T'es plutôt classe, mais cache ta joie •• Ymir & Levi

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Levi Ackerman
Bataillon d'Exploration •• Caporal-Chef
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Soldat depuis le : 03/04/2017
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Mer 7 Juin - 11:06
T'es plutôt classe, mais cache ta joieWe have a flair for the shade and the in between
We like to run with the wolves from the darker scene
When we turn the safety off, the shots are automatic
All our friends tell their friends we're so dramatic

We'll have you wrapped around our trigger finger
Queen bee yellow, you're the skin for our stinger
We'll make you swoon, make it hurt just a little
We're the boys and the girls and the freaks in the middle
( The Hawk in Paris → Freaks )
Un bal. La lourde blague. C’est rien un bal, c’est juste un rassemblement de personnes qui s’amusent le temps d’une soirée, qui dansent, qui boivent, et qui passent un bon moment. C’est super en apparence, sauf quand on est comme toi et qu’on préfère la présence des livres plutôt que des gens bruyants. Tu pourrais ne rien en avoir à foutre, comme d’habitude, sauf que cette fois, tu tenais cette foutue enveloppe dans ta main. Celle qui t’invitait à ce fameux bal qui allait se passer le soir-même. Oh, cette lettre, tu l’avais depuis plusieurs jours déjà, voir semaines. Cela ne datait pas de la veille, tu le savais, mais tu étais retombé accidentellement dessus en rangeant certains papiers. Ta seule envie ? Brûler ce maudit papier. De toute façon c’était trop tard. Après tout, il allait y avoir un paquet de monde, tu pourrais rester dans ton coin, et puis faire parti des meubles pendant une soirée, tu irais fumer une clope et tu quitterais cet endroit rapidement, tout en espérant que personne ne te retienne en otage. Ca passerait vite, ce n’est que le temps d’une soirée.

Soupirant, tu regardas ton appartement, toujours nickel, en te demandant pourquoi tu t’étais résolu à y aller. Peut-être parce que d’autres connaissances dont tu tairais le nom te l’avaient demandé, et que tu avais vaguement dit « peut-être », ce qu’ils ont interprété comme un « oui ». Par moment, tu avais envie de les tuer. Seulement par moment, parce qu’après tu les aimais plutôt bien, ils sont relativement sympa, tu n’as rien à redire sur eux tout simplement. Tu allas voir dans ton armoire si tu avais un costume de pingouin. Normalement oui, mais tu espérais que non, parce que l’excuse du « Ah désolé, j’ai pas de costard à me mettre », ça passait. Enfin ça passait pour les autres. Toi, toujours élégant, tu sais t’habiller avec classe en permanence, et tu es rarement vu avec un jogging et un t-shirt trop grand. Tu aurais pu, mais ce n’est clairement pas le genre de la maison. Tu dénichas finalement le fameux costume, trois pièces, composé d’un pantalon noir, d’une chemise blanche et d’une veste classique noire. Le truc banal par excellence, mais le truc banal passe-partout par excellence, il ne faut pas oublier.

Tu allas ensuite te préparer. Tu ne t’y prenais pas au dernier moment, mais même au dernier moment, tu aurais été capable de speeder pour foncer et être quand même présent malgré tout ce que tu peux dire, ou râler. Surtout râler en fait. Tu te demandas s’il fallait que tu te mettes une cravate ou non. Le gros dilemme de la soirée. Finalement tu optas rapidement pour cette espèce d’écharpe blanche qui t’accompagnait tout le temps et qui t’allait, qu’importe les habits que tu mettais. Limite si tu ne l’avais pas avec toi, c’est presque comme la fin du monde. Enfin, tu ne peux difficilement pas l’avoir, toutes tes fringues sont toujours propres. On se fout souvent de ta gueule avec ton côté maniaque, genre y a pas un grain de poussière par terre, sur le sol ou la moquette, y a pas une trace de doigt sur les vitres, même ton chat est hyper propre, et tes habits sont toujours propres… Contrairement à certains qui font une machine tous les cinquante du mois. Ca a du bon d’être maniaque. Toi évidemment tu ne te considérais pas comme tel. Tu es quelqu’un « d’organisé » et de « prévoyant », voilà tout.

Tu te regardas un moment dans le miroir. Tu avais vraiment une mine affreuse avec les cernes qui s’accumulaient de plus en plus au fur et à mesure que tu passais tes nuits éveillé, à ne rien faire, à regarder simplement l’extérieur en te demandant ce que tu faisais ici. La nuit est sûrement le moment où tu réfléchissais le plus, parce que ton esprit ne se met jamais sur pause. Avec ce foutu bal, peut-être que tu pourrais penser à autre chose. Cette possibilité, tu ne l’avais pas envisagé avant maintenant, et tu ne trouvas pas si inintéressant que ça. Pire, ça pouvait même t’aider. Alors ça te motivait un tout petit peu plus à y aller. Vraiment un tout petit peu, tu ne sautais pas non plus de joie, faut pas abuser non plus. Avec un nouveau soupir et avoir vérifié que ta tenue, comme d’habitude, est impeccable, tu quittas la salle de bain, attrapa tes clés, et quitta ensuite ton appartement en espérant que tu y reviendrais vite au final, parce que tu chérissais cette tranquillité.

18h49. Tu es sur la route en direction du lieu du bal. Tu savais très bien où c’était. Ton ancien lycée. Ton très ancien lycée qui organisait ce bal, pour les anciens et nouveaux élèves. Pour que les nouveaux voient les anciens. Il serait peut-être temps d’aller cracher sur certains profs et faire peur aux nouveaux élèves. Ce n’était pas ton genre. C’aurait pu être très drôle, avec tes anciens amis maintenant disparus. Entendez par là qu’ils sont morts. Un nouveau soupir, alors que tu te gares sur le parking. Il y a du monde putain pour même pas 19h. Le pire, c’est que beaucoup arriveraient plus tard certainement. Tu restas cinq minutes dans ta voiture, à hésiter si tu devais repartir ou non. Cette soirée s’avérait fort sympathique, il y avait des gens que tu connaissais. Seulement, c’était aussi l’endroit où tu as de très bons souvenirs comme de très mauvais, et tu avais peur, d’une certaine façon, que les mauvais refassent plus surfaces que les bons. C’était quelque chose de terriblement fourbe, et tu n’assumais pas en fait. Ca allait te poursuivre ensuite pendant des lustres, tu le savais très bien.

