pouvant se conserver assez longtemps. Taharka salivait rien qu’à y penser, il y avait à manger juste à côté de lui dans les sacoches, mais c’était hors d’atteinte.

Taharka avait commencé à dormir la nuit car la journée, la chaleur était juste insupportable. Il avait remarqué que cependant les hommes semblaient plus inquiets envers le Titan, mais que Taharka semblait-être un bonus qui selon eux se révélait moins intéressant.

Mais ce jour n’était pas une journée comme les autres, les soldats semblaient s’exciter autour de lui. Une charrette avait été amenée devant Seze et le Titan était ligoté de sorte à ne pas se débattre lors de son transfert. Le compagnon de Taharka fut chargé sur la charrette sans trop de difficultés par les soldats, en même temps, cette créature était moins lourde qu’un cheval. Quand à Taharka il fut monté sur un cheval, toujours les mains liées. Tiens, ça allait le changer du poteau. Le guerrier avait envie de dormir, ça faisait plusieurs jours qu’il dormait pas beaucoup. Le convoi se mit enfin en marche une fois les préparatifs terminés, le convoi se mit en route. Le guerrier se trouvait derrière la charrette qui transportait son Titan.

Le trajet dura près de trois heures avant qu’ils arrivent au QG du Bataillon d’Exploration. Taharka vit un château comme il pouvait en voir lors de ses excursions nocturnes au sein de Maria. Ils étaient quasiment tout le temps en ruines. Les ruines étaient peu solides face à l’assaut des Titans ce qui faisait que les Nomades évitaient de s’y installer afin de se reposer en journée. Des gens attendaient à l’entrée de l’édifice le convoi. Taharka reconnu sans difficultés l’emblème sur les tenus des nouveaux arrivants. Les fameuses ailes bleues et blanches, c’était le Bataillon d’Exploration qui venait régulièrement hors des Murs.

On fit descendre Taharka de son cheval et on l’amena à son prochain lieu de détention. Ils passèrent près des écuries où étaient parquées les chevaux. L’homme remarqua qu’il n’y avait pas un seul autre animal que les chevaux. D’ailleurs Taharka n’avait pas vu beaucoup d’animaux depuis qu’il était ici. Même la nuit quand les hommes dormaient, il avait juste pu voir quelques rongeurs, mais pas une seule autre créature. Les hommes d’ici devaient s’imaginer que le monde des Titans étaient un monde de mort, mais selon Taharka, c’était plutôt ces Murs qui étaient bien dans ce cas. A l’extérieur des Murs, la faune était très riche, la végétation avait repris ses droits grâce au fait que les Titans ne s’attaquent pas aux autres espèces que les hommes. Les Nomades disaient que les Titans étaient nés de l’arrogance des humains qui s’étaient cru supérieur à la nature et qu’ils étaient tels une punition. Mais les Nomades avaient su s’adapter à la situation comme ils l’avaient toujours fait avec les caprices de la nature.

Taharka finit par arriver à son prochain lieu de détention, encore un poteau proches des écuries, mais à l’ombre cette fois, le guerrier soupira de soulagement, il souffrirait moins de la chaleur et pourrait dormir, enfin il l’espérait. Il remarqua une grande cage à gauche des écuries. Il vit la charrette s’arrêter devant la cage. Seze serait contenu là dedans. Le Titan toujours ligoté fut transféré dedans. La cage fut bouclée avant que les liens qui emprisonnaient la créature furent tranchés aux lames à travers les barreaux. Seze se secoua les membres. La cage avait beau rester de petite taille, c’était toujours mieux que d’être totalement immobile à cause des cordes. Taharka entendit les soldats discuter. Il ne comprenait rien à ce qu’ils disaient.

« Alors voilà le fameux Titan, il est bien maigre ! Et c’est qui le sauvage que vous avez apporté avec ? »

« Ouais effectivement, il est pas bien gros, et le sauvage on l’a capturé avec. Il était sur le dos du Titan quand on l’a choppé. On a voulu les séparer, mais le Titan a braillé toute la nuit ! Et des cris stridents en plus ! »

Un des soldats du Bataillon s’approcha de la cage de Seze.

« Je vois que vous avez pas vidé les sacoches, le Titan était attaché, vous auriez pu en profiter. On verra ça avec le caporal Levi. Il est au QG en ce moment. Il garde Eren Jaeger, le gamin qui se transforme en Titan, et au vu du gabarit généré par Eren,  c’est pas cette petite merde qui risque de représenter une menace pour le caporal. »

« Vous l’avez eu où cette cage ? »

« C’est un ancien propriétaire de cirque qui nous l’a donné suite au décès de son éléphant âgé. Le dernier éléphant des Murs, ça a fait le titre des journaux à côté de la capture du Titan Feminin. Elle était assez solide pour contenir un éléphant, alors cette chose, ça devrait pas poser problèmes. Puis les barreaux sont assez serrés pour pas qu’un humain passe. La dernière fois qu’on a eu des Titans captifs attachés, leur nuque était à la merci d’un individu qui les a tués. »

Un des anciens geôliers de Taharka tendit à un des membres du Bataillon l'arc et un sac contenant sûrement les vêtements du guerrier.

« Ah et au fait, il y a pas de gars qui contrôle le Titan ? »

« Non personne, sinon on aurait vu une bosse au niveau de la nuque, mais il est assez maigre et on voit bien ses vertèbres. Puis il semble pas attaquer les humains, sinon, le sauvage, il aurait déjà été bouffé depuis longtemps ! Et c'est pas plus mal qu'il soit avec vous, car il met mal à l'aise avec ses quatre yeux ce Titan ! Je sais pas comment le sauvage le supporte ! »

Taharka n’avait rien compris du tout, il vit les soldats qui l’avaient amené repartir avec la charrette vide et le cheval qui avait servi de monture au prisonnier humain.

Les soldats s’en allèrent eux-aussi à leurs occupations. Taharka allait pouvoir en profiter pour se reposer il remarqua que Seze n’avait pas attendu pour s’allonger à son aise et s’endormir. Le Titan avait la chance de pouvoir se mettre dans la position qu’il voulait. Taharka n’avait pas vraiment le choix que de s’endormir dans une position peu confortable. La fatigue avait fini par avoir le dessus et il s’endormit épuisé.

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Levi Ackerman
Bataillon d'Exploration •• Caporal-Chef
Lun 15 Mai - 20:37
Un nouveau mondeUnder the knife I surrendered
The innocence yours to consume
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Il y avait une question que tu te posais régulièrement. Pourquoi tout le temps toi, et pas quelqu’un d’autre ? Tu n’étais pas indispensable ni irremplaçable. Beaucoup se reposent sur toi de part ton « titre » de soldat le plus fort de l’Humanité. Cela n’avait aucun sens à tes yeux. Cela t’agaçait plus qu’autre chose. Par moment, tu préférais ne pas avoir ce maudit « statut », tu n’étais qu’un homme parmi tant d’autres, qui risquait sa vie pour des centaines et des centaines d’être humains. Une charge bien trop lourde, que tu portais depuis bien trop longtemps sur tes épaules. Tu regardais par la fenêtre en soupirant. On t’avait cette fois appelé pour une histoire assez étrange d’ailleurs, tu ne l’avais comprise qu’à moitié, qui parlait d’un sauvage et d’un petit titan. Dans ce cas, il aurait fallu appeler Hanji, c’est elle l’experte dans tout ça, pas toi ! Mais non, elle était encore occupée à faire tu ne savais quoi encore.

Pour toi, les sauvages, c’était simplement ces gosses mal éduqués qui étaient un peu partout dans les  différentes villes… Eren est presque un sauvage lui aussi, avec son côté bourrin et fonce dans le tas quand il veut, mais ça s’améliore de jour en jour, bien heureusement. Dans tous les cas, tu avais bien assez de travail comme ça pour qu’on t’en rajoute un petit peu plus chaque jour. Tu passas tes doigts dans tes cheveux d’un air fatigué, en levant les yeux vers le ciel. Ce que tu aimerais parfois être libre comme les oiseaux, pour franchir ces murs et voler sans te poser ces mille et une questions qui te trottaient en tête sans jamais avoir de réponse.

