RSS
RSS


Le groupe du BATAILLON et des SHIFTERS sont fermés pour les OCs, merci de privilégier un autre groupe !
Encore beaucoup de personnages du manga libres !
Pleins de prédéfinis attendent d'être adoptés, n'hésitez pas. ♥
A partir de maintenant, tout personnage métisse se verra refusé pour garder une certaine logique avec la "rareté" de ces personnes, exactement comme les asiatiques. Merci de votre compréhension !

 :: ∆ Mur Rose :: Villages Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Le village abandonné [ft Joshka Everhart]

avatar
Missives : 62
Soldat depuis le : 18/06/2017
Vieillesse : 22
Voir le profil de l'utilisateur




Arunja Khan
Garnison •• Soldat | Maître-chien
Mar 27 Juin - 18:27

ft. Arunja Khan

ft. Joshka Everhart

「Le village abandonné」

Aujourd’hui, rien de spécial ! Comme d’hab quoi ! Arn devait commencer tôt aujourd’hui. Mais à quoi bon se lever tôt si la journée consistait à rien faire. Quitte à rien branler, autant être en tenue décontractée plutôt qu’en uniforme ?! Rester toute la journée en caleçon dans la piaule … un peu comme en permission. Mais bon quand faut y aller, faut y aller ! Arn se leva péniblement en faisant tomber son chien qui était couché sur lui. L’animal couina et le soldat s’excusa. Il attrapa ses vêtements qui trainaient par terre. Il se contenta de son pantalon noir de récup pas très conventionnel. Un vieux truc usé et troué de partout, mais Arn en avait rien à faire. Venant des souterrains, il avait l’habitude de mettre des trucs qu’on avait parfois du mal à qualifier de vêtements. Puis il avait pas beaucoup d’argent et avait un chien à gérer. Après c’est vrai qu’une partie de la solde était dépensée dans l’alcool et les prostituées. Il mit son harnais tridimensionnel, ses bottes et sa veste d’uniforme. Il était resté torse nu sous son uniforme. Il n’avait plus qu’une chemise, mais il préférait la garder pour d’autres occasions. Arn prit son fusil et son chien et quitta sa chambre.

Arn descendit au rez de chaussé pour prendre son petit déjeuner. Deux collègues de la Garnison étaient déjà en train de manger. Visiblement, les gars des Brigades étaient de permission aujourd’hui. En même temps, les emplois du temps étaient très variables. Après avoir commandé son repas, Arn s’installa à la table de ses collègues et la serveuse lui apporta rapidement sa commande. Au menu, du jus de chaussette, une bouillie aux fayots et un morceau de pain. Arn commença à demander les nouvelles à ses camarades.

« On est que tous les trois de service aujourd’hui ?
- Ouais malheureusement !
- Toutes manières on a pas grand-chose à faire …
- Les mecs des Brigades sont tous en permission apparemment aujourd’hui. Eh t’as pas l’air en forme toi ! T’as passé toute la soirée avec des filles ?!
- Euh … non … toutes manières j’ai quasiment plus rien ! C’est les voisins qui l’ont encore fait et tu sais on dirait qu’on égorge un porc juste à côté de ma piaule quand ils le font. Et ça s’est passé plusieurs fois dans la nuit.
- Décidément, ils arrêtent pas ! Eh, tu utiliserais pas parfois ces voisins comme alibi quand tu as bu toute la soirée ?
- Nan je t’assure, j’ai rien bu !
- C’est ça, je te crois ! »