19h. Desserrant tes mains sur le volant, tu sortis enfin de ta voiture en la verrouillant, pour te diriger tranquillement vers l’entrée de la bâtisse. Rien que l’extérieur, tu te souvins du moment où tu es arrivé ici. Ca ne te rajeunissait pas tout ça. Quelle tristesse. Le bon coup de vieux dans la gueule qui fait toujours plaisir. Une fois à l’intérieur, tu tournas la tête pour voir si tu reconnaissais quelqu’un. Pour le moment personne. Bah, ils n’étaient sûrement pas encore arrivés. Toujours en retard ceux-là sérieux. A quoi ça sert de donner une heure si c’est pour arriver vingt ans après ? Tu ne comprendrais jamais les personnes en retard. A la place de quoi tu observas les personnes présentes, les mains dans les poches. Il y avait des profs, des adultes, sûrement des anciens élèves, ou des personnes venues accompagner leurs gosses, puis y avait les gosses justement, qui discutaient entre eux. Ca allait être une véritable partie de plaisir. Enfin au moins tu pouvais passer une soirée à observer les gens, car on en apprend beaucoup sur une personne rien qu’en l’observant faire. La soirée commence à 19h selon le papier. Tu regardas ta montre. Bien. Tu étais vraiment pile à l’heure. Maintenant, il n’y a plus qu’à attendre de voir quelque chose de distrayant.
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That bastard… Once I get the chance,
I’ll kill him straight away.
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Ymir
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Localisation : Auprès de Christa, duh
Mer 7 Juin - 17:56


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Bien sûr qu'Ymir savait qu'aller à ce bal était une très mauvaise idée. Même une très. Mais poussée par la curiosité -et par diverses de ses anciennes camarades, qu'elle haïssait pourtant-, elle se décida tout de même à y participer. Dans le pire des cas, si elle s'ennuyait de trop, la brune pourrait bien entendu partir, sans même demander l'avis des personnes présentes. Et puis de toute façon, à qui manquerait-elle ? Sa présence serait un peu comme celle de toutes les autres personnes présentes; insignifiantes et rapidement oubliables. Soupir. Allongée sur son sofa, fixant son plafond, la tachetée attendait avec impatience l'arrivée de sa conductrice. N'ayant pas encore le permis et habitant assez loin de son ancien lycée, elle a été forcé de demander un covoiturage avec l'une de ses anciennes "amies". Erk. Cette appellation l'a dégoûtait. Après tout, jamais au grand jamais elle ne les avait considérer comme étant ses amies. Durant sa scolarité, ces fichues adolescentes avaient simplement décidé de la coller, sans la lâcher d'une semelle. Une vulgaire bande de chiots qui avaient décidé de la poursuivre partout. A croire qu'Ymir était leur Déesse, ou même leur Sainte. Pour leur dignité, j'espère vraiment qu'elles ne me considéraient pas ainsi. Ou peut-être avait-elle simplement vu en Ymir une protection possible si elles venaient à se faire agresser. au vu de la carrure de la brune, ainsi que de son par-être assez intimidant, ça ne serait pas forcément dénué de sens. Même si ça resterait incroyablement stupide. A cet âge, on est souvent bien trop stupide, soupira t-elle, dramatiquement.

Après plusieurs minutes, qui lui parurent des heures, à attendre, Ymir fut presque heureuse d'entendre la sonnette de sa porte. Après tout, plus vite tout cela sera terminé, plus vite elle pourra retourner chez elle et ainsi s'occuper de ses propres affaires. Se levant avec hâte, la brune se dirigea vers sa porte et quand elle l'ouvrit, se retrouva face à une petite tête châtain, toute souriante, tenant un étrange bout de tissus entre ses mains, ainsi qu'une trousse à maquillage de l'autre. Peut-être comptait-elle se préparer ici C'était alors dit l'ancienne lycéenne. Mais quand, en analysant un peu plus son "amie", elle remarqua qu'elle était habillée d'une mignonne robe verte pomme, elle fut certaine que tout cela n'était pas pour elle. J'espère qu'elle ne compte pas me faire porter ces merdes. Parce qu'il en est juste hors de question. Les sourcils froncés, l'air toujours aussi revêche, la tachetée s'appuya contre le montant de sa porte et pointa l'atroce vêtement qui lui faisait désormais face.

« Dégage cette chose de mon champ de vision. N'espère pas un seul instant que je puisse vouloir poster cette merde. », jura Ymir, les bras croisées.

Son amie, au lieu de paraître déçue, se mis à sourire de toutes ses dents. Ce qui, bien entendu, agaça la brune. Qu'est-ce qu'elle a prévu comme sale coup encore, celle-ci...

« Oh que si tu vas porter cette "merde" ! », ricana t-elle. « Car, savais-tu ma très chère Ymir, que ta tendre et estimée Christa sera présente ? »

Touchée en plein cœur. Putain. Christa avait été son amour de toujours, un amour qui malheureusement ne s'était jamais vu fleurir, à cause de la stupidité de la brune. Les lèvres pincées, elle hésita sur quoi faire. Si Christa était réellement là, serait-ce alors un bon moyen pour la reconquérir de nouveau ? Pas qu'elle l'est déjà conquis mais... Eh. Bref. Peut-être que cette robe l'aiderait ? Après tout, il était vrai qu'Ymir n'était pas connue pour être spécialement féminine, voire même "sexy". Était-ce ça qui avait tant rebuté sa petite tête blonde ? Quand bien même elle essaya de se persuader du contraire, la tacheté fut forcée de reconnaître que de se montrer, au moins un jour féminine dans sa vie, ne pourrait pas la tuer. Et peut-être que Christa se daignerait enfin de la regarder ?

« Alors, on capitule, tâche de rousseur ~ ? »

Un jour, je la tuerai pour ce qu'elle vient de me faire, se jura Ymir, attrapant la robe avant de partir dans sa salle de bain, suivit par son amie qui riait, fière d'avoir su se montrer convaincante.


