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L'homme le plus cruel de la terre.

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Swann Venestraale
Garnison •• Soldate
Jeu 8 Juin - 13:14

Utilisant sa main pour protéger ses yeux fragiles du soleil, Swann ne pu que constater une nouvelle fois, que la chaleur était accablante. Pourtant, autour d'elle, personne d'autre ne semblait en souffrir. Peut-être que la raison n'était autre que le pull en laine rose pastel qu'elle portait. Peut-être qu'en l'enlevant, ses bras seraient plus à même de rétablir la balance et de rafraichir par leur épiderme, le reste de son corps ?
Il était trop tard désormais. Elle était toute proche du mur, toute proche d'entrer dans un cycle d'heures interminables. Condamnée à s'assoir et à égrener une à une, les secondes s'écouler avec une lenteur insupportable.
Oui, c'est à ça que se résumait son rôle de super sous-fifre de la Garnison. A surveiller la porte gigantesque d'un mur imposant, que presque personne n'empruntait, du moins, pas quand le soleil était à son zénith.

A contre-coeur, la jeune femme enfila le blason de son corps d'armée et se dirigea vers l'endroit où elle se posait habituellement. Malheureusement, le tonneau sur lequel elle aimait s'installer n'était plus là. Ainsi elle s'accroupit, les bras enroulés autour des genoux, la tête posée dessus, avant que son supérieur ne l'interpelle et ne la force à prendre une position, plus correcte.
- L'image l'image... marmonnait-elle avec irritation Tout le monde s'en fout de la Garnison. Tout le monde sait qu'il n'y a que des pleutres et des fillettes.
Son supérieur ne rata rien de son discours dégradant (sans doute l'avait-elle fait en partie exprès) et la soumit immédiatement à une punition.
C'était probablement le seul membre de la Garnison à se soucier de l'investissement de ses soldats, et il avait Swann en ligne de mire depuis son affectation la porte Sud de Nedlay.

Ainsi, en guise de repentance, après avoir fait l'objet d'une belle avoinée et d'un coup sur le sommet du crâne, Swann fut contrainte de patrouille tout l'après-midi le long du mur, d'un point A à un point B, ne s'arrêtant que lorsque son capitaine le lui permettrait.
C'est donc la mine renfrognée, les cheveux derrière les oreilles qu'elle marchait tête baissée, en ruminant ferme.
Et comme l'on peut s'y attendre de quelqu'un qui ne regarde pas devant lui, elle se prit les pieds dans une dalle creuse et trébucha vers l'avant. Habituée au chute à cause de sa maladresse, on aurait pu penser qu'elle aurait développé des réflexes exceptionnels ! Et bien non, pas du tout. Elle se rattrappa sur le sol au dernier moment, son nez embrassant toute la dureté du sol. Elle s'assit sur les genoux, et, déjà ses yeux étaient noyés de larmes. Les mains fermées sur son nez certainement rougit, elle leva ses prunelles désespérées vers celui qui avait assisté à toute la grâce de la scène, sans dire un mot, ou émettre un son.
Au moins, il ne s'était pas encore moqué d'elle, elle n'avait pas tout perdu.
Et puis, incapable de se contrôler davantage, elle éclata en sanglots, comme l'enfant qu'elle détestait être, mais dont elle ne parvenait pas à se défaire.

- Je me suis cassé le neeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeez...
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Levi Ackerman
Bataillon d'Exploration •• Caporal-Chef
Ven 9 Juin - 17:45
L'homme le plus cruel de la TerreWe're not gonna be just a part of their game
We're not gonna be just the victims
They're taking our dreams and they tear them apart
'Til everyone's the same