Arn termina son repas et quitta l’auberge pour aller faire son tour dans le village. Le début de journée était assez calme. A cause des trafics des gangs qui faisaient la loi, les villageois étaient timides et sortaient que pour des nécessités. La plupart des commerçants n’avaient pas encore ouvert leurs échoppes. Arn vit un groupe de cavaliers arriver dans la rue principale. Au vu de leur dégaine, c’était certainement des membres d’un gangs. Ils se dirigeaient vers l’épicerie encore fermée. L’un enfonça la porte pour se servir. Deux autres surveillaient Arn et des gorilles solidement armés en plus. Le soldat ne faisait pas le poids face aux gangsters et même avec ses camarades. Il laissa donc faire les types qui étaient clairement les maîtres des lieux. Après s’être servis, les cavaliers disparurent dans la poussière. Arn s’assied sur la marche d’un commerce et soupira. Il était impuissant et ce qu’il l’effrayait c’est le jour où un supérieur assez sérieux voit ça, il s’empresserait d’envoyer tous ces poltrons proches des Murs ou en prison. Si seulement ils étaient pas aussi peu nombreux et qu’on leur fournissait des moyens de lutte réellement efficaces. Seulement, des gens haut-placés avaient des intérêts dans ces trafics et fallait qu’ils continuent. En attendant, c’était les soldats qui se récupéraient les plaintes des habitants.

Velke posa sa tête sur les jambes de son maître. Que ferait Arn sans ce chien ?! Cet animal était son plus fidèle compagnon et sans lui comment, il pourrait tenir face à une telle situation.

Le reste de la mâtiné se passa sans encombres. Arn retourna à l’auberge afin de prendre son repas du midi. Il retrouva ses collègues et passa le déjeuner avec eux. Après cela, il retourna à sa ronde. L’après-midi, les rues étaient un peu plus vivantes, mais ça valait pas le dynamisme de villes voisines avec plus de soldats et donc sur lesquelles les gangs avaient moins d’emprise. L’homme s’écarta à la vue d’une diligence qui arrivait droit sur lui. Mais il ne fut pas au bout de ses peines quand il vit une dame âgée s’apprêtant à traverser. Arn se rua sur la personne âgée et la fit tomber du côté opposé de la diligence qui passa à toute vitesse devant eux. Le soldat soupira content d’avoir sauvé cette vielle dame. Un coup de sac à main le tira de ses pensées. C’était la vielle qui n’était pas vraiment reconnaissante qu’on lui ai sauvé la vie. Elle le traita de tous les noms sous le regard de Velke. L’homme voulu aider la dame à se lever, mais elle lui redonna un coup de sac à main et se leva. Elle redonna un dernier coup de sac à main au soldat toujours à terre avant de partir en ronchonnant. Arn se leva en soupirant. Il reprit la laisse de son chien et épousseta ses vêtements avant de repartir faire sa ronde.

Arn revit le groupe de bandits de la mâtinée revenir à la charge. Cette fois, les villageois étaient de sortie et tous se ruèrent dans les bâtiments les plus proches, d’autres se mirent derrière Arn. Aussitôt les gorilles se mirent près d’Arn afin qu’il ne puisse pas nuire à leurs activités. Velke qui aboyait fut assommé par un des baraqués. Trois autres types lourdement armés étaient partis surveiller les deux autres collègues du soldat. Pendant ce temps, le reste de la bande se servait dans les commerces, ils emportaient les caisses, de la nourriture et des armes. Puis ils disparurent de nouveau sans que les soldats puissent faire quoique ce soit. Arn vit son chien reprendre connaissance. Il était sonné et saignait au niveau du crâne. Arn arracha un morceau de tissus pour éponger la blessure de son compagnon. Il alla rejoindre la taverne afin de trouver de l’alcool pour soigner l’animal. Arn se rappela de l’instant où il avait vu Friedrich baigner dans une mare de sang après avoir voulu s’opposer à la volonté d’un gang. Ils avaient été plutôt conciliants avec Velke. L’homme remonta dans sa chambre avec son compagnon. Il laissa Velke dans sa chambre pour qu’il se repose une fois soigné et redescendit pour continuer son service. Et cette fois-ci, il rejoignit ses camarades qui avaient également décidé de finir ce service à la taverne afin de se remonter le moral à cause de leur impuissance. Ils commandèrent tous des bières.