Il avait fallu une heure. Une putain d'heure pour que son "amie" puisse finaliser ce tableau qu'était devenu le visage d'Ymir. Ce fut un véritable enfer, en somme. Elle qui haïssait tant le maquillage, la voilà qui fut forcée à subir ce mascara, ce rouge à lèvres si rouge, ce crayon -elle était certaine que ces bouts de bois étaient en vérité des ustensiles de tortures, vraiment.-, ces vernis à ongles... En bref, en une heure, la brune dût supporter les caprices de la fichue châtain en robe vert pomme. Heureusement que c'est terminé, bon sang,, souffla t-elle, réellement rassurée. Mais quand on lui tendit le fichu bout de tissus noir, la tacheté crut qu'elle allait réellement pleuré. Pour quoi faisait-elle tout cela, déjà ? Ah oui, pour son amour de toujours, Christa. Dites moi que je ne fais pas tout ça pour rien. Je vous en supplie. S'enfermant une nouvelle fois dans sa salle de bain, Ymir fixa un instant la robe si... dévoilant qu'elle tenait en main. Devait-elle réellement la porter ? Ce n'était pas son genre et pire encore, elle n'avait pas spécialement de forme, alors peut-être cela allait-il la rendre plus ridicule qu'autre chose ? S'asseyant sur le rebord de sa baignoire, elle attrapa sa tête entre ses mains et souffla péniblement. De toute manière, elle n'avait rien à perdre. Prenant son courage à deux mains, la tachetée enfila l'habits de hautes coutures, n'osant, pendant un instant, pas se regarder dans le miroir.

Wow.

Ymir n'arriva pas un seul instant à croire que cette personne, dans son reflet, était bel et bien elle. Cette robe moulait à merveille sa taille plutôt fine et malgré sa poitrine plate, le décolleté ne la rendait pas aussi ridicule qu'elle le pensait. Bon, par contre, le faite de laisser sa poitrine à la vue de tous la gênait quelque peu. Mais d'un autre côté... Non, vraiment, elle se sentait désirable. Ce soir, Christa, tu es à moi. ~ Remarquant un petit gilet assortie à la robe, la brune s'empressa de le mettre, pour parfaire le tout avant de sortir, se retrouvant face à son "amie" que s'émerveilla de son travail.

« Tu es sublime Ymir ! Aller, dépêchons-nous, on va finir par arriver en retard ! »

La brune souffla, agacée par le comportement de son amie, mais la suivit sans faire d'histoire jusqu'à sa voiture.


Une fois arrivée à destination, la brune s'empressa de se séparer de son "amie" pour partir à la recherche de sa bien-aimée. Sûrement que son covoiturage le prendrait mal mais... Tant pis. Ymir s'en fichait bien. Elle n'était pas attachée à la châtain et ne pas la voir n'était pas spécialement dérangeant pour elle. D'ailleurs... Comment s'appelait-elle déjà ? La tachetée avait oublié. Elle haussa les épaules. La châtain à la robe vert pomme suffira amplement. Injuste ? Oui elle l'était. Et elle l'assumait entièrement.

Accostant un homme au hasard, la brune s'empressa de lui demander si il avait vu sa chère Christa. Sa réponse suffit pour qu'Ymir veuille faire exploser l'intégralité des personnes présentes dans le bal.

« Christa ? Hm... Je ne me souviens pas l'avoir vu... Mais à ce que je sache, elle ne comptait pas venir ici. De ce que je sache, hein ! »

Elle s'était fait avoir. Comme une bleue. L'inconnu, sûrement effrayé par la tête que tirait Ymir, s'empressa de partir, prétextant une soudaine envie de boire de l'alcool. Cette fichue fille habillée en vert me le paiera ! Bordel. Et maintenant je me retrouve piégée ici, sans moyen de partir ! La brune bouillonnait de l'intérieure. On lui avait menti. Christa n'était pas là et ne viendrait sûrement pas. Elle était venue pour rien et surtout, portait ces fichues affaires pour rien !  Comme si ça ne suffisait pas, la tachetée put sentir une main au niveau de son dos, descendant lentement vers une zone qui lui était strictement interdite.

« Alors comme ça on est finalement venu, Ymir ~ ? Tu es sacrément jo... »

Il n'en fallut pas plus pour qu'il se mange son talon dans la figure, s'écrasant lamentablement par terre, geignant tout en se tenant son nez en sang. Bien entendu, connaissant la réputation de la brune, beaucoup de personnes présentes firent la sourdes oreilles, retournant à leurs blablas, sans oser intervenir. Heureusement pour eux, d'ailleurs. Car dans l'état actuel des choses, sûrement que la tachetée ne se serait pas retenue et n'aurait eu aucune gêne à refaire leurs façades.

« Approche encore une seule fois tes sales mains de moi, et je n'hésiterais pas à te les trancher, tu m'as bien compris ? »

Ymir eut pour toute réponse un gémissement plaintif.

« Je vais prendre ça pour un oui. Aller, profites bien du reste de la soirée mon grand. ♥ », se moqua t-elle avant de partir.

Et après cette petite mésaventure, la brune s'empressa de partir, encore énervée de s'être fait ainsi avoir. Je vais aller me rafraîchir tiens, ça me permettra de penser à autre chose. Quand bien même l'idée d'enfoncer certaine tête dans la cuvette des toilettes soit assez alléchantes. ~ Mais alors qu'elle se dirigeait vers les dites toilettes, la tachetée remarqua du coin de l’œil une personne qu'elle n'aurait jamais cru venir ici. Enfin, si quelques souvenirs de cette personne s'imposèrent dans son esprit, elle n'arriva pas à mettre la main sur son nom. Avait-elle une aussi mauvaise mémoire des prénoms ? Soupir. Bref. Elle était curieuse de savoir comment il s'était retrouvé ici, alors même que ce genre d'endroit ne semblait pas être sa tasse de thé. Ou peut-être bien que si. Ymir n'avait que très rarement parlé avec le brun, le trouvant bien trop ennuyant et énervant pour pouvoir tenir une conversation avec lui, alors en soi, elle ne connaissait rien de lui. Mis à part le faite qu'encore aujourd'hui, il ressemblait à un cadavre ambulant. Cependant, quand elle put mieux distinguer son visage et qu'elle remarqua clairement son ennuis et son désintéressement à la fête, elle se doute que tout comme elle, on devait l'avoir forcé à venir ici. Un léger sourire en coin, des lettres s'affichant dans son esprit, l'ancienne lycéenne se dirigea d'un pas assuré vers son ancien camarade de classe.

Levi Ackerman.

« Et bien dis donc, Levi, comme c'est une surprise de te croiser ici. J'ai toujours pensé que ce genre de "fête" n'était pas ton genre. », ricana t-elle doucement.

Elle se posa juste à côté de lui, amusée de sa petite taille. C'est que même après toutes ses années, il ne semblait pas avoir gagné un seul petit centimètre ! Contrairement à la brune qui pouvait tout de même se vanter de son un mètre soixante dix-sept.