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( Simple Plan → Me Against The World )
Tu étais de repos aujourd’hui. Enfin. Tu avais enfin mérité un peu de détente. La détente chez toi se résumait parfois à nettoyer jusqu’à faire briller, tel le maniaque que tu es. Néanmoins aujourd’hui, tu n’en avais pas envie. Peu de personnes savent à quel point tu es maniaque de la propreté justement, et la plupart sont déjà mortes en emportant le secret dans leurs tombes. Dis comme ça, c’est pas mal horrible, parce que ça te faisait penser justement à ces personnes qui ont disparu il n’y a pas si longtemps que ça. Au final les missions t’empêchait d’y penser, d’y réfléchir. A chaque fois qu’il y a un mort au sein du Bataillon, l’on découpe les blasons des deux ailes sur leurs vestes pour les garder en leur mémoire. Il y en a quatre sous tes yeux. C’est dur, de se dire qu’on créé des liens pour au final tout perdre. A se demander ce que les humains ont fait à Dieu pour qu’il s’acharne à ce point sur eux. Enfin, si tant est qu’un tel Dieu existe. Si c’était le cas, alors il les aurait aidé depuis bien longtemps.

Pourquoi sont-ils morts ? Pour défendre un gamin. Pourquoi défendre ce gamin ? Parce qu’il est soi-disant la clé de tout. Est-ce que ce gamin vaut la peine qu’on se donne tant de mal pour lui ? Tu lâchas un soupir, sans parvenir à trouver une quelconque réponse. Tout le monde fait ce qu’il a à faire parce que ce doit être fait. Quant à toi, ton rôle se résumait à quoi ? Vaincre les titans, être celui qui en tue le plus pendant une mission, permettre au plus grand nombre de s’en sortir quitte à te mettre en danger, pour ne pas perdre encore d’autres précieuses vie. Tes camarades. Vos camarades. Tu allas ranger les insignes en silence, cela ne faisait pas si longtemps que ça qu’ils étaient partis. Tu les mit avec ceux d’Isabel et Farlan, avant de fermer le tiroir. Tout ça fait parti de ton passé, et il faut que tu te tournes vers l’avenir, un avenir incertain malheureusement. Tu sortis prendre l’air, habillé en civil. Il fait une chaleur à tomber par terre, une chaleur étouffante, pas mal casse burne d’ailleurs.

Tu décidas néanmoins de ne pas rien faire, parce que c’était tout bonnement impossible pour toi de rester à marcher sans aucun but précis. Tu décidas de retourner à Nedlay. Pourquoi ? Aucune idée. Tu aurais pu aller ailleurs, ça aurait été la même chose. Quoiqu’il en soit, ton choix se porta sur Nedlay, histoire de patrouiller un peu. Etant en civil, tu aurais plus de chance de croiser les connards sans qu’ils ne fuient plutôt qu’en uniforme. Cela dit, beaucoup te connaissent, au moins de réputation. Après, les plus cons viendraient s’en prendre à toi à cause de ta taille. Cela t’était déjà arrivé. Les gens te sous-estiment à cause de ta taille. C’est une chose que tu ne comprendrais jamais. Comment peuvent-ils s’en tenir au physique ? Il faut vraiment être con pour attaquer quelqu’un là-dessus, et ça s’appelle de la discrimination. Après tout, tu en as déjà été victime, que ce soit par ton passé de « racaille » que sur ta taille auprès de certaines personnes. Cette Terre est décidément corrompue et réellement merdique.

Le voyage de Karanese jusqu’à Nedlay se fit sans encombre, tu as été silencieux durant tout le voyage. Aller et venir entre les districts sans qu’on vienne te faire chier était une chose que tu chérissais, car après tout tu faisais partie de ces personnes qui peuvent voyager entre les districts, sans avoir besoin d’un accord d’une tierce personne en permanence. La chaleur est réellement accablante, et tu sens des perles de sueur sur ton front. C’est abominable ce temps, en plus d’agacer profondément. Tu regardas la porte en silence, tandis que tu entras dans le tunnel qui mène à l’intérieur du mur. Tu jetas un regard par-dessus ton épaule, comme si tu laissais la liberté derrière toi. Une sensation assez étrange d’ailleurs. Une fois arrivé, tu allas directement te mettre à l’ombre, où il faisait déjà bien meilleur. C’est plus possible de rester en plein soleil. Tu saluas les soldats de la Garnison qui était là, avant de commencer à entamer ton tour. Avant d’aller affronter le brouhaha de la ville et la chaleur que dégage cette dernière avec l’activité humaine, tu commenças à longer le mur, vidant ta tête de toutes tes pensées. Tu levas les yeux vers le ciel, regardant ces nuages blancs passer paresseusement, n’ayant que ça à faire. Ils sont haut, très haut dans le ciel, et tu te demandas alors ce que c’était comme impression, de voler. C’est une question que tu t’étais posé plusieurs fois, parce que c’était ça la véritable liberté. Pouvoir voler comme un oiseau, au-delà des murs, au-delà de toutes les frontières que l’Humanité construit pour ne pas passer de l’autre côté. Tu pouvais presque rêver de vouloir être un oiseau, libre, et ne rien demander à personne, ne dépendre plus de personne. Plus jamais.