L’heure tournait, tu te levas finalement pour quitter cet endroit relativement paisible et silencieux. On ne t’avait pas dit quand est-ce que tu devais y aller, alors tu assumais que tu pouvais t’y rendre à peu près quand tu le voulais, quand tu aurais le temps surtout. On t’avait averti il y a quelques jours, mais tu n’avais pas prêté attention à cette histoire plus que ça, parce que pour toi, c’était limite impossible. Quoique, en y repensant bien, les titans aussi c’est complètement impossible et pourtant ils sont bel et bien là, parmi nous. Alors il fallait tout simplement que tu ailles voir ça de tes propres yeux, espérant pour les soldats qui t’avaient prévenu que ça en valait le détour, et ne pas l’avoir fait déplacer pour rien, parce que si ça te gonflait d’y aller, ça te ferait chier d’y aller pour rien.

Durant tout le voyage tu restas silencieux. Accompagné par quelques soldats pour la forme, vous galopez dans la plaine du mur Rose. Bien évidemment, ce type a été placé à l’écart de tout pour ne pas faire peur à la population, certainement. Donc ce devait être vrai pour le coup. Tu ne te faisais aucune idée, aucune illusion, tu attendais simplement de voir le « souci », si on peut appeler les choses ainsi, de tes propres yeux, pour t’en faire une idée claire et précise tout simplement. Tu écoutais distraitement les soldats qui t’accompagnaient, écoutant le son de leur voix et non pas ce qu’ils racontaient, parce que tu t’en fichaient un peu de savoir qui crache le plus loin à vrai dire, mais te concentrer sur ça t’empêchait de penser à autre chose, du moins pour un court instant. Puis enfin, au bout d’un long moment à galoper, vous arrivèrent enfin à destination, le QG du Bataillon, enfin, celui où les recherches sont principalement menées. Tu y étais il n’y a pas si longtemps et c’est évidemment lorsque tu n’y es plus qu’on t’appelle pour te faire revenir. Bande de casses-burnes.

Une fois là-bas, tu descendis de ton cheval pour le confier à tes coéquipiers et te laisser guider jusqu’à la source de ta venue ici. Tu ne fus pas spécialement déçu vu les spécimens que tu eus sous les yeux. Un type bizarre et un titan bizarre. Pourquoi tu étais là déjà ? C’est pas toi le plus qualifié merde ! Tss, tu les retenais cette bande d’incapable. Alors tu te contentas d’avancer jusqu’à la cage, puis le type qui semblait dormir. En effet, le terme de « sauvage » lui allait relativement bien. D’où il venait ce type ? Certainement pas des murs. De l’extérieur des murs ? Combien ils étaient ? Quelle est leur fonction ? Beaucoup trop de questions te trottaient en tête, et aucune réponse pour le moment. Alors sans aucune délicatesse, tu allas réveiller le type qui était attaché à son poteau pour le réveiller. Tu n’étais pas spécialement d’humeur à attendre, à être tout simplement patient, et tu sentais étrangement que ça allait t’énerver d’une manière ou d’une autre, ton instinct te trahissait rarement.


« Réveille toi le peinturé, j’ai pas toute la journée. »

Agréable ? Tu n’avais pas envie de l’être. Certes, ce type t’intriguait pas mal, mais si vous étiez amené à l’étudier, du moins les scientifiques du Bataillon, alors tu finirais par les avoir tes réponses. Tu estimais néanmoins toujours que ce n’était pas à toi de le faire. D’abord tu entamerais la discussion avec cet inconnu, après tu irais voir les autres soldats. Tu voulais en premier lieu te faire ton propre avis sur la situation avant de demander des informations aux autres, du genre où est-ce qu’ils l’ont capturé, ceci, cela, bref, au final beaucoup de travail t’attendait, pour ton plus grand plaisir. Tu regardais l’inconnu de tes yeux perçants, l’analysant, pour essayer de voir le plus de choses possibles, dans le sens où sa couleur de peau, et les peintures sur cette dernière étaient particulièrement… Etrangères, à tout ce que tu avais pu voir dans ta vie, et voir de nouvelles personnes avec ce genre de caractéristiques te fascinaient pas mal il faut l’avouer. Alors peut-être que tu te montrerais patient, tout dépendra après tout de cet hôte avec son pote le titan qui lui, semblait bien paisible dans sa cage. Lui aussi tu le trouvais curieux, tu ne savais pas qu’un titan pouvait avoir cette taille… Enfin si, c’était possible, mais disons qu’à force, tu n’en avais plus rien à cirer des titans, tu les massacrais un point c’est tout.

« Premières questions : Ton nom, et d’où tu viens. »

Ca allait être une réelle partie de plaisir.
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Taharka
Civil
Mar 16 Mai - 15:30

ft. Taharka

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「 Un nouveau monde 」

« Réveille toi le peinturé, j’ai pas toute la journée. »

Taharka fut réveillé en sursaut par une vois nonchalante. L’homme qui avait encore beaucoup de mal avec la lumière du jour plissa les yeux afin de bien observer son interlocuteur. Un individu pas très grand à la tenue très soignée le toisait. Son regard perçant dévisageait le guerrier encore dans les vaps. Il avait très peu dormi depuis des jours ce qui l’avait rendu de mauvaise humeur. Seze lui aussi avait finit par devenir acariâtre et avait tendance à siffler et cracher sur des gens sans qu’ils aient rien demandé. En même temps, être attaché ou mis en cage et traité comme une bête, ça aidait pas des masses, surtout pour ce Titan qui avait déjà des soucis mentaux. Le guerrier grommela agacé par ces réveils à répétition et du fait de ne pas pouvoir dormir tranquillement la journée.

Le soldat qui semblait tout autant de mauvaise humeur que lui ne perdit pas son temps et commença à interroger Taharka.

« Premières questions : Ton nom, et d’où tu viens. »

Qu’est-ce qu’il dit ce type ? Taharka écarquilla les yeux. Il ne comprenait absolument rien du tout à ce que disait ce gars. Pourquoi il avait fallu qu’ils se retrouvent coincés ici parmi ces gens arrogants traités pire que des chiens. Même les esclaves et les prisonniers de guerre de sa tribu étaient pas aussi mal traités. L’homme soupira sentant que ça risquait d’être une partie de plaisir et qu’il risquait d’en prendre pour son grade. De toutes façons, au point où il en était.

« Qu’est-ce que tu dis ?! »

Taharka vit passer derrière l’homme qui le toisait une autre personne transportant un sac et se bouchant le nez. Effectivement, ça sentait le poisson pas frais. D’ailleurs, un poisson tomba devant la cage qui enfermait la créature. Le Titan ne mit pas longtemps pour se bouger alléché par l’odeur du poisson. La créature se servit de son doigt allongé pour tenter de saisir cet aliment appétissant pour lui. Bien plus tenté par le poisson, il ne semblait pas avoir vraiment fait gaffe à la personne qui parlait à son maître. Le Titan finit par saisir le poisson retenu par sa griffe recourbé et l’avala d’une traite. Il finit enfin par s’intéresser au type qui se trouvait face à Taharka. Pourtant au premier coup d’œil, c’était bien difficile à voir car il avait le dos tourné, la tête très légèrement tournée vers Taharka et son interlocuteur et normalement, un humain ou un Titan normal n’aurait pas pu voir le nouveau venu d’un tel angle. Mais Seze, comme tous les Titans utilisés par les nomades avaient une paire d’yeux supplémentaire augmentant considérablement le champ de vision du Titan qui avait une vision panoramique. Il lui suffisait de tourner légèrement la tête pour voir ce qu’il se passait derrière lui. Très pratique pour rester en alerte perpétuellement dans un monde hostile.