« Et sinon, qu'est-ce que tu deviens depuis le temps ? Par le passé, nous n'avons pas vraiment chercher à nous connaître... Mais je suis sûre que dans de telles circonstances, l'on pourrait partager bien des choses, toi et moi. », elle haussa les épaules, un fin sourire aux lèvres. « Histoire de faire passer le temps. Et de rattraper tout ce temps perdu. ~ », susurra t-elle.

Elle était certaine que la suite des événements allait pimenter un peu plus le bal... Peut-être que finalement, venir ici n'était pas une aussi mauvaise idée. ♥


Mystérious pour Epicode
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Levi Ackerman
Bataillon d'Exploration •• Caporal-Chef
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Sam 10 Juin - 10:20
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Tu t’attendais à être seul toute la soirée, alors quelle ne fut pas ta surprise quand tu entendis quelqu’un te parler. Quand tu tournas la tête, tu reconnus Ymir, cette fille bizarre au nom bizarre, que tu avais perdu de vue depuis des lustres. Pire, tu ne l’avais jamais vraiment regardé à vrai dire, donc ça ne t’étonnait pas plus que ça. Ce qui t’étonnait vraiment, c’est qu’elle vienne te parler. La vache. Depuis combien de temps tu lui avais pas parlé à elle ? Des lustres. Même quand vous étiez au lycée, c’est pas comme si vous étiez particulièrement proches, bien au contraire. Par contre tu avais entendu parler d’elle et de sa manière de parler… Et quelque part, elle et toi étiez assez semblables à l’époque. Très rentre-dedans, très « j’en ai rien à foutre de ton avis ». Sa remarque comme quoi elle ne pensait pas te croiser ici, que c’est clairement pas ton genre. L’ombre d’un sourire passa furtivement sur tes lèvres tandis que tu la regardas.

« Je peux te retourner la remarque. J’ignorais que tu pouvais être aussi élégante et féminine. »

Dans ton souvenir, Ymir était le garçon manqué par excellence. Du moins les rares fois où tu l’avais vu du moins. Après c’est le genre de fille à parler fort, à ne pas être féminine pour deux sous, à se faire remarquer par son vocabulaire de rustre, qui ne correspond absolument pas à une demoiselle. Tu la laissas s’installer à côté de toi, tandis que tu croisas les bras.

« Pour te répondre, je suis censé rejoindre des amis, mais je doute qu’ils viennent. Certainement qu’ils voulaient me faire sortir et me faire voir du monde. »

En gros, tu les soupçonnais de t’avoir fait venir pour rien. Tu le sentais arriver, et en observant les gens arriver, tu en étais de plus en plus certain. Tu t’étais fait avoir comme un putain de débutant. Alors que tu le sais très bien. Erwin est quelqu’un qui est tout le temps à l’heure. Pareil pour Mike. Hanji c’est autre chose, elle a toujours cinq-dix minutes de retard, mais elle fini toujours par arriver. Et merde. C’est en y pensant que tu te dis que c’est mort, et que tu aurais pu rester chez toi à zapper les programmes télé parce que tu n’avais rien d’autres à faire de ta vie le soir, comme tous les soirs en fait, où tu les passes seul pour la plupart du temps. Rien de bien palpitant cela dit, mais peu importe. Tu l’écoutas poser ses questions, et tu restas d’abord silencieux en regardant la salle se remplir. Bientôt il y aurait du monde, de la musique, du bruit, bref que des trucs chiants. Au final tu n’étais pas mécontent de voir Ymir, au moins la soirée ne serait pas aussi merdique que tu le pensais.

Qu’est-ce que tu deviens depuis le temps ? Elle et toi n’aviez pas eu le temps de vous connaître. Rattraper le temps perdu. Passer la soirée. Tu tournas la tête vers elle, nullement perturbé qu’elle soit plus grande que toi. Tout le monde est plus grand que toi de toute façon, cela fait depuis bien longtemps que tu t’y es résigné. Tu reportas ton attention sur la demoiselle élégante à côté de toi, gardant le dos appuyé contre le mur, les bras toujours croisés dans une position confortable, et n’ayant nullement envie de bouger. C’est vrai ça. Qu’est-ce que tu devenais ? Avec tes soirées palpitantes, on peut réellement se demander ce que tu fais de ta vie, alors que tu avais réussi et tu n’avais pas à te plaindre là-dessus. Cela contrastait beaucoup avec le sale gamin, racaille que tu étais et qui n’avait aucun avenir par le passé. T’as bien niqué le système justement, car le gamin sans avenir a terminé dans l’armée pour servir son pays, ce que tu voulais faire au final, parce que tu défendais ses habitants d’une certaine façon. Au final, tu as fait quelque chose qui te correspondait pas mal, qui était en lien avec tes principes… Même si parfois, tous ceux qui ne respectent pas les militaires, ceux qui crachent sur les forces de l’ordre, tu n’hésitais pas à les remettre à leur place parce qu’à part faire chier, ces gamins, que dis-je, ces connards ne pourront jamais faire mieux. Voilà une des choses que tu ne supportais plus. Les manifestations se barrent réellement en couille quand tu es présent, parce qu’au lieu de reculer quand ces cons balancent des bouts de verre, qu’ils agressent les flics ou quoi, t’es le premier à y aller pour aller régler tout ça à l’ancienne, aux poings. Combien de fois tu t’étais fais suspendre parce que tu t’étais montré trop virulent ? Ils savent tous que tu as raison, sauf que malheureusement, ça ne se fait pas. Souvent, tu obtiens justice parce que justement tu as raison, et que si tu frappes, c’est uniquement parce que quelqu’un t’a frappé en premier. Tu fermas les yeux un instant.


« Je suis devenu militaire depuis que j’ai quitté ce foutu lycée. Plus de dix ans donc, que je suis là-bas. »

Tu avais pris du galon en plus de dix ans, seize pour être précis. Seize ans dans l’armée, dit comme ça, cela peut paraître énorme. Actuellement tu étais en permission suite à une blessure à la jambe. Ca te faisait chier de rester chez toi, très honnêtement, bien qu’ici tu ne sois pas chez toi. Merci Captain Obvious. Quoiqu’il en soit, tu reportas ton attention sur la tacheté.