Le bruit d’une chute, et la plainte d’une voix féminine te fit revenir les pieds sur terre, avec regret. Tu vis alors une jeune fille, tu ne pouvais déterminer son âge, cela semblait assez trompeur. Cette jeune fille, tu avais loupé sa chute visuellement, mais tu l’as parfaitement entendu. D’abord tu ne dis rien. Après tout ce n’était pas ton genre de te moquer de la douleur des autres. Néanmoins, tu haussas un sourcil quand elle éclata en sanglot en se plaignant qu’elle a le nez cassez. Là tu levas les yeux au ciel et tu t’approchas finalement.


« C’est pas cassé gamine, sinon tu pisserais le sang. »

Tu t’accroupis devant elle pour l’aider à se relever, trouvant ça assez lamentable qu’elle reste à terre. Au moins qu’elle se redresse, avec un minimum de dignité. Un rapide coup d’oeil te fit comprendre qu’elle était de la Garnison… La Garnison embauche des pleurnichards maintenant ? Si elle pleurait pour une chute, elle se pisserait dessus ou serait morte d’un arrêt cardiaque si elle voyait des titans. Tu soupiras légèrement en regardant son nez, simplement rougit par le choc, alors tu lui fis simplement une légère pichenette sur le front.

« Allez arrête de chialer va, c’est rien, et y a pire dans la vie. »
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Swann Venestraale
Garnison •• Soldate
Ven 9 Juin - 19:19

Tout d'abord aveuglée par le soleil qui brillait haut dans le ciel, Swann ne fut pas capable de discerner les traits de l'homme devant lequel elle venait de s'étaler de tout son long.
C'est trop la hooooonte... se plaignit-elle intérieurement.
Heureusement pour elle, le malencontreux spectateur ne se moqua pas d'elle, bien au contraire. Ou du moins, pas encore.
Il s'approcha de la demoiselle, très occupée à pleurer sur son sort en restant assise au sol comme une petite âgée de 4 ans, pour finalement lui dire que son nez n'était pas cassé.
Mais comment pouvait-il savoir hein ? Il ne l'avait même pas regardé, son pauvre petit nez ! Mais d'une certaine façon... il n'avait pas tout à fait tort. Si les dégâts étaient aussi importants qu'elle le disait, alors nul doute qu'elle saignerait abondemment. Elle dégagea ses mains pour en observer l'éventuel contenu. Mais rien n'était venu tâcher sa peau blanche et unie, pas la moindre goutte pourpre.
Rassurée, mais toujours souffrante, Swann essuya timidement les larmes qui roulaient encore sur ses joues, sans oser regarder l'inconnu dans les yeux.

C'est avec joie qu'elle se laissa faire lorsque son nouvel interlocuteur la soutint pour la relever. Elle n'aimait pas paraître faible, inutile et pleurnicharde, mais elle aimait que l'on s'occupe d'elle de la sorte, avec attention et égard.
Sur l'instant, elle hésita. Devait-elle se plaindre encore un peu plus si elle voulait obtenir un câlin ? Ou s'en irait-il exaspéré par son attitude ? Difficile à dire.
Ainsi dans le doute, elle se contenta d'observer le visage du civil qui l'avait remise sur pieds.
Et devant cette mine fermée et inexpressive, elle était encore plus perdue et indécise de la manière dont elle devait se comporter.
La pichnette que son front encaissa la laissa toute penaude. Elle baissa les yeux vers le sol et entortilla ses doigts dans une danse compliquée, démonstration de son embarras maladif.