Bon, avant qu’il s’énerve autant tenter d’engager la conversation. Mais pour ça comment faire ?! En y réfléchissant, Taharka inspectait plus en détail la personne qui se tenait devant lui. Un homme pas très grand, aux cheveux noirs coupé de manière typique des gens au sein des Murs. Sa tenue était très soignée et bien plus que d’autres soldats qu’il avait pu voir. Pas le genre qu’on pourrait voir à s’occuper du bétail ou à dépecer un animal chassé, ou un mouton. Au vu du harnais que le gars avait, il devait connaitre la tridimensionnalité, ces étranges appareils qui étaient utilisés par les gens des Murs pour se déplacer à la manière des Titans qu’utilisaient les Nomades. Taharka connaissait qu’une personne dans sa tribu à posséder un tel engin, il s’agissait du guerrier Ray’ek. Formé par un ancien esclave venu du Bataillon d’Exploration, il était devenu le meilleur combattant du clan et le seul Nomade ayant réussi à tuer des Titans en combinant équipement tridimensionnel et Titan-monture. Car les Titans des Nomades n’étaient clairement pas faits pour combattre les autres Titans. Ils étaient beaucoup trop petits et leur squelette était bien trop fragile pour encaisser les coups, en plus d’être très lents en matière de régénération. Par contre, ce type était assez prétentieux et méprisant. Il avait vraiment un sale caractère. Mais il était loyal envers le clan et était prêt à tout pour le défendre.

Bon comment se faire comprendre quand on parle pas la même langue. Et puis quoi dire ? Peut-être déjà se présenter. C’est assez simple, suffit juste de se montrer et dire son nom. Problème, il avait les mains attachés dans le dos. Le guerrier soupira. Il décida de dire son nom en espérant que son interlocuteur comprenne. C'était clairement la première fois qu'il se retrouvait dans une telle situation et Seze risquait de ne pas lui être d'une grande aide vu qu'il ne pouvait pas parler.

« Taharka »

Il fit un signe de tête en direction du Titan qui observait avec curiosité et nerveusement tout ce qui avait autour. Il siffla quand un soldat passa un peu trop près de sa cage. L’individu s’écarta aussitôt avant de reprendre son chemin.

« Seze »

Il fit un signe de tête envers sont interlocuteur pour lui demander son prénom. En espérant qu’il comprendrait ce que disait le nomade. C'était pas gagné.
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Levi Ackerman
Bataillon d'Exploration •• Caporal-Chef
Sam 20 Mai - 11:36
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Pour ne pas avoir de chance, tu n’en avais pas. Dans un même temps, tu te demandais pourquoi Hanji n’était pas là à faire la traductrice ? Parce que tu sentais que cette discussion allait très vite t’agacer. Tu te contentas d’observer l’homme, les bras croisés. On dit que croiser les bras ferme à la discussion, mais sérieux, t’avais absolument pas envie de parler avec ce sauvage en face de toi… Puis tu secouas la tête. C’est vraiment une attitude de connard que tu avais. Tu serais bien content si on s’intéressait à toi alors que tu es au plus bas… Exactement comme dans les souterrains. Sauf que ça avait très mal terminé alors qu’au début ça partait de très mauvaises intentions. Oh ça tu t’en souvenais. Néanmoins, on t’avait donné ta chance, et tu as pu sortir de cette prison souterraine. Tu te contentas de toiser le sauvage en réfléchissant au pour et au contre. Tss… Tu étais bien dans une situation délicate, encore une fois. Soit.

Tu observas d’abord attentivement l’homme, recommençant ton observation depuis le début, en pensant à cette optique de l’aider, et non pas de l’enfoncer comme les autres qui avaient dû s’occuper de lui depuis le début. Peau brune, peu commune, des signes bizarres sur le corps, des tatouages. Son peuple ? Sûrement. L’air dégueulasse. Ca te répugnait ça. Tu pouvais faire tous les efforts du monde, faut pas abuser non plus. Il n’avait pas l’air spécialement menaçant, mais aussi parce que tu te tenais en position de force et lui, en position de dominé. Puis il y avait le langage. A tes questions, il avait dit quelque chose. Aucune chance pour toi de savoir ce qu’il racontait, et tu n’étais pas sûr de vouloir comprendre. Tu observas également le… Titan ? dans la cage qui chopa un poisson avec ses doigts, et tu haussas légèrement un sourcil. Ok, un fanatique de poisson là-bas. Très bien. Sur quels énergumènes tu étais tombé ? Tu sentais le mal de tête arriver. Il fallait que tu prennes sur toi, et que tu n’envoies pas tout valser d’un coup de pied. C’était sérieux, et indirectement, ça ressemblait au procès d’Eren où il fallait négocier pour avoir la surveillance du gamin. Là si tu te loupais, nul doute que cet homme partirait aux mains de la Brigade qui se ferait un plaisir certain à disséquer le titan, et éventuellement lui aussi.

Tu t’accroupis face à lui pour le fixer. Tu sentais le regard des hommes sur vous, et tu tournas un regard un peu plus froid que d’habitude vers eux. Ils avaient ce regard… Le même que lorsque Farlan, Isabel et toi aviez rejoint le Bataillon. Ce regard de dégoût quand on observe de la vermine. Ce regard qui fait bien comprendre que t’es pas à ta place ici. Les choses ont bien changé depuis toutes ces années, et tu étais devenu l’un des éléments clés de ce Bataillon malgré toi. Alors tous ces jugements, ils te passaient désormais au-dessus de la tête.


« Pourquoi vous nous regardez comme ça ? Mettez-vous dans vos petites caboches d’abrutis que ce type va sûrement nous aider à comprendre ce qu’il y a au-delà des murs et que c’est limite une chance pour nous d’avoir fait cette découverte. »

« Mais… Caporal… Il peut être dangereux... »

« Tout le monde est dangereux et peut te planter un poignard dans le dos pendant que tu regardes pas, on est bien plus trahit par des mecs au sein des murs au final. »

Le soldat ne répondit rien. Que voulait-il te répondre de toute façon, puisqu’il savait que tu avais raison dans tous les cas ? Pitoyable. Tu reposas les yeux sur l’homme en face de toi, retenant un énième soupir, tandis qu’il te dit son nom. Tu plissas les yeux pour essayer de te concentrer et surtout comprendre ce qu’il te racontait. C’était bien la première fois de ta vie que tu rencontrais un étranger, avec un dialecte différent et c’est vraiment chiant en fait, parce que ni l’un ni l’autre ne comprenait… Quoique… Ce type avait compris ta question, c’était déjà un bon début. Le type te dit deux noms. Le sien, et sûrement celui de son pote l’accro au poisson. Tu devais répéter plusieurs fois ce qu’il venait de te dire dans ta tête pour essayer d’y comprendre quelque chose, faisant travailler ton esprit logique, et celui de compréhension.

« ...Taharka ? C’est ça ? Et… Seze ? »

Deux noms étranges, tu le concevais, mais tu espérais presque avoir compris parce que sinon ça pouvait durer des plombes. Au final tu lui avais parlé comme s’il te comprenait forcément alors que pas du tout, il ne comprenait rien, et toi non plus tu ne comprenais rien. Eh bien comme ça, tu savais désormais quoi faire de ta journée et tu n’allais pas partir d’ici de si tôt. Bah, peu importe… Maintenant que t’es là, t’allais faire ce qu’il faudrait pour tenter de savoir plusieurs informations, avec un peu de chance tu en saurais plus sur ces types qui vivaient à l’extérieur. Seulement, il faudrait que tu trouves le moyen de garder ce type et le titan sous la couverture du Bataillon. Erwin serait sans doute d’accord, puis il faudra les refiler à Hanji comme ça elle pourrait les étudier. Toi tu n’étais là que pour prendre les informations, après le reste, ce ne serait pas de ton ressort, et si on te filait encore plus de boulot que tu en avais déjà, les têtes voleront, très franchement.