« Et toi, qu’est-ce que tu deviens ? », tu marquas une légère pause en reposant les yeux sur le peuple qui commençait à se trémousser sur de la musique du moment. « Si tu veux rattraper le temps perdu, c’est pas qu’une soirée qu’il nous faudra pour discuter. »

Tu devais l’avouer, tu étais bien curieux de savoir ce qu’était devenu ce garçon manqué dénommé Ymir. Dans quoi elle travaillait ? Est-ce qu’elle avait un patron ? Vu comment tu avais souvenir de son caractère, si elle avait un patron, il devait limite se chier dessus. Certaines personnes vous jetaient des regards, et tu haussas un sourcil. C’est vrai qu’avec elle, vous formiez un duo plutôt… Comment dire… Qui tient les gens à distance, avec vos auras respectives. C’est plutôt comique en y repensant. Ymir et toi n’êtes absolument pas le modèle de gentillesse en apparence, vous avez énormément de choses en commun, bien plus que vous ne pouvez le croire, et très honnêtement, tu avais hâte d’entendre les choses que la femme près de toi te dirait, tu avais réellement hâte de discuter avec elle, bien plus que tu ne veux te l’avouer d’ailleurs. Après tout, les gens difficiles étaient ceux qui surprenaient le plus dans l’avenir… Quand ils veulent s’en sortir. Tu étais un de ces modèles, et tu t’es réellement bien rattrapé. Grâce à certaines personnes, certes, mais tu n’étais pas resté le moins que rien que tu étais dans ton passé.

« Il aura fallu seize ans pour qu’on s’adresse la parole, à quelques années près quand même. L’utilité. »

Tu la regardas, attendant toutes ces réponses que tu attendais, apprendre des informations sur elle. Finalement, tu n’étais peut-être pas venu pour rien… De plus, personne ne venait vous voir, c’était plutôt cool, les jeunes cons restaient entre eux. Oh, tu redoutais le moment où l’un d’eux viendraient vous voir, car c’était typiquement dans ce genre de moment où les petits cons viennent se foutre de ta gueule avec ta taille, te prenant pour un élève alors que t’as quitté ce bahut depuis des années et des années. C’est presque le mot d’ordre dans ce genre de bal relou, y avait toujours un problème à un moment ou à un autre. Bah. Tu verrais bien, c’est que le début de la soirée.
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Ymir
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Localisation : Auprès de Christa, duh
Lun 12 Juin - 1:55


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La brune n'avait pu s'empêcher de rire quand elle entendit la remarque de son ancien camarade de classe. Il est vrai qu'elle n'était pas connue pour être spécialement féminine, même du tout pour être honnête. Si les autres filles lycée appréciaient se maquiller, parler potins et beaux garçons.. Ymir, elle, préférait de loin rester dans son coin. Que se soit pour faire du sport avec les autres garçons qu'elle côtoyait de temps en temps sans forcément les considérés comme ses amis, ou bien pour écouter sa musique, sans personne pour venir la faire chier. En y réfléchissant... La lycéenne était réellement le cliché de la lesbienne. Soupirait dramatiquement, elle se tourna néanmoins vers Levi, un fin sourire aux lèvres.

« Oh tu sais, je ne suis pas spécialement heureuse d'être habillée de la sorte ! J'aurais tué pour pouvoir pouvoir porter un costard, un peu comme le tien. », soupira t-elle en regardant son costume, faisant la moue. « Enfin, il fallait que je sois chic et l'on en m'a pas réellement laisser le choix ! Mais ne t'en fais pas, même avec cette robe et ses talons hauts, je reste toujours là-même Ymir violente et emmerdeuse à souhait. »

Elle ricana légèrement, saluant de loin l'homme qu'elle avait frappé plus tôt. Celui-ci lui lança un regard effrayé avant de courir dehors, s'empressant de disparaître du champ de vision de la brune. Ymir s'étira, nonchalamment, un grand sourire aux lèvres.

« Ça fait plaisir de revoir d'anciennes têtes. ♥ », souffla t-elle, son regard encore viré sur les toilettes pour hommes.

Elle était une femme provocatrice et absolument insupportable. Mais elle aimait cette partie de son caractère. Un fin sourire en coin, elle regarda de nouveau Levi, du coin de l’œil,
avec la hâte d'en savoir un peu plus à son sujet. Après tout, l'homme était un grand mystère pour la brune et savoir ce qu'il était devenu depuis toutes ces années la tentait beaucoup.
Levi Ackerman était une personne intéressante et remplis de mystère... Pas plus que l'ancienne lycéenne, néanmoins. ~ Cependant, quand il aborda le pourquoi du comment il se trouvait ici, la tachetée ne put s'empêcher de rire. Un rire qui bien que moqueur, n'était pas foncièrement méchant.

« Et bien, mon pauvre ! On peut dire que tu t'es fais avoir comme un bleu ! », elle secoua sa main devant elle, un grand sourire aux lèvres. « Enfin, je me moque, mais pour tout avouer je suis dans le même cas. On m'a promis l'arrivée de mon aimée et au final, elle n'était pas là. Si tragique ! », rigola t-elle avant de tendre sa main vers le brun. « Bienvenu dans le club des "entubés". ~ »

Oui, pour l'instant, Ymir était plutôt de bonne humeur. Voir même d'excellente humeur. Et si pour elle, cela lui paraissait naturelle, sûrement que d'autres se seraient méfiés. Après tout, la brune était plutôt connu pour être grande-gueule et moqueuse, toujours entrain de rire des autres, sans gêne ni remord. Mais pour tout dire, elle n'avait pas forcément de raison de se moquer de Levi; il ne cherchait pas les emmerdes et puis même, il lui semblait un peu plus sympathique et intéressant que les trois quarts des personnes présentes. Alors autant qu'elle fasse bonne impression pour éviter de se retrouver seule dans un endroit pareille, ou les mains baladeuses traînaient dans chaque recoin. Au moins, avec son ancien compagnon de classe, elle avait de quoi s'occuper !

« Militaire... Hm... Je ne suis pas vraiment étonnée. Tu avais l'étoffe d'un combattant, de mon avis en tout cas. », avoua t-elle en lui faisant un clin d’œil discret.

Il est vrai qu'il semblait avoir toutes les caractéristiques requises pour faire un tel boulot. Il était fort, entêté mais surtout impassible. Des traits de caractères requis pour pouvoir affronter les problèmes que rencontrent les militaires. A savoir les guerres, les situations de crise... Il fallait bien du courage pour le faire.

« Tant de courage et de force dans un si petit corps... J'en serais presque jalouse ! », avoua t-elle dans un soupir dramatiquement.

