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Le groupe du BATAILLON et des SHIFTERS sont fermés pour les OCs, merci de privilégier un autre groupe !
Encore beaucoup de personnages du manga libres !
Pleins de prédéfinis attendent d'être adoptés, n'hésitez pas. ♥
A partir de maintenant, tout personnage métisse se verra refusé pour garder une certaine logique avec la "rareté" de ces personnes, exactement comme les asiatiques. Merci de votre compréhension !

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Fall || Joshka & Heath

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Missives : 119
Soldat depuis le : 10/06/2017
Vieillesse : 24
Ven 7 Juil - 11:58
FallFt. JoshkaGrains of sand weak and blood stained
We are, we are
Trying to find our way down through the
Bottomless hourglass
(Orden Ogan → Fields of Sorrow)
Contrairement à certains de mes camarades, je ne rechigne pas vraiment devant une mission. Cela dit, il n’y a pas grand monde au-dessus de moi niveau hiérarchique, excepté Nile, et Mitzi qui est au même niveau que moi. Donc si je choisi quelque chose, c’est parce que j’ai surtout envie de le faire, pas parce qu’on me le demande. Du moins en règle générale. Pour cette fois, c’est complètement différent, il s’agit d’aller dans les souterrains pour mettre en déroute un groupe de contrebandiers plutôt virulents. C’est un problème qui traîne depuis des jours et des jours. On nous rapporte de plus en plus de vols, de meurtres, et personne ne fait rien.

C’est ça qui m’exaspère, qui m’horripile quand je le vois, quand je suis témoin du laxisme des hommes. C’est quelque chose qui m’énerve profondément, parce que je trouve ça honteux que des garçons, des filles, des hommes, des femmes qui se donnent à fond pendant un entraînement ne foutent plus rien alors qu’ils ont largement les capacités de faire quelque chose, de changer beaucoup de choses. C’est quelque chose qui m’énerve autant que cela me fatigue.

Je réfléchis à cette mission tout en nettoyant mon équipement toujours nickel et opérationnel. Je ne suis pas un maniaque mais j’aime savoir mes affaires propres, et prêtes à être utilisées. Après tout un équipement mal soigné fini par porter défaut à l’utilisateur et la mort est souvent ce qui arrive à ceux qui négligent leur matériel. Une mort stupide qui peut être éviter généralement. Après l’équipement tridimensionnel vient mon fusil. Lui aussi il est toujours impeccable et prêt à l’emploi. Je ne le charge jamais à l’avance, un coup est si vite parti et un accident est si vite arrivé. Voilà pourquoi je suis prudent et que je ne permets à personne de toucher à mes affaires. Je range toujours tout, ma maison est toujours reluisante de propreté. Surtout que j’ai mille et une cachette dans cette maison pour ranger toutes mes affaires de valeurs, ou même les armes, pour ne pas qu’un esprit mal intentionné ne me vole mes biens pour ensuite faire le mal. C’est ce que je fais avant de partir en direction des souterrains.

J’ai prévenu que je voulais un homme compétent sur le terrain avec moi. Les soldats à qui j’ai parlé ont dû bien comprendre que je ne veux pas un poltron dans mes jambes, surtout pour une mission où on risque de se faire canarder par les contrebandiers. J’ignore combien ils sont, comment ils sont armés, s’ils sont dangereux. J’y vais parce que je dois le faire, parce que si personne ne le fait, alors ils continueront de se rebeller sous-terre, jusqu’à vouloir quitter cet enfer aux lumières artificielles pour envahir la surface. Même si l’idée de laisser tous ces gens misérables, dans une décharge géante à l’hygiène douteuse, aux problèmes de famine et de santé, on ne pourra pas gérer un soulèvement, surtout de ces gens-là.

Ils pourraient en motiver d’autres, et ainsi de suite. La boucle ne se bouclera que lorsqu’ils auront réussi à aller à la surface. Voilà pourquoi il faut empêcher ça, et rapidement qui plus est. Voilà pourquoi je ne veux pas d’un poltron ou d’un minable avec moi qui ne cessera de me répéter « quand est-ce qu’on rentre ? » alors qu’on est loin d’avoir fini… Voire même, on n’aurait même pas commencé. Je commence à en cerner pas mal de ces petits cons maintenant.