Ce que les soldats de la Garnison ignoraient, c’est qu’ils avaient été surveillés et qu’on allait pas tarder à perturber leur petit quotidien.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Missives : 69
Soldat depuis le : 15/05/2017
Vieillesse : 20
Voir le profil de l'utilisateur




Joshka Everhart
Brigades Spéciales •• Caporal
Dim 2 Juil - 1:10
Le village abandonnéArunja & Joshka
Ca faisait bien longtemps que Joshka n'avait pas eu de permission. A vrai dire, à chaque fois qu'on lui proposait des journées de repos, il avait plutôt tendance à refuser. Trop travailleurs, trop têtu aussi pour qu'il comprenne qu'il n'était pas une machine et ne pouvait pas rester à son poste en permanence. Est-ce qu'il en avait quelque chose à faire de tout ce qu'on pouvait lui dire? Non. Pourtant pour cette fois il avait décidé de prendre son jour de repos, parce qu'on lui avait forcé la main à vrai dire. Au grand plaisir de certains qui auraient une journée de vacances sans l'androgyne dans les parages pour leur remonter les bretelles. Et plutôt que de moisir à Stohess au risque que son sens du devoir reprenne le dessus, Joshka était parti le matin même dans l'enceinte du mur Rose, probablement pour faire un tour dans les villages aux alentours. Enfin, il aviserait une fois qu'il aurait franchi la porte de Stohess, ce qui ne tarda pas à arriver.

L'albinos avait emprunté un des chevaux alloués aux Brigades pour se déplacer hors du mur. Hors de question pour lui de dépendre d'un quelconque marchand qui faisait les allées et venues hors de Stohess, il tenait à être libre de mouvement et de pouvoir rentrer au bercail quand il le voulait. De l'autres côté de l'immense herse le paysage changeait du tout au tout. Joshka y retrouvait déjà un air de campagne, un air de chez-lui. Ca faisait bien longtemps qu'il n'était pas retourné à son village natal d'ailleurs. Mais celui-ci était situé bien trop loin du mur Sina et il n'aurait pas assez d'une journée pour s'y rendre, d'autant plus que le terrain dans cette région de Rose où il avait vu le jour était difficilement praticable. Ce n'était pas exclu qu'il refasse la route jusque là bas un jour, mais ce ne serait pas pour maintenant. A la place il talonna son cheval pour aller galoper librement dans l'immense plaine qui s'offrait à lui.

Il croisa plusieurs convois sur sa route, qui allaient et venaient entre les villages de Rose et ses districts et ceux de Sina. De simples voyageurs, des marchands, des entrepreneurs bien gardés et accompagnés même et de temps en temps des troupes de la Garnison qui surveillaient ces allées et venues. Joshka en restait le plus loin possible lui, bien qu'il était en civil aujourd'hui et n'arborait pas l'écusson à la licorne verte. Il voulait juste profiter de ces instants qui lui rappelaient la vie insouciante qu'il avait mené avant de décider de marcher dans les pas de sa soeur en rejoignant une brigade d'entraînement pour rejoindre l'armée. Parce que même s'il ne l'admettrait pas, cette journée à ne rien faire n'était pas si mal finalement.

Après quelques heures passées en rase campagne et une pause près d'un petit bois pour prendre le temps de manger et se reposer un peu, l'albinos arriva dans un petit village. Un village... Assez mort en fait. Il en fut le premier étonné, alors qu'il tirait sur les rênes de sa monture pour la mettre au pas. Les bâtiments étaient décrépis, un peu désuets, typiques de ces villages perdus dont personne ne connaissait le nom, un peu comme celui où il avait grandi en fait. La première scène dont Joshka fut témoin était celle d'un homme qui écarta une vieille dame du chemin d'un convoi qui avait manqué de l'écraser. En y regardant mieux, le caporal avait reconnu l'écusson de la Garnison sur la veste du soldat... Qui se faisait désormais malmener par la vieille alors qu'il l'avait aidé. Joshka soupira, mais décida de ne pas intervenir. Au moins celui là avait essayé...

L'albinos décida après ce spectacle tragi-comique de mettre pied à terre et alla attacher son cheval à l'abri des curieux. A vrai dire, au vu de l'état de ce village, il craignait ne pas retrouver sa monture lorsqu'il aurait fini de faire le tour des lieux. Oh, il aurait pu tout simplement passer son chemin et trouver un meilleur endroit pour flâner. Mais il était curieux de savoir pourquoi on avait stationné la Garnison dans un coin aussi perdu que celui là.