Elle n'était pas une lâche, non, mais de là à rentrer dans les rangs de l'armée. Oh dieu non !
Elle n'était pas suicidaire non plus ! Même si en y réfléchissant, Ymir ne travaillait pas réellement dans de meilleurs conditions. Après tout, chaque jour, elle prenait le risque qu'on découvre ses manigances et qu'elle finisse en prison pour un bon bout de temps. Mais ça, je ne pense pas qu'il ait besoin de savoir. Alors la tachetée chassa rapidement ses pensées, préférant écouter le petit brun qui, pourtant si peu bavard,
semblait pourtant être bien parti pour lui raconter taaaant de chose. Elle en serait presque touché. Un sourire aux lèvres, elle cacha cependant son agacement quand il lui posa la question fatidique: qu'est-ce qu'elle devenait, elle ? L'ancienne lycéenne ne savait trop quoi répondre puisqu'elle ne pouvait tout simplement pas dire la vérité. Surtout pas à lui qui était militaire ! C'est donc en attendant quelques minutes, le temps de trouver une couverture,
qu'elle fut surprise de l'entendre parler de nouveau. Dans un sens ça l'arrangeait; ça lui laissait plus de temps pour réfléchir.

« Oh ? Est-ce que le grand Levi Ackerman me proposerait-il un rendez-vous ? », elle se mit à rire, d'une rire  franc et sincère, avant de reprendre. « Je rigole, ne t'en fais pas. Mais écoute, pourquoi pas. Je dois dire que tu es quelqu'un de très intéressant et savoir ce qui est advenu de ce petit bout de lycéen fort sympathique -outre le fait que tu sois devenu militaire- m'intrigue beaucoup. Et je serais honorée que tu sois tout aussi curieux à mon sujet. »

Et alors qu'il se remettait à parler, la brune fixa le plafond, ses bras croisés derrière sa tête.

« Seize ans, déjà... », pendant un court instant, une lueur nostalgique brilla dans ses yeux ambrés, qui disparut aussi rapidement qu'il était apparu. « Je pense que nos professeurs auraient rapidement démissionner si nous avions tout deux commencer à traîner ensemble ! Les deux terreurs du lycée,, ensemble... Tu voulais tant qu'ça l'apocalypse ? », demanda t-elle, un large sourire s'étira sur ses lèvres.

Puis elle perdit son sourire, se souvenant qu'elle devait lui parler de ce qu'elle était advenue. Et pour tout dire... Rien que d'y penser, Ymir se sentait nauséeuse. Et sûrement qu'à sa mine dégoûtée, cela se repéra par le petit brun. Mais reprenant rapidement ses esprits, la tachetée afficha un sourire qui bien que large, était tout sauf sincère.

« Oh tu sais, je ne suis pas devenue quelqu'un d'aussi important que toi. », elle haussa les épaules, fouillant du regard la zone qui l'entourait, les hommes et les femmes qui dansaient, insouciants. « Disons que j'ai repris les reines familiales, un peu contre mon gré. Tu sais, les histoires d'héritage, d'honneur... Bref, pas la peine d'insister sur ce point. », elle se mit à rire. « Je suis la patronne d'une petite entreprise sans histoire mais... Je gagne plutôt bien ma vie. Alors... C'est bien. », elle se tourna lentement vers Levi. « En tant que militaire, je suis sûre que tu dois avoir bien plus d'anecdotes à me donner que moi ~ ! »

Ce qui était un mensonge. Après tout, sûrement que savoir qu'Ymir c'était déjà retrouvée au milieu d'une fusillade, au bord de la mort, l'intéresserait sûrement. Mais elle préférait vraiment garder cette partie de sa vie secrète. Après tout, elle n'en était pas forcément fière, même pas du tout, pour ainsi dire. Il n'avait suffit que d'une promesse mal tenu, de rêves irréalisables et d'un passé désastreux pour que la tachetée se retrouve mêlée à des affaires qui bien que ne la regardant pas, l'avait piégé dans une vie où la paix et la tranquillité n'était pas admise.

« Alors vas-y, raconte moi l'une de tes missions. Que je sache comment tu te débrouilles sur le terrain. »

Mystérious pour Epicode
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Levi Ackerman
Bataillon d'Exploration •• Caporal-Chef
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Missives : 751
Soldat depuis le : 03/04/2017
Vieillesse : 24
Localisation : Qui ça ?
Ven 30 Juin - 12:27
T'es plutôt classe, mais cache ta joieWe have a flair for the shade and the in between
We like to run with the wolves from the darker scene
When we turn the safety off, the shots are automatic
All our friends tell their friends we're so dramatic

We'll have you wrapped around our trigger finger
Queen bee yellow, you're the skin for our stinger
We'll make you swoon, make it hurt just a little
We're the boys and the girls and the freaks in the middle
( The Hawk in Paris → Freaks )
Jaugeant Ymir du regard, l’observant de haut en bas, tu aurais presque souri en entendant sa remarque. Une véritable comédienne celle-là… Toujours à soupirer dramatiquement, faire des gestes théâtraux, ne prenant jamais rien au sérieux. Tué pour porter un costume comme le tien ? En voilà une chose absurde. Les femmes ont le droit depuis maintenant longtemps de s’habiller comme les hommes, enfin c’est tout de même bien plus appréciable de voir une femme bien habillée et qui semble un tant soit peu féminine. Tu ne pensais pas qu’Ymir n’avait pas de charme, bien au contraire. Disons qu’elle reflétait le caractère d’une femme pour le moins dominatrice, du moins en extérieur. C’est ce que tu pensais, c’est l’image qu’elle montrait aux autres surtout. Qu’elle soit chic ? Tout le monde l’est ici, tous se sont mis sur leur trente-et-un, toi compris. Enfin, le jour où tu débarqueras habillé en clochard, c’est qu’il y aura un problème. Tes vêtements, même lorsque tu étais au plus bas, n’étaient jamais déchirés ou dégueulasses. A un moment peut-être que tu as été un clochard, mais un clochard propre, survenant à tes besoins par tes propres moyens. Ton regard s’était perdu au loin, et tu relevas tes yeux gris vers la jeune femme lorsqu’elle dit qu’elle était toujours la même, violente et emmerdeuse, même en robe et talon haut. Tu avais suivi un homme qui s’enfuyait au loin quand il regarda dans leur direction. Etant donné que tu ne lui avais rien fait – enfin du moins aujourd’hui, après tout tu avais oublié toutes les personnes que tu as pu emmerder dans le passé. Du moins tu essaies – tu estimas qu’Ymir était passée par-là. Cette femme est irrécupérable. Tu ne répondis rien lorsqu’elle lâcha que cela faisait du bien de voir d’anciennes têtes. Tout dépendait de qui, bien évidemment. Néanmoins, cela te faisait plaisir de revoir ce garçon manqué.