- Oui Monsieur... chuchota-t-elle honteuse de s'être laissée aller de la sorte.

Swann glissa une mèche de cheveux derrière son oreille en relevant la tête, sans pour autant oser affronter le regard sévère de ce personnage, qui, à bien y penser, ne lui était pas tout à fait inconnu. Une attitude dont on lui avait parlé, une personnalité à ne pas à en douter, dommage qu'elle n'ai pas été très concentrée sur les propos de son supérieur ce jour-là. Pas plus que d'habitude en somme.
Elle voulait remercier l'homme pour l'aide qu'il lui avait apportée, mais craignait que ce dernier ne tourne les talons pour ne plus jamais la revoir. Si elle s'était vautrée à ses pieds... il devait y avoir une raison n'est-ce pas ?
Ne croyant pas aux hasards mais bien à un coup perfide du destin, elle décida qu'elle devait retenir le bel inconnu, coûte que coûte.
Elle lui tendit une main en guide de politesse et de salutations et se présenta :

- Je m'appelle Swann, je fais partie de la Garnison. Merci de m'avoir aidé. Je peux... vous offrir quelque chose ? demanda-t-elle sans tout à fait l'inviter à boire. Et je... Je ne suis pas une gamine, j'ai 25 ans Monsieur le gentil monsieur.

Pas crédible un seul instant.
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Levi Ackerman
Bataillon d'Exploration •• Caporal-Chef
Sam 10 Juin - 11:36
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Un faible « Oui monsieur » traversa les lèvres de la soldate de la Garnison. C’était bien la première fois que quelqu’un te disait « Oui monsieur », et c’était un peu perturbant. Non ironiquement. Tu regardas la jeune femme, elle semblait vraiment mal à l’aise. Tu levas les yeux au ciel en retenant un soupir. Tout le monde se moque d’elle en permanence pour qu’elle soit comme ça ? A chaque fois qu’elle se casse la gueule lamentablement au sol ? Si c’était vraiment le cas, alors c’est réellement triste pour elle.

« Je vais pas te juger. »

Si c’était le cas, alors tu devrais juger tout le monde au Bataillon parce qu’ils ont tous un grain. Toi-même d’ailleurs tu n’étais pas très saint d’esprit, il faut malheureusement se l’avouer. Il faut avoir un petit quelque chose de fou pour aller rejoindre les ailes de la liberté. Cela te rappelait une certaine conversation avec Kristopher, mais passons. Tu t’apprêtais à partir et à continuer ta ronde bien tranquillement quand la soldate tendit la main vers toi. Et merde. Bon. Tu serras sa main, tandis qu’elle se présenta. Donc tu te tenais face à la dénommée Swann, très bien. De la Garnison… Tu lui dis ou pas que t’as des yeux et que tu as vu son insigne ? Non. N’allons pas faire pleurer cette gamine encore un peu plus, sinon tu en entendrais encore parler et tu serais aussi connu comme le connard qui fait pleurer les femmes, alors qu’à la base elle est tombée seule. Les rumeurs partent vite et peuvent aller très loin en règle générale. Ensuite elle voulait t’offrir quelque chose… Dans le sens « à boire » du terme ? Cela te paraissait logique, on n’offre pas des trucs à un inconnu qui vous ramasse dans la rue, sauf pour lui forcer la main et l’obliger à faire ce que l’autre veut. Tch.

« Levi. »

Tu commençais d’abord par te présenter, cela n’aurait aucun sens. Tu te contentais de ça, parce que c’était tout à fait suffisant. Ce simple prénom. Juste Levi. La manière dont tu t’es toujours présenté. Tu l’observas de haut en bas. Tu avais cette impression qu’elle aurait préféré être partout, sauf ici, alors tu haussas les épaules.