Tu vis ensuite que le type dénommé Taharka – du moins c’est ce que tu avais compris – fit un signe vers toi, comme pour te demander à ton tour de te présenter. Tiens, les signes c’était plutôt pas mal, même si ça ne valait absolument pas la parole. Au pire tu aviserais au moment voulu. Tu n’avais pas envie de te prendre la tête tout simplement, juste savoir le pourquoi du comment. Ca n’allait pas plus loin que ça.


« Levi. »

Au moins c’était court comme nom. Pas de piège, pas de fourberie de prononciation, que dalle. Si tu avais compris son Taharka fourbe là, lui pourrait certainement comprendre ton nom. Puis de nouveau tu pris la parole. Tu n’avais pas envie de perdre de temps.

« Tu viens d'où ? »

Avec ces mots, tu désignas avec ta main un endroit au loin, un peu comme si tu pointais le mur du doigt, qu’on ne voyait pas d’ici à cause de la végétation, mais tu essayais tout de même de lui faire comprendre. Putain t’étais pas encore sorti de l’auberge.
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Taharka
Civil
Lun 22 Mai - 13:15

ft. Taharka

ft. Levi Ackerman

「 Un nouveau monde 」

« ...Taharka ? C’est ça ? Et… Seze ? »

L’homme répéta les noms des deux captifs. Taharka hocha la tête pour lui dire que c’était bien leurs noms. Puis l’homme dit à son tour ce qui semblait être son nom. Ok, il s’appelait Levi visiblement. Bon, ça allait pas être compliqué à retenir ça. Autant quand même demander confirmation.

« Levi ?! »


Le guerrier avait d’ailleurs pu voir son interlocuteur s’embrouiller avec ses semblables qui voyaient les prisonniers comme des monstres. Ou comme des étrangers. Ah ! Ironie du sort quand tu nous tiens ! Ces terres étaient à la base celles des ancêtres de Taharka qui chassaient depuis des générations ici, mais il y a des centaines d’étés, des hommes à la peau pâle en majorité sont venus sur et ont bien failli mener les indigènes à l’extinction car ces derniers étaient différents et refusaient de se soumettre. Mais heureusement pour le peuple de Taharka, les Titans apparurent et forcèrent les hommes blancs à s’enfermer dans de grands Murs. Le terrain fut laissé libre aux nomades qui s’adaptèrent  à leurs nouveaux voisins, car les Titans n’attaquaient pas de nuit. Le peuple de Taharka voyait l’apparition de ces êtres comme une punition des dieux et des esprits envers ces hommes devenus fous.

L’homme dénommé Levi pointa au loin le Mur. Eh … qu’est-ce que ça veut dire. Il veut sûrement dire qu’il habite ici. Taharka regarda instinctivement en direction de Seze comme si ce Titan allait être mieux callé que lui pour la traduction. Quoique, étant muet, Seze était obligé de s’exprimer avec des signes et peut-être qu’il avait compris ce que cet homme voulait dire. Mais ce dernier haussa les épaules signifiant qu’il n’avait rien compris. Super ! On avance bien !

Seze était parti observer les chevaux qui étaient juste à côté de Taharka dans les écuries. D’ailleurs l’homme sentait le souffle d’un des animaux curieux de ce nouveau venu. C’est pas vrai, même les chevaux les voyaient comme des bêtes de foire.  Les montures des Murs n’avaient rien à voir avec les quelques chevaux que les nomades possédaient. Les animaux extra-muros étaient bien plus petits et trapus. Ils ressemblaient beaucoup aux tarpans qui étaient sauvages. Ils avaient des robes proches de leurs cousins sauvages restant dans des tons primitifs. Essentiellement le baie dun ou la robe souris dans des tons plus ou moins clairs. Ces chevaux avaient l’avantage d’être capables d’autonomie que ça soit de survivre aux hivers rudes en cherchant leur nourriture seuls comme les tarpans ou se défendre contre les prédateurs. Les chevaux des Murs qui se retrouvaient seuls suite à la mort de leur cavalier étaient à la merci des prédateurs tels que les loups.

Taharka constata que les sacoches du Titan n’avaient toujours pas été vidées. Quand Seze appuya son dos contre les barreaux, il vit une des sacoches s’ouvrir laissant tomber son contenu. Celle-ci contenait, une carte des constellations, des gâteaux au poisson et des morceaux de viande séchée emballés dans feuilles, des encas assez nourrissants. Le ventre du guerrier gargouilla bruyamment. Il n’avait pas beaucoup mangé et la vue de cette nourriture le faisait saliver. Puis il avait soif, et comme pour le narguer l’outre était aussi encore accrochée au harnais du Titans, mais elle semblait presque vide au vu des semaines passées au soleil. Il devait absolument sortir de ce guêpier.

Mais bon avant ça, il devait répondre à son interlocuteur. Bon, reprenons au début. Levi avait désigné le Mur, du moins dans le coin, peut-être qu’il voulait dire qu’il venait d’ici et attendait donc de connaître où habitait Taharka. C’est ce qui paraissait le plus logique, mais bon, quand on est pas le plus malin, faut quand même un temps de réaction conséquent, surtout quand on est facilement déconcentré par un environnement nouveau. Maintenant, fallait expliquer d’où on venait, et là c’était clairement une autre paire de manches.

Pour Taharka ça allait être compliqué, pour la simple et bonne raison que son clan n’était jamais au même endroit. C’était des nomades se déplaçant fréquemment afin de suivre leurs troupeaux en semi-liberté et surtout pour éviter que les Titans s’accumulent trop autour de leur campement dans les hauteurs et surtout pour limiter les soucis liés à l’épuisement des ressources à un endroit. Celui-ci se régénérant après le passage de la tribu et de son bétail. Mais Taharka pouvait au moins dire qu’il venait d’en dehors des Murs, mais il pouvait pas indiquer un endroit précis. Il en était tout bonnement incapable. Puis il devait dire au moins qu’il était nomade. Puis il se rappela qu’il avait dans une des sacoches un dessin sur une peau de chèvre qu’il devait livrer le lendemain de son escapade sur la piste du Bataillon , mais qu’il n’avait pas pu livrer cette œuvre. Elle représentait une course annuelle de Titans hors des Murs, on y voyait des hommes et des femmes chevauchant leurs montures titanesques. Mais ils étaient entourés de Titans endormis et d’animaux divers, principalement des ongulés.. Ceci allait sûrement l’aider en montrant une image.

Il demanda à Seze de lui donner le dit parchemin, le Titan tenta de l’attraper, mais il était incapable de l’avoir car il était hors de portée de son bras, certes long, mais pas très souple car gêné par les membranes de peau et les doigts allongés. Le Titan persista et après plusieurs minutes à sortir des tas d’objets, il trouva enfin le rouleau. D’ailleurs Taharka remarqua que tous les regards s’étaient tournés vers le Titan quand il sorti un bijou en or finement sculpté représentant un cervidé, puis un bracelet en bronze tout aussi finement ouvragé. Des objets que Taharka aait reçu pour sa cérémonie lors de laquelle il était officiellement devenu guerrier. Mais personne n’osa s’approcher à cause de Levi au vu de comment il avait rembarré les autres soldats avant, il devait être assez redoutable pour se faire respecter malgré sa taille. Il sorti aussi des ornements pour Titan utilisés lors de rassemblements des quelques tribus restantes sur ce territoire ou de cérémonies, le tout en tissus ornés d’animaux existants et fantastiques tels que des dragons stylisés ainsi que des humanoïdes grimaçants montrant que les Titans avaient une grande importance chez ces gens vu qu’on leur offrait des ornements.