Equipé avec le tridimensionnel, le fusil sur l’épaule, je n’ai pas lésiné sur mes armes pour ne pas être pris au dépourvu et me prendre une balle dans la tête par un homme ou une femme trop agile. Je me dirige vers l’entrée des souterrains en silence. J’y suis déjà allé plusieurs fois pour régler des conflits que personne ne voulait régler, dont personne ne s’intéressait. Je n’aime pas cet endroit, j’ai pitié de ces gens. Ils auraient pu être à ma place comme moi à la leur. C'est pourquoi, en plus de mon équipement, j’ai prit un sac de toile avec de la nourriture, de l’eau claire et potable, pour distribuer. Je le fais à chaque fois. Je fais le bonheur de quelques uns, mais la tristesse d’autre. C’est aussi pour ça que je ne donne jamais deux fois quelque chose à la même personne. Pour ne pas créer de favoritisme.

En bas, certains m’apprécient pour ce que je fais. J’ai déjà entendu des hommes et des femmes me dire que je ne suis pas le même salopard que la plupart de la Brigade, les rares qui viennent sous-terre. Quelque part, ça me fait plaisir, parce que je suis considéré comme quelqu’un de… Bien ? De généreux ? Je ne sais pas trop. Je fais simplement en sorte de donner ce que j’aurais aimé qu’on me donne si j’avais été dans le même cas.

C’est peut-être ma générosité qui me perdra. Je donne une image à la Brigade, à mes subordonnés. Je dois également donner une image aux gens des souterrains. Je ne dois surtout pas montrer une éventuelle faiblesse, un endroit où m’atteindre, je sais que ce sera fini à partir de ce moment-là. Ainsi, je fais croire que je suis cruel et sans-coeur alors que je suis le premier à m’inquiéter pour toutes ces personnes dans les souterrains. Certains le savent, d’autres non.

Pour certains je suis quelqu’un de bien, pour d’autres je reste un salaud de première. Comment leur en vouloir ? J’ai vraiment tendance à me mettre à la place des gens, mais je ne pourrais jamais deviner leurs pensées, ce qu’ils pensent réellement, à moins que ce soit vraiment flagrant. Je me contente de faire ce qui est juste pour moi. Alors empêcher une éventuelle rébellion de se former, c’est juste pour nous, mais injuste pour tous ceux qui veulent se libérer des souterrains, de l’emprise de la faim, la soif, la maladie. Je ne saurais leur en vouloir, je dois simplement faire mon travail. Je veux faire ce qui est juste, mais parfois je ne peux pas appliquer cette justice, et l’injustice règne toujours. C’est en partie pourquoi je reste un salaud pour la plupart des gens malgré cette envie d’aider les plus démunis. C’est comme ça, et ça ne changera jamais réellement.

Je fixe l’entrée des souterrains en attendant le soldat qui devra m’accompagner. J’ai laissé des instructions claires. Un soldat compétent, bien équipé, et qui est prêt à se battre si nécessaire. A prendre des vies si cela est utile. S’il faut agir, c’est maintenant et ne pas trop tarder. Je soupire. Ce n’est plus de mon âge ce genre de missions… Néanmoins, ce n’est pas comme si on me laissait le choix.
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Joshka Everhart
Brigades Spéciales •• Caporal
Ven 14 Juil - 20:29
FallHeath & Joshka
Joshka s'était réveillé ce matin là dans l'idée que ce serait une journée comme tant d'autres avant elle. Faire des briefings, gérer les soldats et les envoyer se bouger le cul pour des tâches quotidiennes. Une journée particulièrement pénible et fatigante donc. L'albinos ne comprenait pas pourquoi les Brigades faisaient preuve d'un tel relâchement, pourquoi les nouvelles recrues se donnaient à fond pour accéder au privilège d'être stationné à Sina si c'était pour ne rien y faire. Ils se croyaient à l'abri ici, loin des titans et du danger. Sauf que les événements récents qui avaient eu lieu à Stohess étaient là pour rappeler que ce n'était plus le cas. Plus personne n'était à l'abri d'un danger imminent, ceux qui vivaient ici comme des rois s'en étaient rendus compte à leurs dépend. Et pourtant malgré tout ça, les soldats continuaient de se relâcher, de passer leurs journées à ne rien faire et profiter de leur belle petite vie. Mais Joshka était là pour les bouger un minimum, malgré les regards qui se levaient et les soupirs exaspérés qui se faisaient entendre. Et si ça ne plaisait pas, il devenait un peu plus méchant et dur avec eux, tant pis pour eux. Il faisait son boulot après tout.