Et ce dont il fut témoin quelques minutes plus tard l'indigna au plus haut point.

Un gang pillait les quelques commerces du village, sous les yeux d'habitants effrayés qui n'osaient rien faire contre eux. Au départ, en voyant plusieurs écussons orné de la rose de la Garnison, Joshka crut que les soldats étaient là pour condamner ces voleurs. Mais non. Ils restaient là sans rien faire, à attendre littéralement que le groupe ait fini ses petites affaires. Oh, il y avait bien le chien de celui qui avait voulu aider la vieille plutôt qui aboyait dans l'espoir d'intimider les pilleurs, mais il se tut bien vite quand l'un d'entre eux l'assomma. L'albinos se retenait d'intervenir, même sans être armé. Ces types étaient bien trop nombreux pour lui et il se doutait qu'il ne pourrait pas compter sur les soldats présents pour lui filer un coup de main. Alors il resta au coin d'une petite rue, à observer et attendre en espérant quand même que l'un de ces bras cassés allait faire quelque chose. Mais rien en vint. Les voleurs repartirent en emportant tout ce qu'ils voulaient, sous le regard rempli de colère et d'incompréhension de l'albinos.

Autant il n'avait pas le droit d'intervenir parce qu'il n'était pas en service, autant son sens de la justice reprenait le dessus et il se devait de faire quelque chose pour remuer les puces de cette bande de bons à rien de la Garnison. Après ils s'étonnaient de traîner une réputation de tire au flanc ais quand on voyait ce genre de choses arriver, dans un si petit village de surcroît... Il y avait de quoi s'arracher les cheveux. Ce fut sans étonnement qu'il vit les soldats se rendre à la taverne la plus proche et il décida de les suivre. C'était le genre d'établissement un peu croûlant qui devait connaître ses habitués, aussi ne passerait-il pas inaperçu. Néanmoins, il fit comme si de rien était et alla s'installer à une table proche de celle des soldats de la Garnison tout en commandant une bière, histoire de se fondre dans la masse et ne pas trop attirer l'attention sur lui non plus. Puis après quelques minutes il finit par s'approcher de la table des soldats et voulut attirer leur attention, en claquant sa pinte de bière sur la table sans aucune gêne.

"Je peux vous poser une question messieurs?"

En peu de temps, Joshka avait retrouvé son air froid et autoritaire qu'il réservait aux paresseux de son escouade à Stohess. Chassez le naturel, il revient au galop comme on dit. Il n'attendit pas de réponse de la part de ces hommes avant de continuer.

"Vous laissez souvent les pauvres gens du coin se faire voler le peu de biens qu'ils ont? C'est une habitude peut être?"

Son ton montait lentement, ce qui prouvait que ce genre de situation l'énervait au plus haut point. En fait, il ne se serait mêlé de rien s'il n'avait pas vu de ses propres yeux un tel manquement aux devoirs de soldat. Maintenant il était à peu près sûr de s'être fait repérer par l'ensemble des clients de la taverne. Mais tant pis, justice serait faite, même si ce n'était pas censé être ses affaires lorsque ça touchait à l'extérieur de l'enceinte du mur Sina.
© 2981 12289 0

______________________________
La liberté. Rengaine pompeuse de notre civilisation. Il n’y a que ceux qui en sont privés qui savent ce que cela signifie.


Mon Euro Symbolique Huhu bah alors ?:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Missives : 62
Soldat depuis le : 18/06/2017
Vieillesse : 22
Voir le profil de l'utilisateur




Arunja Khan
Garnison •• Soldat | Maître-chien
Dim 2 Juil - 12:53

ft. Arunja Khan

ft. Joshka Everhart

「Le village abandonné」

Rien de tel qu’une bonne bière après une journée aussi pourrie ! Arn et ses camarades s’étaient installés autour d’une table avec une bonne pinte et surtout un journal histoire de voir les nouvelles pour déprimer un peu plus. Un client l’avait oublié à l’auberge dans la mâtiné et donc ils allaient pouvoir se renseigner un peu sur l’extérieur du bled même si les nouvelles n’étaient plus de la première fraicheur. A la une, comme d’hab, encore des déboires liés au Bataillon, en même temps, ces types étaient des tarés. Ensuite les nouvelles inutiles constituant la majorité du contenu du journal, parmi-elles des potins sur des nobles dont on en a rien à faire mais on regarde quand même, des évènements pas intéressants pour un clou comme l’ouverture de la foire à la saucisse dans un district aisé de Sina. Puis pour finir, on avait le droit à des énigmes au dos du journal au dessus d’une pub de propagande visant à engager des soldats. Trop occupés à picoler et à réfléchir aux jeux du journal, les soldats n’avaient pas vu le type albinos passer derrière eux.