Avec ça, ils allaient pas pouvoir dire que les nomades étaient des arriérés. La tribu de Taharka s’était spécialisée dans le tissage et c’était une activité prestigieuse à laquelle se prêtaient surtout les femmes. Les hommes, ils faisaient essentiellement la cuisine et géraient le bétail quand ils restaient au campement.  Les artisans étaient capables de réaliser des étoffes colorées et parées de motifs complexes. Cependant, l’élaboration de telles œuvres prenait souvent du temps au point que de si beaux vêtements étaient essentiellement mis lors de grandes occasions. Mais les vêtements du quotidien restaient assez colorés, car les nomades aiment beaucoup les couleurs. Et l’uniformité des tenues n’était pas vraiment non plus un critère important contrairement aux humains des Murs pour leurs soldats et même les villageois portaient souvent des tenues assez ternes. Ces gens avaient beau ne pas avoir affaire aux caprices de la nature, ils étaient protégés par ces remparts, ils bénéficiaient d’un certain confort, mais ils faisaient quand même la tronche.

Taharka vit le rouleau tombé pile devant lui. Bien joué le Titan ! L’homme fit signe à Levi de prendre le rouleau pour regarder son contenu. Seze quand à lui se mit à rassembler ce qui trainait dans la cage pour les mettre dans un coin en cachant bien les objets précieux. Un homme intéressé s’approcha de la cage pour tenter de s’emparer de l’un d’eux pendant que le Titan semblait avoir le dos tourné. Mais la créature le vit et poussa un sifflement menaçant en déployant ses membranes en signe d’avertissement. Mais il insista et Seze passa à l’offensive en lui crachant dessus. Le type hurla malgré que la bave de Titan nomade ne soit pas dangereuse car pas aussi chaude que celle d’autres Titans. C’était surtout l’odeur de poisson ayant macéré dans le ventre de la créature qui dégoutait l’homme. En même temps, ça sentait très mauvais et surtout l’odeur pouvait rester plusieurs jours même en se lavant. Parfait pour dissuader n’importe qui n’étant pas un Titan Normal. Taharka sourit car ce gars l’avait bien mérité.

Taharka indiqua au loin l’horizon, il fit un saut du doigt au niveau du Mur comme pour dire qu’il vivait par delà celui-ci. Puis le parchemin allait sûrement montrer qu’ils étaient nomades et que Seze n’était pas le seul Titan de la tribu. En espérant qu’il comprenne le message. Puis Levi semblait différent des autres, peut-être qu’il les comprendrait.
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Levi Ackerman
Bataillon d'Exploration •• Caporal-Chef
Mer 7 Juin - 15:52
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Tu sentais la grosse migraine arriver malgré toi. Tu n’avais pas la patience de gérer ça, de communiquer, de réfléchir à tous ces petits détails. Tu étais curieux, mais pas au point de passer les prochaines heures à rester ici, à communiquer très difficilement au point d’avoir un dialogue de sourd sur des choses qui, clairement, te dépassaient. Tu restais attentif à ce que lui et le titan puant faisaient. Tu n’avais pas du tout confiance ni en l’un, ni en l’autre, et tu étais quasiment certain que tu n’aurais jamais confiance en eux. Faut pas non plus abuser. Tu tournas la tête lorsque tu vis les sacoches du titan se vider maladroitement alors qu’il s’appuyait contre les barreaux de la pseudo-cage. Si c’était vraiment un titan, alors il pouvait se défaire de ce genre de choses. Ce n’était pas non plus des trucs ultra-solides. Si jamais il venait à s’échapper, alors tu ne chercherais pas à comprendre et tu le tuerais. Pourquoi risquer la vie des hommes pour une chose pareille ?

Tu allas chercher tout ce qui était tombé de la sacoche, du moins ce qui était à ta portée, du genre cette espèce de carte, parce qu’aucun homme ne s’approcherait de ce titan, et tu n’avais pas spécialement envie d’attendre que quelqu’un se bouge pour le faire, sachant que personne ne le ferait, excepté toi. Tu levas les yeux au ciel quand tu entendis l’un des homme te dire de faire attention. Bah non connard, tu y allais pour le plaisir de te faire choper et bouffer. Tu étais aux aguets, si l’autre bougeait, tu lui trancherais le bras, c’était aussi simple que ça. Tu jetas les effets du titan et du pouilleux aux pieds des autres hommes pour qu’ils regardent, n’ayant pas mit longtemps pour t’éloigner. Tu n’avais aucune attitude hostile, parce que c’est comme ça que le titan aurait pu t’attaquer. Il est un peu comme les humains, et les animaux. Si on se montre hostile, alors l’autre réagira d’une façon ou d’une autre de la même manière hostile, puisqu’il se sentira également menacé.

Tu portas de nouveau ton attention sur Taharka. Tu avais mal à la tête, tu n’avais pas envie d’être là, pourtant tu avais mille et une questions à poser à ce paysan. Avec lui, ce serait possible d’avoir des réponses, surtout s’il vient de l’extérieur, savoir ce qu’il y a… Bref, beaucoup de mystères pourraient être levés grâce à lui indirectement. Sauf que s’il n’y a aucun moyen de se comprendre, bah les mystères resteraient entiers, et ça, ça pète un peu les couilles. Comme quoi, le Bataillon allait en rester au même point parce que y a toujours un putain de souci dans l’équation. Quand on s’approche du but, quand on pense qu’on a peut-être éventuellement une nouvelle info, c’est compromis par un nouveau problème et ça, c’est réellement lassant. Tu croisas les bras en haussant un sourcil lorsque l’autre commença à chercher tu ne sais quoi de sa sacoche, sortant des bijoux et autre. Où est-ce qu’ils trouvent l’or ? Où est-ce qu’ils apprennent à fabriquer tout ça ? Tu étais de plus en plus sceptiques. Taharka ne semblait pas non plus au point niveau technologie comme au sein des murs, et pourtant, pourtant ils sont capables de faire beaucoup de choses.

Plus les minutes passent et plus ta curiosité est grande malgré ce que tu penses. Ton mal de tête aussi grandissait, et devenait terriblement gênant. En espérant que cela ne dure pas des lustres non plus. Tu observas un des hommes s’approcher du titan qui avait le dos tourné, et ce dernier ne se laissa pas démonter. Tu fis une grimace de dégoût, l’odeur de la bave du titan était immonde, et clairement ça te dégoûtait.


« Dégueulasse. Tu peux aller directement te laver plusieurs fois, l’odeur va te suivre et c’est immonde. »

L’homme ne se fit pas prier. Tu m’étonnes. Lui-même était au bord de la nausée, il avait brusquement pâlit, quoique vu sa tête, il n’allait pas tarder à rendre ses tripes plus loin. VRAIMENT dégueulasse. L’autre semblait plutôt satisfait. Voilà, ça revenait exactement à ce que tu pensais. Avec des intentions clairement hostiles, eh bien l’autre allait rendre la pareille tout simplement. Tu poussas un soupir las. Tu allas finalement prendre le rouleau après avoir vu la scène en silence, pour le dérouler et l’observer en silence, essayant de comprendre le pourquoi du comment. Ca, c’est certain que ça allait intéresser Hanji. Voire Erwin aussi. Tu leur montrerait à l’occasion, après tout il y avait tout le temps pour ça, mais tu jetas un œil menaçant à Taharka.

« La prochaine fois que ton pote crache à la gueule d’un de mes hommes, je lui tranche la nuque et il ira bouffer les pissenlits par la racine. »

Tu avais beau songer que l’hostilité attire l’hostilité, la haine attire la haine, il n’avait pas à faire ça. Le soldat non plus n’avait pas à faire ça, mais c’était pas le concours du plus con, et si tu pouvais faire du mal au titan, tu pouvais très bien en faire aux humains, et tu n’avais pas besoin de ton équipement pour frapper, un simple couteau suffisait. Pour appuyer tes dires en direction de Taharka et Seze, tu fis lentement glisser ton doigt sur ton cou, pour mimer le fait de trancher la gorge. Ces deux-là n’avaient pas intérêt à te sous-estimer, parce que ça leur ferait très drôle, et tu ne serais pas indulgent.