Ce matin n'allait pas manquer à la règle non plus. Une fois son uniforme toujours impeccable revêtu et ses longs cheveux blancs attachés, Joshka allait rejoindre ses quelques hommes pour leur assigner les tâches de la journée. Seulement en cours de route, un soldat vint le trouver avec un ordre de mission venant de ses supérieurs. Il était assigné à une mission dans les souterrains avec le capitaine Heath Baskerville. Il avait déjà entendu son nom, bien qu'il ne l'ait jamais fréquenté. De ce qu'il avait pu entendre, l'albinos savait qu'il s'agissait d'un homme sérieux, mais n'en savait pas beaucoup plus à son sujet. Apparemment, il cherchait quelqu'un de sérieux pour cette mission ce qui voulait dire que c'était une affaire sacrément sérieuse.

Il faut dire que les souterrains n'étaient pas réputés pour être sûrs et fréquentables. Toute la misère de l'humanité se retrouvait là-bas, alors qu'à la surface les gens vivaient dans l'opulence. C'était ironique dans un sens, de voir tout ces malheureux obligés de rester dans un endroit insalubre à peine éclairé alors que des rues pavées et propres les surplombaient. Beaucoup tentaient de fuir cet Enfer situé sous terre pour rejoindre la surface mais la plupart se faisaient arrêter avant d'avoir pu y arriver. L'albinos trouvait ça désolant de ne pas leur fournir un peu d'aide, ne serait-ce que médicale ou sanitaire. Ca ne tiendrait qu'à lui il les aiderait clandestinement, mais il ne connaissait que trop peu la ville souterraine pour pouvoir prétendre à y aller sans se faire canarder, sans compter que l'emblème des Brigades était très mal vu en bas notamment par les gangs et les criminels qui s'y terraient.

Après avoir reçu l'ordre de mission, Joshka abandonna son itinéraire premier pour se rendre à l'armurerie, afin de récupérer l'équipement nécessaire à cette mission. Il procéda donc à quelques vérifications sur son équipement tridimensionnel histoire d'éviter des problèmes quand il serait sous terre puis il vérifia l'état de son fusil avant de le porter dans son dos, sangle lui barrant le torse. Il s'éclipsa ensuite, afin de rejoindre le point de rendez-vous avec le capitaine. Au moins le quotidien allait changer un peu, il n'aurait pas à pousser de coups de gueule constants envers une bande de jeunes incapables qui se feraient limite dessus si on leur demandait de tirer au fusil.

Il ne fallut pas longtemps au caporal pour trouver l'endroit qu'on lui avait indiqué plus tôt. Et il n'aurait pas pu se tromper non plus puisqu'un homme arborant l'uniforme des Brigades attendait là, lui aussi armé. Joshka s'approcha donc et s'arrêta à quelques pas de l'officier qu'il devinait être Heath.

"Capitaine Baskerville?"

L'albinos se mit ensuite au garde à vous et le salua, l'air toujours aussi sérieux et impassible qu'à l'accoutumée.

"Jje suis le caporal Joshka Everhart. On m'a assigné à une mission sous votre commandement."

Il était formel et très posé. Comme d'habitude, il respectait ses supérieurs et ne se montrait pas sûr de lui ni impoli. A vrai dire même avec les pires raclures des haut-gradés il tâchait de se contenir un minimum, jusqu'au jour où ça partirait trop loin. En tout cas en observant le capitaine en attendant une réaction de sa part, il était sûre d'une chose; c'était quelqu'un qui avait dû en voir des choses, et pas des plus agréables.