Alors qu’Arn et ses camarades s’embrouillaient avec cette énigme pourtant niveau facile selon le journal, ils furent interrompus par le claquement d’une pinte de bière sur la table proche de la leur. Arn leva la tête suivi de ses camarades en direction de l’origine du bruit. Il s’agissait d’un jeune homme albinos efféminé qui semblait vouloir leur attention. Et surtout il semblait pas vraiment manquer de gène. Arn se demandait si c’était pas un membre d’un gang. Si c’était le cas, il ne l’avait jamais vu dans les parages à moins qu’il vienne de nuit.

"Je peux vous poser une question messieurs?"

Il parlait sans gène d’un ton autoritaire. Il n’attendit pas que les soldats s’expriment pour rajouter un commentaire.

"Vous laissez souvent les pauvres gens du coin se faire voler le peu de biens qu'ils ont? C'est une habitude peut être?"

Le ton du type était clairement le ton d’un supérieur voulant remonter les bretelles de soldats. Et si c’était un haut-gradé en permission ?! Il allait vite déchanter s’il s’opposait aux gangs. Le dernier qui l’avait fait avait fini en passoire. Et merci d’enfoncer le clou ! Il ignorait le calvaire de ces gens, mais surtout celui des soldats qui pouvaient rien faire, ici, les gangs avaient le pouvoir et surtout des soutiens haut-placés. Arn avait connu ça dans sa jeunesse dans les souterrains, ces types étaient souvent sous les ordres de résidents de Sina qui développaient tout un réseau tentaculaire complexe dont il était difficile de remonter jusqu’au sommet.

Arn décida tout de même de se justifier et d’expliquer la situation de peur que ça soit un supérieur en permission et le type ne semblait pas appartenir à un gang vu comment il était révolté par ces évènements.

« On a pas vraiment le choix, ces types sont des membres du gang El Diablo, ceux qui ont osé s’opposer à eux on finit en passoire … Ils ont des copains haut-placés dans l’armée et si on s’oppose, on risque gros. Et on a pas de moyens pour se défendre efficacement, on est que trois soldats de Garnison et deux des Brigades Spéciales, mais aujourd’hui ils sont en permission. »

Le soldat voulu dire la suite, mais il ne dit rien quand il vit un groupe d’El Diablo entrer dans la taverne. Arn avait oublié de mentionner qu’ils taxaient tout le monde ici un peu comme dans les souterrains. Là où il y avait de la pauvreté, ces gars s’épanouissaient. Si on était pas avec eux, on était contre-eux et si on voulait rester en vie, on devait payer. Le groupe comptait une dizaine de types tous bien armés que ça soit avec des armes à feu ou des équipements tridimensionnels. Ils pouvaient frimer avec vu que les soldats étaient impuissants et que le pouvoir était conciliant avec-eux.

« On vient chercher les taxes ! Donnez votre monnaie ou si vous avez rien d’autre, donnez des trucs ayant un minimum de valeur ! Prenez les armes des soldats, ça sera leur paiement mensuel !»

Les gorilles immobilisèrent les trois soldats et prirent leurs armes. Arn ne pouvait rien faire face au type bien plus costaud que lui qui l’avait plaqué contre le mur. Ici, c’était clairement les maîtres. Ils menaçaient les gens de leur donner ce qu’ils avaient. Ils étaient déjà assez pauvres alors que cette route fréquentée aurait pu apporter gros aux commerçants, mais avec ce gang qui gangrénait le village, ils étaient clairement appauvris. Et toutes ces richesses iraient sûrement à Sina alimenter le gratin du gang. Arn avait totalement perdu espoir, il savait qu’on ne pouvait pas lutter contre El Diablo, trop d’amis haut-placés pour prendre des risques. Les gangsters remarquèrent l’albinos qui avait interpellé les soldats un peu plus tôt. Un des types s’approcha du nouveau venu.