Ce qui était dommage, voire chiant, c’est que Taharka et Seze sont très importants sans qu’ils le sachent, pour vous autre. Tu relevas la tête vers l’étranger, et tu vis qu’il te fit signe avec son doigt, qu’il le dirigeait vers le mur, mais qu’il t’indiquait au-delà du mur. Très bien, donc il vivait dehors. Encore un mystère de plus, merveilleux.

Tu gardas le silence, ça ne servait à rien de discuter pour le moment parce qu’il ne comprendrait pas. Pas qu’il était idiot, loin de là, tu ne prenais pas un humain pour un imbécile, sauf s’il te prouvait qu’il était vraiment très très con. Tu reportas ton attention sur l’espèce de parchemin en silence, et tu fronças les sourcils. Il représentait une scène. Une scène plutôt étrange, représentant très certainement le peuple de Taharka, qui chevauche des titans. Tu fixas longuement le parchemin, avant de relever la tête vers l’étranger, l’air grave.


« Qui es-tu réellement ? »

Tu désignas le parchemin, en le fixant toujours. Tu voulais savoir le lien qu’il y avait entre lui et les titans. Ces monstres ne peuvent être domestiqués, mais dans un même temps, tu ignorais tout à fait combien il y avait de Shifter… Le mystère s’épaississait au lieu de justement commencer à y voir plus clair. Ton mal de crâne était plus présent que jamais.
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Taharka
Civil
Jeu 15 Juin - 12:06

ft. Taharka

ft. Levi Ackerman

「 Un nouveau monde 」

La réaction de Levi ne se fait pas attendre vis-à-vis du petit cadeau qu’avait fait Seze au soldat. Il était clairement dégouté par l’odeur, en même temps, c’était fait exprès et le gars avait pas à embêter le Titan. D’autant que les semaines passées attaché pour finir confiné dans une cage aidait pas bizarrement à s’apaiser et à se montrer plus sympathique. Surtout que de base les Titans-monture étaient acariâtres avec les gens qui n’étaient pas liés à eux. Ils n’acceptaient qu’un seul guerrier. Taharka avait d’ailleurs bien vu que le type avait regardé la créature dans les yeux, exactement ce qu’il ne fallait pas faire avec ce genre de créature. Mais le guerrier allait avoir du mal à le faire comprendre tant qu’il n’aurait pas des bases pour communiquer avec eux.

« Dégueulasse. Tu peux aller directement te laver plusieurs fois, l’odeur va te suivre et c’est immonde. »

Le soldat décoré par Seze s’éloigna et au vu de son attitude, il allait vomir dans un coin.

« La prochaine fois que ton pote crache à la gueule d’un de mes hommes, je lui tranche la nuque et il ira bouffer les pissenlits par la racine. »

Il fit un signe comme pour se trancher la gorge et le nomade comprit que c’était clairement une menace. Mais s’il tuait un des deux, l’autre se donnerait la mort. Chez les nomades, le lien avec un Titan se faisait à vie et même dans le royaume des morts, un guerrier avait besoin de son Titan. Si Levi en tuait un, les deux rejoindraient leurs ancêtres.

Levi regardait le parchemin puis fixa Taharka d’un air grave. Il désigna le parchemin comme pour demander quelque chose à Taharka.

« Qui es-tu réellement ? »

Que voulait-il à propos de ce parchemin. Le nomade avait mal à la tête, il avait de plus en plus de mal à se concentrer. Il avait soif, il mourrait de faim, il manquait cruellement de sommeil. Taharka s’était beaucoup affaibli à cause de sa détention par la Garnison. Il sentait que le mal de tête n’était pas lié qu’à cette conversation, mais aussi à la fièvre provoquée par la faiblesse de l’homme. Il vit son regard se brouiller et secoua la tête pour tenter de rester avec son interlocuteur. L’homme tenta de se reconcentrer. Là, il n’avait pas compris du tout ce que voulait Levi. Il avait désigné le parchemin, mais pourquoi ? Il avait sûrement pas compris que le clan de Taharka était nomade. Ou encore il devait croire que les nomades étaient capables de dompter tout type de créatures. Or, les nomades ne pouvaient avoir qu’un seul type de Titan et étaient aussi des cibles pour les Titans normaux mais plus compliquées à attraper que des gens du Mur. Les animaux sauvages, pareil, impossible à dompter. Les nomades n’avaient que des chiens, ânes, chèvres, moutons, chevaux et chameaux.

Pour lui, tenter de communiquer avec cet individu relevait d’efforts surhumains vu qu’il était harcelé par la faim, la soif et la fièvre. Derrière Levi, il aperçu un soldat en train de se désaltérer. De l’eau ! Là, c’était la goutte de trop, la vision de l’eau avait définitivement fait perdre Taharka. Il ne se concentrait plus que sur ça. Il ne voyait plus que le précieux liquide. Autour de lui, tout était flou. La vison des chevaux le conforta un peu plus de son délire. Pour les nomades, les chevaux du Bataillon n’étaient qu’une source de nourriture, car ils étaient incapables de se débrouiller seuls et de cohabiter avec les autres animaux des nomades, surtout les chameaux. Il était carrément ailleurs, il se voyait, verre d’alcool à la main, en train de profiter d’un bon gigot de cheval à la broche.

Le manque de tout commençait à faire délirer chez le guerrier. Son regard se brouilla, il était désormais prisonnier de ce manque. Il entendit les gémissements inquiets de Seze. Taharka voyait déjà le dieu de la mort venir le chercher pour l’amener dans son royaume. Il finit par tomber devant Levi, incapable de lutter plus que ça.
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Levi Ackerman
Bataillon d'Exploration •• Caporal-Chef
Dim 9 Juil - 10:32
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Tu ne savais pas où allait vous mener cette conversation. Lui qui ne comprenait pas, toi non plus, c’est un miracle que vous ayez pu échanger vos noms respectifs. Tu te massas les yeux, la tête vide. A quoi veux-tu penser de toute façon ? Tout cela ne va nulle part, tu le sais depuis le début mais ce mince espoir de communiquer était pourtant présent au début de la conversation. La goutte d’eau qui fit déborder le vase est le moment où Taharka s’effondra. Tu n’esquissas aucun geste, tu te contentas de le regarder, avant de tourner les yeux vers les soldats. L’un d’entre eux est en train de boire. Tu levas les yeux au ciel. Tu m’étonnes que l’étranger aie tourné de l’oeil en voyant quelqu’un le narguer – même involontairement.

« On en tirera rien de plus dans son état. »

Les autres ne dirent rien. Ils attendaient sans doute ta décision finale, qui se fit attendre parce que tu réfléchissais. Tu réfléchissais à tout cela. Depuis le début. A part son nom, et le nom de son étrange compagnon, tu ignores à peu près tout. Donc c’est une conversation qui n’a menée nulle part, et au final à part être surpris de voir un étranger, c’est tout. Sans plus. Une journée de perdue où tu n’as rien fait d’autre que de tenter de communiquer avec le dénommé Taharka. Cela t’agaçait au fond, d’avoir passer un certain temps à vouloir apprendre certaines informations et qu’au final, tu ne sais pas plus de choses qu’au début. Bah. Peu importe. Tu finirais bien par lui tirer les vers du nez. Tu jetas un regard à l’un des soldats.

« Prend-lui ses effets, et emmène-le dans l’une des cellules au sous-sol. Avec de l’eau et de quoi manger. »

Le soldat acquiesça, et tu jetas un regard un peu dégoûté en direction du pseudo-titan, te demandant encore pourquoi tu ne l’avais pas tué. Si tu devais tuer tous les titans, Eren serait mort au moment même où tu penses ça, et pourtant tu t’es fait chier à le « défendre » - bien que le terme « battre » soit plus exact. L’important est qu’il soit avec le Bataillon. Contrairement à Taharka. Tu ne le voyais pas dans le Bataillon. S’il venait de dehors, alors il n’attendrait que ça, de sortir pour s’enfuir sans demander son reste avec son copain.