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La liberté. Rengaine pompeuse de notre civilisation. Il n’y a que ceux qui en sont privés qui savent ce que cela signifie.


Mon Euro Symbolique Huhu bah alors ?:
 
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Soldat depuis le : 10/06/2017
Vieillesse : 24
Mar 18 Juil - 13:32
FallFt. JoshkaGrains of sand weak and blood stained
We are, we are
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(Orden Ogan → Fields of Sorrow)
Je n’ai pas dû attendre bien longtemps avant qu’un des soldats de la Brigade me rejoigne. Quand j’entends mon nom, je relève la tête et pose mon regard clair sur l’individu qui vient d’arriver. D’une taille moyenne, les cheveux blancs et longs, le regard tout aussi clair que le mien et d’une couleur bleue… Quand je le regarde, j’ai l’impression de voir une frêle demoiselle, délicate, qui n’a rien à faire là. Pourtant c’est bel et bien un homme. Il se présenta comme étant Joshka Everhart, se mettant au garde-à-vous. J’hoche la tête positivement.

« Repos. »

Je lui souris légèrement en l’observant, les bras croisés.

« J’ai entendu parler de toi, Everhart. On dit que tu es un Caporal sévère, qui met ton pied au derrière des poltrons qui nous servent de soldat. »

On dit, on dit, est-ce la vérité ? J’ai appris qu’il ne faut pas se fier aux apparences. Alors que Everhart se montre un poil plus violent que laisse deviner son physique gracieux, cela ne m’étonnerait pas. La différence entre lui et moi m’amuse. Lui il a encore une peau claire, pas de défauts visibles sur le visage… On dirait presque un gamin tout droit sorti des jupes de sa mère, pourtant je sais que ce n’est pas le cas. A contrario, mon visage est une carte de la douleur avec les balafres que je possède. Ah, le bon vieux temps où j’avais un visage sans aucune marque, avec qu’une seule envie, rejoindre le Bataillon pour fracasser du titan. Une époque lointaine, révolue, qui n’existe plus à mes yeux. Je reprends mon fusil que j’ai posé à l’entrée, puis mon sac en lui faisant signe de me suivre.

« Es-tu déjà allé dans les souterrains, Joshka ? »

Je commence à descendre tranquillement, lui jetant un coup d’oeil par-dessus mon épaule. Je me montre familier avec lui, comme je me montre familier avec tout le monde. Lui par contre, il n’a pas la tête à appeler un supérieur par son prénom et le tutoyer bien tranquillement comme deux amis. Même si je lui demandais, j’imagine qu’il ne le ferait pas. Cette pensée me fait doucement sourire. Je ne préfère même pas lui proposer. On verra comment se présentent les choses, si on s’en sort victorieux ou, au contraire, si ça devient rapidement la merde et qu’on est dans la merde. Puis je repose mon regard devant moi. Les souterrains. Je ne les aime pas. Je les exècre. Je ne suis pas d’accord avec ça. Tous ces gens qui crèvent de faim… Eh bien ils sont toujours là. C’est ça le problème. Il y en a qui meurent, d’autres qui naissent, et la population des souterrains de faiblit pas, bien au contraire. Un problème assez embêtant, je le conçois. Pourtant, chaque mois, je m’y rends pour y distribuer de la nourriture à ceux que je n’ai pas vu le mois précédent. Quand la boucle est bouclée, je recommence. Cela dure depuis des années.

« On se rend au plus bas niveau. Là où tout est permis. Là où tu peux te faire choper dans une ruelle pour te faire battre à mort. Là où le vice est présent parmi les plus ‘fous’. La plupart des gens ne disent rien, et te regardent passer parce que tu es de la Brigade… D’autres n’en n’ont rien à foutre et sont prêts à en découdre alors que tu ne leur à rien fait. »

Je ne cherche pas à lui faire peur ou à l’inquiéter. Après tout, il connaît les risques. Il sait dans quoi il met les pieds, à quels risques il s’expose. Je sens, au contraire, que ce gamin a des ressources plutôt inattendues et que je risque d’être vraiment surpris. Je suis toujours surpris quand un soldat de la Brigade se montre utile. Je peux me le permettre de le dire maintenant, bien qu’au début, ça a été dur, même pour moi. J’ai juste très vite compris qu’il n’y a que les efforts qui payent et je me suis bougé le cul. Sinon jamais je ne serai là où j’en suis aujourd’hui. Je continue de descendre, je sais que le gamin albinos me suit. Je souris légèrement, en lui jetant de nouveau un coup d’oeil par-dessus mon épaule.