Elle se moqua ensuite quand tu lui dis qu’en gros, tu t’étais fais avoir sur la marchandise, dans le sens où tu serais seul – plus maintenant puisqu’Ymir est là – et cela te fit arquer un sourcil. D’où elle se fout de toi, celle-là ? Enfin, elle fini par avouer à son tour qu’elle était dans le même cas que toi. L’arroseur arrosé comme dirait l’autre. Son aimé ? Son aimée ? Tu n’arrivais pas trop à savoir en fait. Enfin, vu le tempérament de la jeune femme, tu ne serais pas surpris que ce soit aimée avec un e à la fin. L’ombre d’un très fin sourire étira tes lèvres lorsque tu lui serras la main quand elle te dit « Bienvenu dans le club des ‘entubés’. » Il est vrai que c’est pas spécialement cool ni pour elle, ni pour toi. Enfin dans leur blague à deux balles, dans l’espoir sans doute de vous faire retrouver seuls comme des glands, ce sont des retrouvailles qui sont à l’honneur ce soir-là. Non toi, tu t’étais attardé sur un autre petit détail sans importance. Elle te titillait, pourquoi tu n’aurais pas le droit de le faire ? De plus, c’était certain qu’elle allait répliquer avec sa répartie naturelle. Vous deux, c’est comme un match de tennis, vous vous renverrez la balle jusqu’à ce qu’il y en ai un qui fasse un vieux smash et gagne le point. Tu lui lâchas la main, avant de la remettre, à l’instar de l’autre, dans ta poche, restant nonchalamment adossé au mur.


« Parce que malgré ton caractère, quelqu’un a bien voulu de toi ? »

Dit comme ça, c’est comme si tu n’avais jamais cru en cette possibilité. Bon, très honnêtement, tu n’y avais pas cru une seule seconde, mais c’est tant mieux pour elle. Après tout tu ne pouvais pas en dire autant. Oh il y avait des rumeurs qui jasaient mais tu les avais toutes démenties une par une, avec patience… Et à coup de menaces surtout. Tu étais quasiment certain qu’elle allait te renvoyer l’ascenseur, et si elle ne le faisait pas, alors tu en serais presque surpris. Disons qu’avec elle, à chaque parole il fallait s’attendre à une vacherie. Comment tu le savais ? T’es comme elle, quasiment. Pas du genre à mâcher les mots, à tout balancer, indifférent à si ton interlocuteur est une femme, un homme, un enfant, envoyer chier, être grossier… Des bons vivants en somme, qui se moquent bien des conséquences de leurs paroles. Tu tournas la tête vers elle en croisant les bras cette fois, quand elle te répondit qu’elle n’était pas étonnée, que tu sois militaire. Parce que tu as l’étoffe d’un combattant. Vraiment ? Tiens, curieux. Après il est vrai que PERSONNE ne te voyait dans un métier où tu serais enfermé toute la journée dans un bureau ou même chez toi. Il fallait que ça bouge, que les choses bougent. Il est bon d’avoir l’avis d’une tierce personne, et visiblement l’avis d’Ymir rejoignait bien d’autres qui pensaient la même chose.

« T’es pas la seule à le penser. »

Tu levas ensuite les yeux au ciel. Elle recommençait avec son air de comédienne. Tu te contentas de hausser les épaules. En plus la taille est un critère de bâtard, dans le sens où si tu n’as pas la taille minimale requise, tu peux ne pas entrer dans l’armée. Heureusement que malgré tes 1m60 tu avais pu y entrer. Cela t’aurait bien fait chier, mais ce sont eux qui auraient perdus un bon élément, pas l’inverse. Tu poussas un léger soupir en reportant ton attention sur les gens qui allaient et venaient, discuter entre eux, allaient voir les profs, buvaient, s’amusaient tout simplement. Puis Ymir et toi, dans votre coin, en train de discuter. Vous vous amusez à votre manière, c’est plutôt bien en soi. Au moins, ni elle ni toi n’êtes en train d’espérer qu’un astéroïde vienne s’écraser juste sur l’école pour échapper à ce supplice. Au pire il y avait toujours les alarmes incendies. Ca c’était le bon temps, de déclencher ces foutues alarmes.

« Sache que c’est dans les plus petites fioles qu’on met les plus puissants poisons. », tu lui répondis simplement.

Tu regardas passivement les gens passer. Tu reconnaissais certaines têtes, d’autres t’étaient complètement inconnues, d’autres encore te disaient vaguement quelque chose. Tout ce temps avait passé depuis que tu as quitté les bancs de l’école. C’est comme un bon coup de poing dans les gencives qui te rappellent que t’as plus seize ans, mais que t’en a presque vingt de plus. Tu te souvins encore de tous les coups que tu avais pu faire avec tes deux meilleurs amis. C’était les seuls bons moments de l’école, car quand tu rentrais chez toi, c’était une autre histoire. Une fois de plus, c’est Ymir qui te sorti de tes pensées lorsqu’elle plaisanta à dire que le « grand Levi Ackerman » lui proposait un rendez-vous. Hein ? A quel moment tu lui avais proposé ça ? Enfin, ce n’était pas sérieux ce que tu lui avais proposé, mais elle le prenait comme ça. Pourquoi pas après tout ? C’est un malentendu pour un bien, tu appréciais sa compagnie. C’en était… Rafraîchissant, même si vous étiez dans votre « moment nostalgique », donc parfois à déterrer des choses qu’il vaut peut-être mieux enterrer pour de bon, et laisser bien profond dans la terre.