« Caporal, on fait quoi de lui ? », demanda un autre soldat en désignant Seze.

« Bah. Laissez-le là. », répondis-tu simplement.

Tu n’as pas envie de t’occuper de lui. D’abord les humains, ensuite le reste. Tandis que Taharka se vit transporter jusque dans le sous-sol de l’ancien QG, histoire de le tenir isolé un moment, le temps de discuter avec lui et d’en apprendre un peu plus. Surtout t’assurer qu’il n’allait pas vous poignarder dans le dos si jamais tu prenais la décision de le relâcher. De toute façon, s’il partait, son titan ne viendrait certainement pas avec lui. C’est bon pour rendre la foule hystérique, leur faire peur, et dieu quelconque sait très bien que c’est pas le moment pour ces conneries. De toute façon, tu ne prendrais aucune décision véritable sans l’avis d’Erwin. Aussi influent sois-tu, tu n’as aucune envie de décider avant d’avoir l’avis de ton supérieur direct sur la question. Aussi, en attendant, tu te contenteras de l’interroger… Du moins quand il aura repris quelques forces. Tu regardas donc les soldats s’activer pour éloigner Taharka de Seze d’une part. Tu surveillais le titan d’un œil mauvais. S’il mouftait, tu allais le réduire au silence une bonne fois pour toute.

La patience n’était pas la plus grande de tes qualités, et dieu sait que tu en as. Ironie, quand tu nous tiens. Donc quand il fallait attendre, et dans ces cas-là, tu es sûrement l’un des premiers à t’impatienter. Alors tu décidas de partir. Mais avant, tu descendis quand Taharka fut mit dans l’une des cellules pour t’assurer qu’il avait bien à boire et à manger à son réveil. Tu as beau exécrer les titans, Taharka est un humain, quoique étranger. Un humain quand même, donc une vie parmi tant d’autres, donc que tu respectais malgré tout. Une fois satisfait, et après avoir menacé de frapper tellement fort le soldat qui surveillait Taharka si jamais il lui retirait l’eau ou la bouffe, ou qu’il le molestait que tu finis par partir, pensif. Tu reviendrais un moment plus tard, quand tu jugerais le moment de revenir surtout, pour laisser à cet étranger le temps de se remettre de ses émotions. Oh, nul doute qu’il allait vouloir réclamer son titan bizarre, alors tu pris les devants là aussi.


« On touche pas au titan non plus. C’est chiant mais c’est comme ça. Attendez mon retour avant de faire quelque chose de stupide. »

Il fallait bien leur faire comprendre ça… Ils n’allaient quand même pas faire une connerie pendant les quelques heures où tu serais absent ? Y en a qui en serait capable, et tu te méfiais d’eux. Pourtant tu n’avais pas trop le choix, il fallait bien que tu ailles voir Erwin et Hanji pour les prévenir. Tu aurais très bien pu leur envoyer un message il est vrai, mais tu avais envie de partir d’ici pour le moment, ça te donnait donc une raison supplémentaire. Après avoir donné tes dernières recommandations, tu jetas un coup d’oeil à ce petit château abandonné qui servait de QG isolé pour le Bataillon. La façade commence à être vieillit par le temps, la végétation reprend lentement ses droits, bien que tu te sois fait chier avec tes compagnons de tout remettre au propre pour le gamin. Tu gardes le silence. Un des derniers moment passé avec ton escouade avant qu’ils ne partent tous. Tu pousses un soupir avant de finalement tourner les talons pour partir. Tu n’avais pas laissé de mot à Taharka ni rien, il n’aurait rien compris de toute façon, alors il lui faudrait être patient et se reposer jusqu’à ton retour. Tu avais été clair sur tes ordres, et les soldats n’avaient pas intérêt à jouer aux cons en attendant. Un accident est si vite arrivé comme on dit.
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Haytham
Maître du Jeu •• Troll Master
Mar 18 Juil - 0:05
ConclusionJe sais exactement où je dois aller. Je sais qui je dois aller voir. Le seul problème est de calculer le meilleur moment pour agir. La discrétion est meilleure amie, le silence mon meilleur allié, l’ombre ma meilleure cachette. J’observe, j’analyse, j’agis. Toujours dans le même ordre. Grâce à mes sources, j’ai appris que la Garnison a attrapé un étranger, quelqu’un d’inconnu aux hommes du murs. Il titille ma curiosité, j’ai envie de le rencontrer, je ne connais pas ce peuple-là et j’ai bien envie de voir à quoi ils ressemblent. Cela fait quelques jours que l’information traînasse en longueur, le temps que je réfléchisse à comment faire pour aller le voir et, éventuellement, le libérer. Une idée me vient. Ce n’est pas dur de détourner l’attention de la Garnison. Une fausse alerte. C’est ce qui marche le mieux, dans n’importe quel corps d’armée pour les faire aller là où on veut les faire aller. Quelle belle bande d’imbéciles. Ils ne sont toujours pas prêts. Pourtant, ils subissent un entraînement pendant trois ans. Cela devrait les aider. Surtout la Brigade qui sont les plus gros poltrons de l’histoire.

Je me masse les yeux. Ce n’est pas le moment de penser à ça. Mes yeux se posent sur mon environnement. Un bar. C’est l’endroit où on recueille le meilleur des informations à cause des pochtrons qui se pensent seuls. Une aubaine dont je me sers sans aucune honte. C’est comme ça que j’ai appris que le « sauvage » - charmant surnom – est aux mains du Bataillon actuellement. Donc ils ont eu le temps de faire le transfert. Très bien. Je garde le même plan en tête, il ne faut pas que je me détourne. Un petit sourire naît sur mes lèvres. Le Bataillon semble moins con ou crédule que les autres, pourtant ça ne m’empêchera pas de les faire tourner en bourrique. C’est ce qui me plaît le plus durant mes missions. Celle-ci, elle n’a été orchestrée par personne d’autre que moi. Je suis curieux de savoir ce qu’il y a au-delà des murs, alors quand je sais qu’il y a d’autres personnes qui y vivent, eh bien je ne peux pas m’en empêcher, mon côté fouineur et fouteur de merde reprend le dessus et je dois savoir. Il faut que je sache. Je n’aime pas ne pas savoir. Le savoir, c’est le pouvoir. On paye des informations par d’autres informations. Toujours être sûr de ses sources. Si tu ne sais pas, tu ne seras jamais un bon informateur. En revanche, rien n’interdit de dire des conneries pour ne pas que la concurrence ne nous dépasse.

Finalement je me lève. Il est temps de passer à l’action. Ma capuche toujours rabattue sur mon visage, je n’ai pris aucune arme, seulement mes vêtements qui ne passent pourtant pas inaperçu. Eh bien, il y a tant de manières de se vêtir que de choisir ses vêtements devient presque un passe-temps amusant. Je me démarque facilement, pourtant personne n’a encore mit la main sur moi. C’est ça qui est amusant. Je joue avec la population. Un immense jeu du chat et de la souris, avec beaucoup de chats et une seule souris. Ils m’amusent tous. Un sourire étire mes lèvres, alors que je regarde quelques personnes qui tournent les yeux vers moi. Ils ne voient pas mon visage, ils peuvent éventuellement voir quelques mèches blondes s’échapper de cette capuche qui dissimule mon visage, mon sourire narquois, mes yeux qui regardent tout autour de moi. Puis je me rends à une écurie pour voler un cheval, et partir au galop pour suivre un marchand qui sort du district et aller dans la pampa du mur Rose. Direction la forêt, l’ancien QG du Bataillon.