« Notre but aujourd’hui est de faire cesser les activités d’une bande de criminels qui narguent nos hommes depuis quelques temps en les faisant tourner en rond. »

Une bande d’hommes, peut-être une dizaine à ce qu’on m’a dit, même si j’en doute, parce que je ne me fie pas aux informations que l’on me donne maintenant, je vérifie moi-même. Cependant cette fois, on m’a plus pressé qu’autre chose pour qu’on se débarrasse d’eux une bonne fois pour toute. Après tout les excès de zèle doivent être punis, sinon les quelques courageux suivront l’exemple, et on se retrouvera avec une révolte sur les bras. Une chose que, personnellement, je ne veux pas. Difficile à gérer, dangereuse… On n’a pas besoin de ça. Pas maintenant. Alors autant faire cesser toutes activités illégales et maintenir l’ordre avant que l’on soit submergé. Je reste soucieux sur ce détail. Une manifestation est si vite arrivée… Enfin, nous n’en sommes pas encore là.

Une fois tout en bas, j’ouvre mon sac et je m’en vais accomplir mon rituel en silence, allant jusqu’aux maisons de certaines personnes pour leur donner un peu de nourriture. Joshka devra me suivre, nul doute qu’il doit se demander ce que je fais. Pourtant je ne dis rien, je continue mon tour qui doit durer… Une bonne heure en fait. Le sourire que font les personnes que j’aide réchauffe mon coeur de pierre. Comment leur en vouloir ? Ils n’ont jamais rien eu, le peu qu’ils ont, soit on leur prend, soit ils n’en n’ont pas assez, ce qui est normal.


« Que Dieu vous bénisse, Frey... », me dit une jeune femme lorsque je lui laisse le reste du contenu du sac de toile, ainsi que le sac.

Je lui souris doucement, en lui ébouriffant les cheveux d’un air paternel. Les yeux de cette gamine brillent de reconnaissance. Elle m’apprécie pour ce que je fais, comme tous ceux que j’aide depuis des années. Pourtant je ne fais pas l’unanimité, et j’ai eu des problèmes en venant quelques fois ici. Enfin, tout cela est du passé maintenant, et aujourd’hui je ne suis pas seul. Certes, je sais que ça ne veut rien dire et qu’on peut se retrouver tous les deux dans la merde jusqu’au cou, mais au moins, c’est deux personnes compétentes, bien équipées, et en alertes. J’hoche la tête dans la direction de la gamine, avant de m’éloigner de la maison pour m’en retourner vers Joshka et poser les yeux sur lui.


« Tu vois, à la surface comme sous terre, on me considère comme un connard, pourtant j’arrive à rendre heureux quelques personnes à chaque fois que je viens ici, et le sourire reconnaissant d’une personne qui n’a rien fait bien plus plaisir qu’une quelconque notoriété. C’est bien plus gratifiant de donner ici plutôt qu’à la surface. »

Je lui fais signe de me suivre pour nous rendre jusqu’à une autre ruelle. Je n’hésite pas une seconde, jusqu’à une maison abandonnée. J’ouvre la porte avant de tousser. Cela a soulevé un nuage de poussière. Je laisse Joshka fermer la porte, avant de poser mon fusil sur la table et de tourner les yeux vers lui. Ca va être le temps du débriefing, juste avant d’aller attaquer. Ici on bénéficie d’une quelconque intimité. Je pose mon œil sur lui en appuyant mes mains sur la table.

« As-tu des questions ? »

Autant commencer par-là, répondre à ses questions puis lui expliquer comment je compte procéder, échanger nos idées pour être bien plus efficace… Pour ensuite agir en conséquences.
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