« Disons que si je suis intéressant, tu l’es tout autant. Après tout, qui aurait cru que tu deviendrais une femme au tempérament de volcan comme ça ? »

Ironie, quand tu nous tiens. Le problème avec toi, c’est ton air impassible. Tu peux te foutre de la gueule de quelqu’un, tu peux dire des choses crues, tu peux insulter, critiquer, bref tu peux tout faire sans avoir une réelle expression faciale. Bien au contraire. Si beaucoup pensent que tu blagues, d’autres sont vexés parce qu’ils pensent que ce que tu leur dit est vrai, et ça fini mal en règle générale. Les gens sont si faibles d’esprit qu’ils sont prêts à te sauter dessus quand tu dis la vérité. Tu ne détiens pas la parole suprême, bien au contraire. Tu te contentes de dire les choses. Ceux qui te connaissent s’en foutent, ils savent que c’est dans ta nature, ton caractère. Les autres font les indignés et ils n’hésitent pas à t’insulter parce que tu les as justement envoyé chier. Le souci de ne rien exprimer. Rien qu’un sourire, ça arrive toutes les lunes bleues et encore. Cependant, Ymir t’amusa quelque peu lorsqu’elle évoqua le fait que vos profs auraient démissionné si jamais vous aviez fait un duo. Le duo de racailles, entre l’ado de taille ridicule et le garçon manqué, qui n’ont, ni l’un ni l’autre, la langue dans leur poche, ça aurait été… Plutôt drôle en fait.

« On était pas mal dans notre genre avec Isabel et Farlan. Les profs nous surnommaient le ‘Trio infernal’, et ils redoutaient nous avoir dans la même classe en règle générale. »

Farlan et Isabel… Depuis combien de temps tu ne les avais pas évoqué ? Cette phrase t’étais sortie naturellement, tu n’avais pas eu besoin de forcer pour en parler alors que d’habitude c’est un sujet douloureux. Peut-être qu’il était temps de crever l’abcès une bonne fois pour toute, mais pourquoi tu en parlais avec Ymir, qui n’a jamais été proche de toi, plutôt qu’aux personnes qui te sont proches ? Tu l’ignorais. Peut-être parce qu’Ymir n’avait jamais entendu parler de cette histoire. Elle avait sûrement dû les connaître, au moins de loin. Néanmoins, tu n’allais certainement pas parler de cette histoire avec elle. Pourquoi partager ça avec une quasi-inconnue ?

« L’apocalypse est un terme qui a été inventé pour les occasions comme celle-ci. »

Tu la vis perdre lentement son sourire, signe qu’elle redevenait sérieuse. Pire, elle avait une mine dégoûtée. Sa vie à elle la répugnait tant que ça pour qu’elle aie cette réaction ? Tu fronças les sourcils en l’observant. Tu ne la jugeais pas, bien au contraire. Après tout, elle a pu faire des choses qui l’ont dégoûté, tout comme toi qui a dû faire des choses dont tu n’es pas fier, et que tu préfères oublier très sincèrement. Quand elle te dit qu’elle était moins importante que toi… Comment ça moins importante ? Toutefois, tu la laissas continuer sans l’interrompre. Reprise des rennes familiales, petite entreprise sans grand intérêt, mais elle gagne bien sa vie. Alors pourquoi cette mine dégoûtée ? Elle changea très vite de sujet quand elle lança que toi, en tant que militaire, tu avais bien plus de choses à raconter.

« Contrairement à ce que tu crois, je suis pas vraiment important. Je fais mon boulot, sans plus. Personne n’est irremplaçable. Si tu tombes au combat, t’as des funérailles, on met ta gueule à la télé, on dit que t’as été héroïque, on fait témoigner ta famille et ensuite c’est fini, il n’y a que ta famille et tes proches qui se souviennent de toi. Tu peux également passer ta vie sans te faire connaître, à risquer ta misérable vie en espérant faire un truc bien, et tu finis par crever seul comme un con. »

C’est la dure réalité, c’est ce qu’il se passe. Important ou non, tu n’es pas indispensable, si tu meurs, c’est fini pour toi mais la vie continue et la Terre ne va pas cesser de tourner. Pourtant, tu ne pouvais t’empêcher de penser à quelque chose, qui te perturbait assez. Elle avait très rapidement changé de sujet, elle ne s’était pas attardée sur ce qu’elle faisait. Avait-elle quelque chose à cacher ? C’est ce que tu pensais, et tu te méfiais un peu. C’est con de se méfier pour ça parce qu’une personne ne veut pas trop parler, mais en tant que militaire, tu sais flairer les embrouilles ou ce qui s’en rapproche. Parler peu de soi pour faire parler l’autre, c’est bien tenté certes. Tu allais la faire parler d’une manière ou d’une autre. Tu voyais deux hypothèses à ce comportement. Soit elle est trop dégoûtée par ce qu’elle fait, elle en a tellement honte qu’elle ne veut pas en parler, soit elle a quelque chose à cacher. Ou, troisième possibilité, elle a quelque chose à se reprocher. Au final il y a bien plus de mystère l’entourant elle que toi. Néanmoins tu rentras dans son jeu en fixant ton regard au loin, à l’autre bout de la pièce.

« Qu’est-ce que tu veux que je te raconte ? Qu’on est sur le terrain dans un pays en guerre ? Qu’on est menacé à chaque seconde de se prendre une balle dans la gueule ou exploser à cause d’une mine ? La peur, le stress, la fatigue du terrain ? Voir des innocents mourir, voir la misère, voir la pauvreté des gens alors qu’ici, avoir un toit est un luxe ? Que tu dois parfois tuer des gens, porter ça sur ta conscience ? Avoir du sang sur les mains ? Tu penses que ça, c’est important ? », tu gardas le silence un instant, avant de reprendre la parole. « On le fait parce qu’il faut le faire, et militaire, c’est peut-être « glorieux » parce que tu voues ta putain de vie à ton pays, mais la réalité est pire que tout, et personne ne peut comprendre ce qu’on ressent, à moins d’avoir vécu une chose similaire, une chose qui ressemble à la guerre, à la souffrance, à la peur de mourir, de perdre ses camarades. »

Tu marquas une pause, ayant presque déballé tout ce que tu avais sur la conscience concernant le statut de militaire, mais Ymir semblait trouver ça glorieux, comme tu l’as si bien dit, alors il vaut mieux remettre les choses à plat, dire les choses telles qu’elles sont. Tu l’as dit avec le plus grand des calmes, toujours avec ton air impassible. Pire, tu semblais t’être fermé, comme si ça te faisait mal d’en parler. Cela dit, ce n’est pas si loin de la réalité. Tu tournas tes yeux gris perçants sur elle, bien décidé à la faire parler maintenant.

« Qui y-a-t’il de pire que d’avoir du sang sur les mains pour que tu sois dégoûtée à ce point de ton ‘entreprise’ ? »
© 2981 12289 0

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That bastard… Once I get the chance,
I’ll kill him straight away.
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