« Eh toi ! T’es nouveau dans le coin ! On va t’apprendre les bonnes manières ici. Tu vas gentiment nous donner ton fric sans faire d’histoires. Les soldats peuvent rien contre nous de toutes façons ! »

Arn soupira. Cette journée était vraiment merdique. Les mecs d’El Diablo étaient vraiment en forme et si l’albinos était un supérieur, ils étaient dans la merde !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Missives : 69
Soldat depuis le : 15/05/2017
Vieillesse : 20
Voir le profil de l'utilisateur




Joshka Everhart
Brigades Spéciales •• Caporal
Mer 12 Juil - 14:59
Le village abandonnéArunja & Joshka
Pour l'instant, aucun ne semblait enclin à répondre aux questions de Joshka. Ca lui avait arraché un soupir agacé d'ailleurs et il était à deux doigts de répliquer quand le soldat torse nu qu'il avait vu plus tôt décida de prendre la parole pour ses camarades. Il expliqua donc pourquoi personne n'arrêtait les voyous du coin, pourquoi les gens se faisaient voler sans rien dire. L'albinos fronça légèrement les sourcils. Ne rien faire parce que ces types avaient des relations haut placées? On ne les fournissait pas en effectifs ni en armes? Joshka avait du mal à comprendre en quoi ça empêchait de faire quoique ce soit pour contrer ce genre de bandits. Ils avaient beau être dans les petits papiers des hautes sphères de la société, ils n'en demeuraient pas moins des voleurs et des tyrans, même dans un village aussi insignifiant que celui là. Si un village perdu ne pouvait pas avoir la paix, l'albinos n'osait pas imaginer ce que ça donnerait à plus grande échelle.

Toujours est-il qu'il allait clairement faire comprendre au peu de soldats postés ici que se laisser faire n'était pas la solution. Même s'il n'était pas en fonction aujourd'hui, il ne laisserait pas passer ça. Il allait leur montrer ce que signifiait se bouger une bonne fois pour toutes. Joshka allait répliquer au soldat qui lui avait expliqué la situation mais fut interrompu par une bande armée qui rentra dans la taverne. Certains étaient pourvus d'armes à feu, d'autres d'équipements tridimensionnels. A vrai dire voir ça semblait bien ironique quand on remarquait que les soldats de la Garnison du coin étaient à peine armés et ne se servaient pas du peu qu'ils avaient.

Les voyous commencèrent à réclamer des taxes aux gens présents dans la taverne, ainsi que les armes des soldats. Et personne ne disait rien, ce qui achevait d'outrer Joshka. Cette situation commençait à faire bouillir son sang dans ses veines. Même sous la menace d'un gang, l'albinos ne comprenait pas comment on pouvait autant se laisser faire. Les corps d'armée devait chacun protéger la population d'une façon ou d'une autre. Le Bataillon se chargeait des titans à l'extérieur, les Brigades faisaient régner l'ordre chez les plus riches et la Garnison était l'équivalent d'une police du peuple. Alors pourquoi laisser tout ces villageois sous le joug d'un gang qui se croyait tout permis?Il fallait savoir s'imposer de temps en temps.

Joshka ne broncha pas lorsque l'un des types approcha en le menaçant de lui donner son argent ou tout autre objet de valeur. Il se contentait de soutenir son regard et de bien montrer qu'il ne comptait pas céder à ses menaces. S'il le fallait, il remettrait un peu d'ordre dans ce village seul, même s'il espérait que les autres soldats allaient finir par se bouger en le voyant tenter d'améliorer la situation. Le regard azuré de l'albinos devint plus glacial, tandis que des mots franchissaient enfin ses fines lèvres rosées.

"Va te faire foutre et rend plutôt leurs biens aux villageois et aux soldats."