« T’es pas censée être en service ? M’enfin pourquoi pas. Avec cette chaleur, c’est pas de refus. »

Tu la regardas bizarrement ensuite, quand elle te dit qu’elle a vingt-cinq ans. Alors tu ne sais pas ce qui te perturbait le plus. Qu’elle aie vingt-cinq ans dans un corps de gamine – enfin tu peux parler, t’es pas bien mieux, surtout niveau taille – ou qu’elle te dise « Monsieur le gentil Monsieur ». Quoi ?

« ...T’es sérieuse en me disant ça ? »

C’est la première fois qu’on te la faisait celle-la. Franchement, tu ne savais pas vraiment quoi en penser. L’air blasé, un sourcil haussé, tu te demandais si elle se foutait de toi ou si c’est simplement de la maladresse, encore et toujours. Parce que si jamais elle se foutait de toi, ça irait très certainement très mal pour elle, et t’irait pas avec le dos de la cuillère… Et là elle pourra pleurer pour quelque chose. Tu finis par pousser un soupir. Les soldats de la Garnison sont tous comme ça, eux aussi ils sont complètement tarés ? C’est donc un critère de sélection ça, être taré. Un peu comme la Brigade où il faut être très con pour y aller. Très con et corrompu. Il y en avait qui tenait peut-être la route, mais tu ne les connaissais pas, tu n’avais pas envie de les connaître ni de les rencontrer, ni d’être avec eux, bref, c’est limite si pour toi la Brigade n’existait pas. Quant à la Garnison, tu côtoyais peu ses soldats, donc difficile à dire… Tu savais seulement que la plupart sont des pochtrons. Après il y en avait qui valait le coup, comme cette dénommée Rico, il y avait Pixis… Mais même Pixis c’est un pochtron, ça ne voilait la face de personne, bien au contraire.

Cela dit, tu te trompais peut-être sur le compte de Swann et qu’elle était une soldate aguerrie avec l’âge, à vingt-cinq ans après tout, elle a dix ans de boulot derrière elle, si tant est qu’elle a commencé son entraînement à douze ans, et donc sortie à quinze. Enfin. Vu comment elle s’était vautrée, et comment elle pleurait pour rien, tu en doutais, mais parfois même les pleurnichards peuvent avoir des ressources plutôt impressionnantes et inattendues. En règle générale, tu préférais voir avant de te faire réellement une idée, parce que souvent, un pleurnichard reste un pleurnichard, sans plus. Tout le monde a sa chance, fort heureusement, mais dans le métier, si t’es faible, tu te feras marcher dessus, c’est aussi simple que ça.


« Appelle-moi Levi, ou Caporal à la rigueur, mais t’oublie les monsieur et compagnie. C’est extrêmement gênant. »

Elle avait sûrement dit ça parce qu’elle ne te connaissait pas. Que ce soit bien clair cela dit, au moins elle saurait comment t’appeler, voilà tout, et puis ça irait très bien comme ça. Tu remarquas aussi qu’elle n’avait pas lâché ta main, et tu le fis pour elle. Jamais une poignée de main fut si longue, tu devais l’avouer, et ça aussi c’était gênant. Tu te demandais ce qui t’attendait, parce que tu avais accepté d’aller boire un verre avec elle, donc tu ne pouvais pas refuser, pas maintenant. Enfin si, tu pouvais, mais bon, même toi tu savais indirectement que tu n’avais rien de mieux à faire actuellement, puisque c’est ton jour de repos. Cela dit, tu ne la ferais certainement pas boire pendant le service. Tous les soldats de la Garnison sont partiellement bourrés en milieu de journée, t’avais pas envie d’être en compagnie d’une pochtronne de plus, sinon tu devrais la ramener et ça c’est chiant aussi. T’es pas non plus la babysitter de cette fille, Swann. Après tu ne pouvais pas lui interdire de boire non plus. Bon, tu aurais dû partir et dire « Non » d’emblée.

Allez quand même, ça fait du bien d’être avec d’autres personnes que le Bataillon. Pour une fois. Enfin. Tout dépendait de comment se comportait Swann après tout. Tout dépend de si elle se bourrait la gueule surtout. Ce ne devait pas être son genre, vu comment elle est, mais ce genre de personnes peuvent réserver des surprises. Faut pas se fier aux apparences, et ça tu le sais très bien.
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