Mon voyage dure un long moment, je ne prends pas de pause mais je veille à ralentir pour ne pas fatiguer ma monture. Il ne faudrait pas qu’elle s’écroule, même si je peux en voler une à l’ancien QG, j’ai pas envie de finir l’aller à pieds. Cela me prendrait bien trop de temps. Enfin la forêt arrive dans mon champ de vision. Je souris. Adieu les plaines désertes et dénués de végétation et bonjour le trop plein de végétations. Ici, c’est tout ou rien. De la plaine vide jusqu’à la forêt dense. Tant mieux. Elle est grande, pourtant je sais où je vais. Je suis déjà venu ici, j’ai déjà observé l’endroit, je sais quoi faire. Je vois des soldats dehors, ils discutent. Pas de trace du sauvage, pourtant je vois un espèce de titan toujours dehors. Oh ? Il a un titan avec lui ? Vu son gabarit, et vu comment il a l’air un peu plus intelligent que la moyenne, j’imagine que c’est un Shifter. Pourquoi ne reprend-il pas sa forme humaine ? Il doit sans doute avoir ses raisons. J’hausse les épaules, avant de descendre de ma monture, et de la frapper à la croupe pour qu’elle s’échappe en hennissant. Elle attire l’attention des soldats dehors, qui se mettent dès lors à sa poursuite. Il n’y en a qu’un qui garde le titan, et il est à deux doigts de se faire dessus. Je m’approche à pas de loup, avant de faire du bruit en lançant des pierres, pour attirer son attention, à différents endroits. Pas vraiment rassuré, il décide d’aller voir. J’en profite alors pour m’approcher, et libérer le titan pour qu’il puisse s’éloigner. Je ne m’embête pas à lui parler, je lui désigne simplement le château pour lui indiquer que je vais chercher son pote, avant de lui faire signe de s’enfuir. Je ne sais pas s’il me comprend alors je m’approche vivement pour lui prendre ses effets (du moins quelques uns) avant de les jeter plus loin dans la forêt pour qu’il aille se cacher.

Je retourne dans les fourrées quand l’autre bon à rien revient. Il voit la cage vide. Alors il va prévenir les soldats qui sont à l’intérieur. Je reste caché, bien à l’abri des regards, jusqu’à ce que je vois celui que tout le monde surnomme : Soldat le plus fort de l’humanité. Beaucoup doivent se foutre de sa taille ingrate, mais je sais très bien qu’il ne faut pas chercher cet homme qui est prêt à te mettre son poing dans la figure. J’ai demandé à pas mal de soldats pour me faire une idée, mais de toute façon ça se sent dans son aura, qu’il n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds. Je l’entends pester, traiter le soldat d’abruti avant de partir avec lui à sa recherche. Pendant un instant, j’ai cru qu’il allait me voir. Il a observé les alentours, avant de secouer la tête et de partir rapidement à la recherche du titan. S’il est intelligent, il a dû filer en entendant les soldats arriver. Je ne perds pas de temps. Une technique comme ça fonctionne encore, j’en suis étonné. Mais bon, libérer le titan est un bonus, je ne pensais pas avoir à le faire puisque je ne pensais pas voir ce titan. Un mal pour un bien. Suite à quoi, je rentre dans la bâtisse. Ackerman n’est pas con, il a dû laisser un homme ou deux garder l’étranger. Peu importe, ils me laisseront passer d’une manière ou d’une autre.

Bingo. J’entends leur voix. Alors il me faut user de l’endroit, l’utiliser à mon avantage. C’est grand, il y a beaucoup de portes, c’est facile de surprendre. Alors je m’en vais me dissimuler dans une pièce, attendant que l’homme qui patrouille passe, pour l’attraper et l’assommer. Mon but n’est pas de le tuer, bien au contraire. Ca ne m’avancerait à rien. Libérer l’étranger est ce qui m’importe le plus, parce que je sais que ça va les faire chier. Je souris, en reprenant mon ascension. Ma logique m’emmène petit à petit au sous-sol, où il doit y avoir certainement des cellules. Mon tord aura été de ne pas avoir infiltré l’endroit plus tôt. J’agis uniquement par instinct, comme je le fais souvent. Après, je suis bien aidé par les soldats qui n’opposent pas vraiment de résistance. Enfin, je redoute tout de même le moment où Ackerman et ses subordonnés vont revenir. Il va se douter de quelque chose. Je dois agir vite. Très vite. L’adrénaline me fait accélérer le pas, je descends jusqu’aux cellules. Un autre soldat. Je le frappe au torse avec puissance, il va heurter le mur d’en face en gémissant, sonné. Je lui prends ses clés. Quelle erreur. Suite à quoi je libère l’étranger en vitesse. Eh bien, il n’a pas bonne mine. Les plus sauvages sont ceux qui laissent un homme mourir de faim. Enfin, pour le moment il est libre, en espérant qu’on ne soit pas deux à se faire choper.

Je remonte rapidement en portant le sauvage. La peau basanée, de la peinture sur le corps. Je n’ai jamais vu ça. Il me rend de plus en plus curieux. Je souris. Peut-être qu’un jour on sera amené à se revoir, et dans ce cas je pourrais peut-être discuter avec lui. Beaucoup d’incertitude, je le conçois, car pour le moment, tout ce qui m’intéresse c’est de sortir de cet endroit. Je trouve rapidement mon chemin jusqu’à l’entrée. Je n’entends rien dehors. Alors je fonce. Ils doivent toujours être à la recherche de l’autre titan. Quand je sors, j’ai la mauvaise surprise de voir quelques hommes qui sont tout de même revenus, avec ma monture. Un coup d’oeil sur la droite me confirme qu’il y a des chevaux, ceux des soldats. Je cours vers eux, jette le sauvage en travers du cheval avant de sauter dessus à mon tour et partir au galop. Ackerman doit être à la recherche du titan. S’il le trouve avant moi, c’est foutu. S’il me trouve aussi, c’est foutu. La forêt est grande, mais le hasard aussi est grand, alors je reste vigilent. Où est-ce que ce foutu titan est allé ? Je continue de talonner ma monture. Si je ralentis, les autres me rattraperont. Je grince des dents, en levant les yeux au ciel.

Et je comprends. Quel con. Cet étranger doit avoir des ressources. Alors une de leur compétence doit être de savoir grimper aux arbres, s’ils veulent s’échapper, échapper à la vue des autres. En tout cas, c’est ce que je ferais. Je finis par faire ralentir ma monture, les yeux rivés vers le ciel, à la recherche d’une masse sombre et énorme. J’entends aussi les soldats se déplacer avec leur équipement, alors je descends de nouveau du cheval en portant le peinturé sur mon dos et je fais en sorte que ma monture aille dans une autre direction. Tant pis, je continuerais à pieds. Au moins, ça a eu le mérite d’éloigner les soldats. Parfait. Les yeux toujours levés vers la cime des arbres, je finis par repérer ce que je cherche, et je dépose mon fardeau du moment contre l’arbre. Il a dû le voir, le sentir. Suite à quoi je m’éloigne. Maintenant, c’est à eux de se débrouiller. Ils n’ont pas à savoir qui je suis, pourquoi j’ai fait ça. Ils doivent garder en tête qu’ils ont cette liberté grâce à moi, c’est tout ce qui compte. Le reste ? Ils peuvent bien rester dans l’ignorance. Du moins pour le moment.

Jouer au chat et à la souris, c’est ce que je préfère. Libérer des captifs, sous le nez des soldats, c’est encore mieux. Ils vont se détester, se haïr pour avoir relâché leur attention. Je souris, amusé, en repartant d’où je suis venu en faisant attention. La nuit sera longue pour rentrer, mais j’ai accompli ce que je voulais, j’ai nargué Ackerman, alors que demander de plus ? Ma prochaine victime sera Smith. Le Bataillon n’en a pas encore terminé avec moi.
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