La seconde d'après, avant même que l'autre puisse réagir, Joshka lui fit une clé de bras et se tourna dans la direction de ses camarades, son pseudo-otage devant lui pour lui servir de bouclier au cas où les autres tentaient de l'attaquer. Il vérifia aussi rapidement son environnement, afin de ne pas faire de chute malencontreuse à cause d'une table ou d'une chaise si jamais la situation tournait mal.

"Vous allez faire ce que je dis tout de suite. J'hésiterais pas à être plus méchant si vous résistez. Et j'en ai rien à cirer de vos relations haut placées également."

En disant cela il força sur le bras du type qu'il tenait, afin de lui faire mal volontairement. Il se tourna ensuite vers les soldats de la Garnison qui s'étaient laissés faire, l'air un peu en colère.

"Et vous autres vous allez vous bouger le cul, maintenant! Y'a pas besoin d'avoir des armes dernier cri pour savoir vous défendre! On vous a appris quoi à l'entraînement? A vous cacher dans les jupes de vos mères? Réagissez un peu, bon sang!"

Oui, cette fois il était énervé. Et il n'hésiterait pas à distribuer des coups si la situations l'exigeait, même s'il s'était promis de ne pas se mêler de ce genre d'affaires. Mais il y avait des situations qu'il ne pouvait pas laisser passer.
© 2981 12289 0

______________________________
La liberté. Rengaine pompeuse de notre civilisation. Il n’y a que ceux qui en sont privés qui savent ce que cela signifie.


Mon Euro Symbolique Huhu bah alors ?:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Missives : 62
Soldat depuis le : 18/06/2017
Vieillesse : 22
Voir le profil de l'utilisateur




Arunja Khan
Garnison •• Soldat | Maître-chien
Jeu 13 Juil - 21:09

ft. Arunja Khan

ft. Joshka Everhart

「Le village abandonné」

L’albinos gardait un sang-froid à toutes épreuves. Le gars qui lui demandait sa taxe avait beau être armé jusqu’aux dents et entouré de pleins de copains tout aussi bien équipés, le type ne bronchait pas. Ça sentait clairement le genre de gars qu’on pourrait mettre dans un fosse pleine de serpents ou de Titans, il réagirait pareil. Un type futé mais qui contrairement à Arn, ne se laissait pas démonter. Pire, l’albinos défiait le bandit avec un regard glacial ce qui surprit l’interlocuteur habitué à avoir des gens se laissant faire aussi facilement.

"Va te faire foutre et rend plutôt leurs biens aux villageois et aux soldats."

On peut dire que ça a le mérite d’être clair ! Tout le monde était surpris d’une telle remarque et Arn en premier. Il a pas froid aux yeux le type. Autour de lui, plusieurs mecs armés et lui leur dit simplement d’aller se faire voir. Et encore un qui allait finir en passoire ou en carpaccio ! Et sans prévenir, le suicidaire avait fait une clé au bandit pour en faire un bouclier pour se protéger des autres qui n’oseraient pas taper sur un supérieur, d’autant plus qu’il n’y avait aucun bandit derrière et donc ces derniers pouvaient difficilement tuer l’albinos sans que leur copain morfle.

"Vous allez faire ce que je dis tout de suite. J'hésiterais pas à être plus méchant si vous résistez. Et j'en ai rien à cirer de vos relations haut placées également."


L’albinos força sur le bras de son otage qui hurla. Les types se rapprochèrent de l’intrus en laissant les soldats et les autres en plan. Toute leur attention était tournée vers ce gars qui osait leur tenir tête. Ceux qui avaient des armes à feu les avaient mis en joug sur l’albinos et les autres étaient prêts à le transformer en carpaccio avec leurs lames. Ce genre de lame pouvait trancher un Titan à la peau solide sans soucis, alors un humain c’était pas un problème pour ces gars. L’albinos s’adressa aux soldats sur le ton colérique d’un gradé qui prend son boulot au sérieux.

"Et vous autres vous allez vous bouger le cul, maintenant! Y'a pas besoin d'avoir des armes dernier cri pour savoir vous défendre! On vous a appris quoi à l'entraînement? A vous cacher dans les jupes de vos mères? Réagissez un peu, bon sang!"


C’est vrai que la mort de Friedrich avait tellement démoralisé les soldats, que ces derniers n’osaient pas vraiment attaquer ces ennemis bien supérieurs. Puis la Garnison et les Brigades n’étaient pas vraiment les corps d’armée contenant les soldats les plus courageux, c’était clairement pas le Bataillon d’Exploration. Et encore, les Brigades avaient de bons soldats, la Garnison, c’était essentiellement de la bleusaille peu compétente et pas assez courageuse pour le Bataillon. Arn faisait partie de cette catégorie. Mais là, visiblement, l’albinos était dans de sales draps et on avait déjà eu un mort pour avoir voulu s’opposer à ces types, valait mieux pas en avoir un autre sur la conscience, surtout si c’était un gradé en vacances.

Arn vit ses camarades mettre en joug les bandits. Il prit son arme que les gangsters avaient laissé en plan pour s'occuper de l'intrus et mit en joug le gorille qui avait assommé son clebs tout à l’heure. Il savait que c’était un gros costaud, donc il devait viser là où ça fait mal et l’endroit où ça fait mal, il l’avait trouvé. Entre les jambes, c’est très sensible et en l’explosant, le type risquait de bien souffrir comme il faut et si c’est un beauf bien viril comme il faut, perdre ses bijoux de famille serait sûrement comme une mort pour lui. Avant même qu’Arn ait tiré, un vieux avait lancé une bouteille sur la tête d’un type plus maigre qui s’effondra. Une autre personne attaqua un des gars avec un tabouret. Arn décida d’enfin tirer sur le gorille qui se mit à hurler au vu de l’endroit où le soldat avait tiré. Une petite vengeance pour Velke !

Peu à peu, l’ambiance tourna en bagarre générale. L’albinos semblait avoir rallumé une petite étincelle chez tous ces gens. Ils étaient tels des grenades prêtes à exploser et ils n’attendaient que ça depuis longtemps. Les rancoeurs accumulées contre El Diablo explosaient à ce moment là. Et ce groupe était là, au mauvais moment. Il subissait ces rancœurs. Les soldats, entrainés par les villageois s’étaient mêlés à la bagarre et en avaient aussi profité pour régler leurs comptes. Arn, cependant avait vu que le gorille avait repris le dessus malgré le tir. Il s’approchait lentement de sa cible qui reculait effrayée. Le soldat se disait qu’il avait fait une connerie. Le gros costaud para sans problèmes un tabouret qui avait foncé sur lui en le brisant avec sa lame d’équipement tridimensionnel. Arn n’avait pas vraiment le temps de savoir comme le dispositif pouvait permettre de faire décoller un tel gabarit, là, il devait surtout éviter de se faire découper en rondelles un peu comme ce pauvre tabouret. Au dessus de leurs têtes, divers projectiles volaient que ça soit des bouteilles, de la vaisselle, des tabourets et même un table. Arn se dirigea vers la porte en évitant de justesse un type qui tombait sur lui.

Arn sorti enfin de l’auberge suivit du gorille qui arracha une des portes. Un type tomba dans l’abreuvoir des chevaux. Pauvres bêtes qui devaient se demander comment on réagirait si elles tombaient dans les pintes de bière. Le soldat se rendit compte que ce n’était pas une si bonne idée d’avoir quitté l’auberge, car dans la confusion, il aurait pu se faufiler et disparaitre, mais là, il était seul face au gros balourd. Le gars avait l’entrejambes en sang, mais ça n’avait pas vraiment entaché sa motivation, bien au contraire, il comptait bien venger ses bijoux de famille. D’autant plus qu’Arn n’avait pas encore rechargé son arme et le type ne comptait pas lui laisser le temps de le faire. Ces fusils souffraient d’un cadence d’attaque minable contrairement à l’arme de son adversaire. D’autant que le gorille devait faire deux à trois fois le poids d’Arn. Le soldat se disait qu’il n’aurait pas dut l’ouvrir face à El Diablo. Merci le nouveau ! Grâce à lui on aurait de représailles !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bright Shadow Rebirth :: ∆ Mur Rose :: Villages-
Sauter vers: