RSS
RSS


Le groupe du BATAILLON et des SHIFTERS sont fermés pour les OCs, merci de privilégier un autre groupe !
Encore beaucoup de personnages du manga libres !
Pleins de prédéfinis attendent d'être adoptés, n'hésitez pas. ♥
A partir de maintenant, tout personnage métisse se verra refusé pour garder une certaine logique avec la "rareté" de ces personnes, exactement comme les asiatiques. Merci de votre compréhension !

 :: ∆ Special Area :: Past Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Do you remember ? || Erwin Smith

avatar
Missives : 37
Soldat depuis le : 01/07/2017
Vieillesse : 22
Voir le profil de l'utilisateur




Soued Kallermann
Garnison •• Soldate 1ère classe
Ven 7 Juil - 22:12
ft. ... & ...
Votre résumé.

Do you remember ? || Erwin Smith

Il était possible de trouver le commandant du bataillon en dehors des murs ou dans son bureau. C'était sans doute le seul truc où Erwin Smith était prévisible, sinon son esprit tordu avait toujours eu, au moins, un coup d'avance sur ce que vous pensez.

- Erwin c'est Erwin. Que tu l'aimes ou tu l'aimes pas c'est une chose, mais t'es obligé d'admettre qu'il est fort.

A chaque fois que Soued repensait au blond à la coupe bien soigné, ces quelques mots de son défunt époux résonnaient dans son esprit.

La jeune femme se tenait debout face à la porte close du bureau d'Erwin. Il était encore à l'intérieur on pouvait voir la lueure de la bougie briller sous la porte. Elle reprit une n-iéme respiration. Chaque fois c'était la même chose elle restait planter là et elle repensait à toute leur histoire. Leur rencontre, les moments de joies, de doutes, de peine...


Hans Kallermann n'était plus une jeune recrue, la vingtaine passé il avait franchit les murs qui protégeait l'humanité, il avait vu des titans... Mais il avait aussi perdu des camarades. Heureusement pour lui Erwin et Mike étaient vivant et il avait une nouvelle expédition à leur proposer: la ville souterraine. Le soldat Kallermann y avait déjà fait un tours, plusieurs mêmes. En réalité cette expédition n'était pas sans intérêt pour le plus décoiffé des trois blonds, il voulait la revoir, sentir de nouveaux ses baisers et ses caresses, écouter son rire et se moquer des bêtises qu'elle pourrait sortir.

Hans était tombé amoureux, lui qui aimait les femmes en général n'avait d'yeux que pour une seule maintenant. Il devait le hurler au monde entier il commencerait avec ses compagnons de galère. Et comme rien n'est jamais simple avec Hans, il s'était amouraché d'une fille cinq ans sa cadette, jusque là rien d'extraordinaire, qui vivait au sein de la ville souterraine. Et qui de mieux qu'Erwin pour le sortir de ce pétrin.


- Enfin je vous trouve !

Ce qui était ironique que ce soit le porté disparu de la bande qui fasse se repproche. C'est que depuis leur permission, l'ancien riche de Sina n'avait pas vu ces frères d'armes, quelques jours étaient passés sans que qui que ce soit le voit, comme s'il avait disparu de la surface de la terre, personne ne savait où il était passé. Tout le monde connaissait Hans et ses impulsions il avait peut-être voulu essayer d'explorer on ne sait quelle ville pour goûter un fromage, ou était parti voir ce que ça faisait d'être en haut du mur. Rien de tout ça, Hans était simplement dans la ville souterraine

Le blondinet avait couru partout pour retrouver ses acolytes à une table déjà en train de boire et manger. Il s'intalla et commanda la même chose que ces amis. Contrairement à eux il s'était allégé de son équipement tridimensionnelle et avait les joues bien rosie à force cavaler dans toutes la ville pour chercher les deux autres.

- Ça vous dit une petite expédition ?

Il attaqua son assiette comme un meurt de faim. Fallait dire que la ville souterraine n'était pas réputé pour sa gastronomie, loin de là. Le blond resta songeur un moment, sa douce n'était pas bien épaisse avec l'estomac qui crie famine alors que lui il se trouvait à l'air libre, bien entouré en train de s'empifrer. Il secoua la tête et regarda ses compères.

- Et je vous assure vous serez pas déçu ! En plus j'ai quelqu'un a vous présenter !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Missives : 291
Soldat depuis le : 07/05/2017
Vieillesse : 35
Localisation : Dans son bureau... ou dans ses quartiers... Mais essayez le bureau d'abord.
Voir le profil de l'utilisateur




Erwin Smith
Bataillon d'Exploration •• Commandant
Sam 8 Juil - 18:34

" />) center center; background-size:100%">
'' They were all slaves to something. ”


18 juillet 836.

Ils avaient été trois. Puis deux. Puis encore trois.
Hans avait repris une place vacante qu’il n’avait sans doute jamais remarquée.
Nile Dawk était parti et en laissant Mike et Erwin derrière, les deux jeunes hommes avaient fini par souder un lien inoxydable, celui plus fort que le sang, qui se fait sans obligation; qui se basait sur le respect et la loyauté.
D’autres avaient fini par se rajouter autour d’eux, mais certains étaient plus marquants, Hans Kallermann par exemple.
Hans avait leur âge. Il était particulièrement bruyant, selon Mike, mais Erwin préférait le terme vivant.

Après plusieurs années à être coude à coude, tous les membres du Bataillon finissent en deux groupes distincts : ceux qui préfèrent ne plus s’attacher à qui que ce soit et les gens comme Erwin et Mike qui créaient des liens un peu trop forts pour leur propre bien.
Les relations entre eux, c’était ce qui les gardait encore sain d’esprit… Jusqu’à ce que ces relations disparaissent lors d’une expédition.
C’était des méthodes précaires, une façon de se blesser facilement, mais Erwin était trop conscient que les gens autour de lui avaient des familles, des besoins, des désirs… Il ne pouvait pas les oublier, les éloigner.
C’était le prix pour faire partie du Bataillon : côtoyer la mort plus que de raison.

Shadis les avait envoyés quelques jours à Sina suite à la nomination d’Erwin comme chef d’escouade. Une permission est nécessaire pour s’accoutumer aux nouveaux devoirs, avait-il insisté, tendant trois lettres cachetées au blond qui avait levé un sourcil…
Tous les prétextes étaient bons pour faire le messager.
Erwin avait donc insisté de la même façon en demandant qu’on lui permette d’emmener deux soldats de son choix étant donné les quelques documents que Shadis lui avait confiés par la même occasion.
S’il devrait livrer des dossiers à Mitras, autant le faire en toute sécurité.
C’était un argument qui se valait.

Ainsi, Hans, Mike et Erwin s’étaient retrouvés dans les baraques de la Brigade Spéciale pour une semaine afin de régler les comptes de Shadis sans que les deux autres ne soient mis au courant.
Erwin avait simplement mentionné une tournée dans la Capitale. Le moins les deux autres en savaient, le mieux s’en porteraient-ils jusqu’à leur retour à Trost.

Hans avait disparu la veille du deuxième jour.
Erwin n’en avait pas fait un plat : Sina, c’était son monde.
Cela lui avait plutôt permis de gérer les quelques rencontres avec Zackly qui, pour la première fois, s’était montré plus intéressé dans le jeune Squad leader qu’en les documents de Shadis.
Suite de qui, Mike et lui se réunissaient dans un petit pub dans une des petites allées pour manger et boire jusqu’aux petites heures du matin, tout dépendamment si Zacharias finissait par planter Smith pour de plus jolies yeux.
Erwin n’en était pas plus offusqué : il connaissait trop Mike pour lui en vouloir.
Et il avait insisté : ils étaient en permission.
Sina était réputé pour les jolies filles… Mais Erwin n’avait qu’une envie : terminer ses rencontres avec Zackly et revenir à Trost le plus tôt possible.
À sa troisième pinte. Les grands yeux bleus d’Erwin perçurent une tête familière qui les interpela aussitôt fût-il à moins de quatre tables de la leur : le retour de Hans.
Mike était déjà en train de faire les yeux doux à la serveuse quand le dernier membre du trio s’assit avec eux.

« Expédition? Pourquoi à chaque fois que ce mot sort dans nos conversations j'ai toujours l'impression qu'on sera dans le pétrin... »

Il prit une longue gorgée avant de froncer les sourcils lorsque Mike s’était déjà levé pour se rendre au bar.
Erwin comprit le signal : ils ne seraient que deux, ce soir.
Il eut un sourire moqueur quand il croisa les yeux de son plus vieil ami avant de parler sans le moindre bruit : :  « Je croyais que tu me ramenais? »
Mike grogna une espèce de ricanement en retour avant d’adresser ses au revoir rapidement et partir avec une rouquine qu’il avait dans l’œil dès leur première visite.
Smooth.
Il hocha la tête de gauche à droite, fraternel avant de retourner toute son attention à Hans :

«  Ce ne sera que toi et moi, ce soir, je crois bien, Hans .. » Dit-il en haussant les épaules avant de jouer sans appétit dans son assiette : «  Et elle… Puisque je suppose que cette personne est de sexe féminin... Et je parie qu'elle est brune... Tu as toujours un penchant pour les brunes. »

Ce sourire, carnassier, moqueur.
Le même qu’il servait à Mike.
C’était à se demander pourquoi il fallait qu’il ait choisi deux coureurs de jupons comme escortes.


© 2981 12289 0

______________________________


“Someone who cannot abandon everything
cannot achieve anything.”  
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Missives : 37
Soldat depuis le : 01/07/2017
Vieillesse : 22
Voir le profil de l'utilisateur




Soued Kallermann
Garnison •• Soldate 1ère classe
Dim 9 Juil - 1:33
ft. ... & ...
Votre résumé.

Do you remember ? || Erwin Smith

Erwin n'était pas dupe, Hans le savait pertinemment. Et à peine avait-il prononcé le mot expédition que Smith avait tout de suite fait le rapprochement avec les problèmes. Ce n'allait pas être aujourd'hui que Hans allait pouvoir surprendre son supérieur.

En tout cas ce n'est pas son annonce qui avait empêché Mike de repartir avec à son bras une nouvelle conquête. Hans sourit et leva sa chope à son camarade, elle était plutôt pas mal sa rouquine, mais lui n'avait d'yeux que pour sa belle brune. D'ailleurs Erwin lui avait déjà coupé l'herbe sous le pied en devinant qui il allait lui présenter. Kallermann marmonna en terminant son assiette, l'effet de surprise était gâché de A à Z. L'ancien disparu repensa à sa douce et il retrouva son panache habituel.

- Oui ! Une jolie brune, il faut que tu la vois elle est tellement... Et si...

Il tenta de mimer un on ne sait quoi avec ses mains, comme si il allait pouvoir se faire comprendre de cette manière. Hans était quelqu'un de très expressif, mais pas en mime.

Le jeune homme essaya de reprendre un peu de sérieux. Avant d'embarquer Erwin dans son aventure il devait le prévenir de ce qu'il comptait réellement faire, parce que si ça se passait mal ce n'était pas que son honneur qui serait entaché, mais celui de son ami et du bataillon le seraient aussi.

- Elle est de la ville souterraine.

La bombe était lâchée.
Hans se gratta la tête, avec ses nouvelles fonctions il ne savait pas si son compagnon aller le suivre dans cette nouvelle galère. Et encore il ne lui avait pas dit où il l'avait rencontré. Dans un premier temps il voulait en faire une "surprise", mais en y repensant il valait mieux qu'il sache tout. Il ne pouvait pas se permettre de mettre son ami dans un position compromettante, pour une nouvelle lubie comme dirait son père.

- Elle travaille au bordel et je voudrais qu'elle vienne. Ici. En haut. Avec moi. Ensemble.

Hans n'était pas gêné à propos de ses lieux d'amusement. c'était plus par rapport à cette envie irrésistible d'avoir la jeune fille à ses côtés. En tant que membre du bataillon son devoir était de redonner à l'humanité sa liberté, et cette fois-ci ce serait pour ce serait pour donner à un humain le droit de vivre. Les poings serraient, il regardait Erwin. Si il déclinait sa proposition il comprendrait. Mais si il acceptait il serait plus que ravi.

La nuit était bien entamé, il avait donné rendez-vous à la brune à l'extérieur du bordel. Les dépenses ne le gênait pas, mais il était moins sur que le tenancier de la maison close la laisse partir sagement au bras de son jule, armé ou non.

Et elle était au rendez-vous, près d'un prêteur sur gage. Toute chétif les joues creuses, la peau mate, Soued était âgée de seize ans. Elle regardait au loin les escaliers, à la fois excité et tendue. A chaque fois qu'elle voyait un homme en uniforme son coeur battait la chamade, mais il n'était pas encore arrivé. Alors elle patientait en essayant de ne pas abîmer sa jupe brune déjà bien troué et usé par le temps comme la vieille chemise trop large pour elle et qu'elle portait. Soued patientait des papillons dans le ventre en shootant sur chaque cailloux qui croisaient sa route pendant qu'elle faisait les cent pas prés de la boutique.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Missives : 291
Soldat depuis le : 07/05/2017
Vieillesse : 35
Localisation : Dans son bureau... ou dans ses quartiers... Mais essayez le bureau d'abord.
Voir le profil de l'utilisateur




Erwin Smith
Bataillon d'Exploration •• Commandant
Jeu 13 Juil - 3:51

" />) center center; background-size:100%">
'' They were all slaves to something. ”


Okay, Récapitulons la situation.
Assis dans sa chaise, Erwin regardait Hans avec sa neutralité habituelle.
Avec Mike parti au bras de la jeune femme qu’il avait surnommée Red, il se retrouvait maintenant avec un autre problème, problème qu’il appellerait Brunette à l’instant où il prit conscience d’où s’en allait la conversation avec son subordonné. À croire qu’il n’était pas leur chef d’escouade, mais leur matchmaker personnel.
Le jeune homme croisa sa jambe, complètement absorbé par les métaphores très imagées que Hans tentait d’exprimer avec ses mains.
Il le laissa faire pendant plusieurs secondes avant de balayer les mains de son interlocuteur d’un geste : c’est bon, il avait compris, elle était et jolie, et bien roulée, et sexy, et parfaite.


Déjà, Hans avait toujours eu le don de choisir ses filles dans des endroits impossibles. Autant dire que sortir une prostituée d’un bordel pouvait être compliqué à la surface, autant dire que c’était quasi impossible dans les souterrains si elle devait quoi que ce soit à son proxénète. Erwin passa une main dans ses cheveux, les ébouriffant au passage, les sourcils froncés.
Les Kallermann étaient plus que bien nantis, sans doute son ami pourrait-il payer les dettes de sa nouvelle flamme s’il y en avait… Tout comme pourrait-il payer facilement pour un laissez-passer s’il faisait affaire avec un bon faussaire. Les gens surveillaient de trop près les allées et venues des gens d’en-dessous pour que ce soit aussi facile, pourtant.

Erwin calculait les possibilités : si elle devait monter en haut, Hans devrait subvenir à ses besoins. Elle deviendrait sa responsabilité.
Il resta un moment figé, repassant un plan, des statistiques : rien ne garantissait que ladite prostituée serait capable de le suivre ou voudrait les suivre.
Elle serait achetée, un traitement pas beaucoup plus flatteur que ce qu’elle subissait déjà dans les souterrains.
Hans était emballé, Erwin était réticent.
Il soupira, termina sa bière cul sec et avant même qu’il ait le temps de repenser à ce qu’il allait faire, il attrapa le manteau sur sa chaise :

« J’espère pour toi qu’elle vaut vraiment le coup, Hans. »

Et déjà Erwin balança quelques pièces sur la table avant de faire signe à Kallermann de le suivre. Avec un peu de chance, aucun d’eux ne serait arrêté par la Brigade avant la fin de cette satanée histoire.
Qu’est-ce qu’on ne ferait pas par amour.
C’était peut-être son manque féroce de romantisme, mais il n’arrivait jamais à se décider si Hans était vraiment sincère…
Ce fût sans doute pourquoi à la seconde où ils mirent les pieds à l’extérieur du Pub, Erwin mit une main sur son épaule pour l’arrêter une micro seconde :

« Il faudra que tu me promettes un truc avant : sortir des souterrains n’est pas aussi facile que ça, avec ou sans moyen. » Le blond marqua une pause avant de se pincer les lèvres, hésitant, puis de continuer : « Le meilleur moyen pour lui assurer une vie à la surface, c’est de l’épouser et de payer ses dettes au bordel... Tu crois que tu peux faire ça? »

Le mariage, c’était une certitude autant pour elle que pour lui.
Elle deviendrait la femme d’un riche héritier de Sina si elle acceptait…
Mais avant tout, elle se garantirait un statut différent que celui d’un rat de bas étages.
Les gens d’en-haut n’avaient pas les mêmes guerres, pas les mêmes règles ; c’était une sécurité, pure et simple.
Erwin venait de faire d’une histoire d’amour une entente contractuelle.

Et il n’arrivait pas encore à comprendre pourquoi il s’embarquait là-dedans…

© 2981 12289 0

______________________________


“Someone who cannot abandon everything
cannot achieve anything.”  
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Missives : 37
Soldat depuis le : 01/07/2017
Vieillesse : 22
Voir le profil de l'utilisateur




Soued Kallermann
Garnison •• Soldate 1ère classe
Ven 14 Juil - 21:17
ft. ... & ...
Votre résumé.

Do you remember ? || Erwin Smith

Heureux.

Hans était heureux, il avait l'approbation de son ami et supérieur. Kallermann était un chien fou, il fonçait tête baissée en se souciant de conséquences que plus tard. L'armée et ses camarades lui avaient appris à réfléchir avant d'agir, c'est vous dire sa joie quand Erwin accepta sa proposition, à sa manière certes. Hans sortit de la monnaie de sa poche et se leva, arborant un sourire de vainqueur. Pour lui le plus dur était fait: convaincre Smith. D'un bond il suivit son supérieur en réfléchissant sur sa remarque.

Si elle en valait le coup ? Il en était persuadé ! C'était elle et pas une autre. Il y avait quelque chose de tendre quand elle le regardait avec ses grands yeux noirs à chaque histoire qu'il lui racontait. Elle était son meilleur public, sa plus grande admiratrice. Les brefs instants passés ensemble, Hans s'était sentit fort, capable de libérer l'humanité à lui tout seul. Alors que Smith lui ramenait les pieds sur terre, sans pourtant briser son nouvel idéal de vie. Comme tout bon ami il le mettait en garde sur les risques de cette nouvelle opération. Pour le plus décoiffé c'était déjà tout vu, il avait affronté son père, abattu des titans et vu la mort emporter ces proches, ce n'était pas de vulgaires humains qui allaient l'intimider, ni ces responsabilités de futur époux qui l'effraieraient.

Le jeune noble cru Erwin plus fou que lui en proposant cette union. Il le fixait le sourcil levé, Smith l'avait pris au dépourvu avec cette annonce. A la base c'était à lui d'annoncer ses fiançailles. En y réfléchissant il s'agissait plus d'une formalités administratives pour Erwin, et d'un réel engagement du coeur pour Hans, le voila qui devenait fleur bleue maintenant. Le subordonné était une personne capable de réfléchir et d'élaborer des plans, mais en amour c'était une véritable buse. Il ne comptait même plus le nombre de gifles qu'il avait pu se prendre par ces dames pour avoir été surpris avec une autre, oublier un rendez-vous ou même un prénom.

Il laissa tomber ses deux mains sur les épaules de son compagnon. L'étonnement sur son visage fit place à de la joie, il dégageait de la sérénité, persuadé que tout se passerait bien, parce que monsieur en avait décidé ainsi.

- Bien sûr ! Si ce n'est que ça pour qu'elle vienne j'ai ce qu'il faut j'lui offre même mes terres si il les veut.

Et le voilà sourire au lèvre, aussi rayonnant que le soleil, prêt à s'engager dans la vie à deux. La chocolat aurait un nom, une véritable identité et lui l'aurait elle, tout simplement. Hans se surprenait lui même à penser ainsi, lui qui ne vivait que pour lui il y a de ça quelques années. Son enfance était rythmée par divers cours de bien séance, d'escrime, des leçons données par la plupart des grands orateurs de l'époque. Il ne mangeait pas, il gaspillait. Il ne riait pas,  il se moquait. Le blondinet trouvait le temps de s’ennuyer, de charmer ces dames. Ancien religieux, il priait les murs et méprisait la garnison et le bataillon qui souillaient leur culte. Tellement passionnée par ses murs il voulu étudier leur histoire, quelle déception quand il comprit la supercherie du culte. Il avait commencé à changer et s'émanciper doucement en s'engageant dans l'armée pour commencer, il voulait rejoindre la brigade. Et là, la réalité lui avait explosé en pleine face pendant ses années d'entraînements, en changea ses plans de carrière et sa dernière rencontre l'avait touché aussi, il décida de modifier ses projets pour sa belle

Kallermann passa un bras autour des épaules d'Erwin et commença à l'entraîner dans les ruelles. D'un pas sûr et décidé, une légère brise les portaient vers leur nouvelle expédition, oú l'air serait plus lourd et étouffant. Il avait déjà une jolie somme en poche et s'était déjà mis d'accord avec un garde pour les laisser passer sans histoire en échange d'une belle enveloppe le brigadier lui fournissait le précieux sésame. C'était impressionnant tout ce que l'argent pouvait acheter, d'autant plus que la brigade n'était pas réputé pour son intégrité, le blond n'allait pas se priver de cette avantage. Il regarda un moment Erwin la tête pensante de ce trio de tête blonde, il avait toujours les bonnes idées. Hans confiait sa vie à son supérieur, si Erwin disait de foncer dans le mur il le ferait sans hésiter et sans poser la moindre question, parce que s'il était encore vivant c'était grâce à lui. Hans avait une pleine confiance au jugement de Smith et le voir marcher dans sa combine le rassurait aussi dans son choix, d'autant qu'Erwin pensait à tous et l'avait encore prouver avec cette idée de mariage. Hans sourit en regardant devant lui. Il faisait le bon choix.


- En plus on est en retard Soued doit déjà être en train de nous attendre.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Missives : 291
Soldat depuis le : 07/05/2017
Vieillesse : 35
Localisation : Dans son bureau... ou dans ses quartiers... Mais essayez le bureau d'abord.
Voir le profil de l'utilisateur




Erwin Smith
Bataillon d'Exploration •• Commandant
Mar 18 Juil - 1:54

" />) center center; background-size:100%">
'' They were all slaves to something. ”





Erwin était mitigé entre l’admiration qu’il avait pour la volonté sentimentale de Hans et l’impression conjecturale qu’il était beaucoup trop confiant pour un coup de foudre.
Émotionnellement, c’était beau.
Logiquement, c’était stupide.
Kallermann ressemblait à un imbécile heureux, vivant d’amour et d’eau fraîche, et soyons honnêtes : les gens mourraient de ça un peu trop facilement.
C’était un proverbe pour les gens aveuglés par des concepts qu’ils n’arrivaient pas à comprendre ou définir clairement.
En même temps, qui était-il pour juger les théories des autres…
Hans avait toujours eu un faible pour l’Amour, ou l’idée de l’Amour… Et Erwin avait ses théories.
Il retint sa main de continuer le massage nerveux à sa nuque, fouinant ses deux mains dans ses poches quand il sentit le bras de son ami s’enrouler autour de ses épaules.
Hans menait… Et Erwin suivait plus par dépit qu’autre chose.
À voir la joie transcender de Hans, il n’avait pas le cœur de lui expliquer que c’était un plan complètement idiot.
Descendre dans les souterrains.
Convaincre un proxénète.
Revenir avec une prostituée…
Et espérer que ça dure?
C’était un scénario de mauvais arlequin.

Erwin respirait de façon régulière, ne démontrant pas le moindre signe de sa réprobation, de sa réticence, son doute : il avait déjà accepté.
Tous les deux avançaient dans les ruelles de Mitas, sombres racoins qui leur permettaient de s’inviter plus discrètement près des portes des souterrains.
Pendant de longues minutes de marche où il écouta la complainte de l’amoureux transi, le jeune homme resta silencieux.
Retourner en arrière serait injuste et revenir sur sa parole, peu honorable… Mais c’était autre chose qui avait poussé Erwin à suivre son subalterne.
S’il avait accepté de venir avec Hans, c’était majoritairement pour des raisons personnelles : avec son aide ou sans, l’autre y serait allé et qu’il le veuille ou non, jusqu’au retour à la base, le chef d’escouade était responsable de la sécurité de chacun de ses hommes. Si Hans Kallermann ne revenait pas en un seul morceau au quartier général, ce ne serait pas son imprudence qu’on blâmerait, mais plutôt l’incompétence d’Erwin Smith.
Il connaissait déjà tous les discours de Keith Shadis, ses remontrances, ses grands envolées lyriques qui n’en finissaient jamais de finir… Ennuyeux. Emmerdants. Possiblement très mauvais pour sa pression… Entre les nerfs de son cou qui menaçaient de sortir de leurs artères ou son visage qui ramassait tous les flux sanguins de son mètre quatre-vingt-dix-huit… Ou le veine de son front qui finirait par exploser…
Mais ce n’était pas principalement pour sa propre réputation qu’Erwin marchait tête baissée dans le plan très potentiellement foireux du noble de Sina.
Leur amitié le forçait à prendre parti.
Et l’amitié voulait qu’il soutienne Hans Kallermann comme Hans Kallermann le soutenait lui.
Cette pensée fût sans doute la seule raison qui poussa Erwin à tirer ses lèvres en un demi-sourire, accompagnant l’extase de son compagnon.

Ils passèrent les ruelles du quartier de la rue Roshtein, les grands parcs d’Asenthal, sous les balustrades du Palais royal, devant la tour blanchâtre des cultistes, sur le pont d’Este et ses lampadaires blafards…
Mitras.
C’était la pomme empoisonnée des Murs.
Avec ses contours parfaits, sculpturaux, statuesques.
C’était comme si la ville avait avalé la pauvreté pour la piéger dans son ventre, attendant patiemment que cette même pauvreté disparaisse par elle-même.
Ils arrivèrent sur le bord des escaliers un peu plus tard après la première heure du matin.
Mitras dormait, mais les souterrains grouillaient; il le devinait.
Personne ne dormait vraiment dans un lieu sans lumière.

Ils se firent intercepter par les membres de la Brigade, tel que convenu.
Entre les poches pleines de son ami et l’incertitude de pouvoir tirer quoi que ce soit de bénéfique en cette nuit de juillet.
Erwin ne pouvait s’empêcher de croire que Hans sous-estimait sa négligence.
Dès qu’il serait en bas de ces escaliers, ils n’auraient plus aucun contrôle.
Ils seraient repérés comme des soldats, traités comme tels…
Et c’était pourquoi Erwin craignait le pire.
Hans Kallermann ressemblait à un riche de la surface : n’importe quel pickpocket du coin pourrait y voir une occasion immanquable.
Tandis que le fils de Sina était en train d’échanger une somme plus que respectables avec les sentinelles, Erwin ne pouvait s’empêcher de jouer distraitement avec le poignard à sa cuisse gauche…

Il n’attendait que le signal de Kallermann pour s’introduire dans le tunnel qui les entraînerait dans les bas-fonds des Murs.


© 2981 12289 0

______________________________


“Someone who cannot abandon everything
cannot achieve anything.”  
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Missives : 37
Soldat depuis le : 01/07/2017
Vieillesse : 22
Voir le profil de l'utilisateur




Soued Kallermann
Garnison •• Soldate 1ère classe
Mar 18 Juil - 22:40
ft. ... & ...
Votre résumé.

Do you remember ? || Erwin Smith

La dernière ligne droite.

Hans était partagé entre exitation et appréhension. Mais l'existation avait pris le dessus sur la peur, les doutes, sur tout ce qui aurait pu le ramener à la raison. Après tout quand Hans Kallermann avait une idée en tête il ne l'avait pas ailleurs.

Les formalités de l'extérieur reglées, le soldat rangea une enveloppe dans la poche intérieur de sa veste. Un regard à son supérieur, d'un signe de la tête il l'invita à le suivre dans les souterrains lui emboîtant le pas. Hans n'était plus si joviale, en apparence du moins, il avait ce visage dénué de toute expression, cette façade il ne l'utilise qu'en mission. A cet instant le soldat Kallermann était en mission.

Plus il descendait, plus l'atmosphère était lourde, l'odeur nauséabonde. Vu d'en haut, ces lumière pourraient donner une vue plus qu'admirable, mais lorsqu'on sait la misère qui l'anime, on s'en détourne très vite. Le pas de Hans était vif, il voulait vite en finir et sans faire de vague, il laissait les ivrognes l'insulter, les mandiants tentaiebt d'attrapper sa manche pour lui arracher quelques piecr ou lui faire les poches.

Kallermann était bien trop propre, et cette fois c'était lui qui faisait tâche dans le décors. Ils arrivèrent à l'étage oú leur périple allait réellement commencer. Au pied de l'escalier, Hans pris un moment à regarder les lieux les mains dans les poches il essayait de retrouver ses marques.

- Par là.

Son ton n'était plus aussi enjoué, mais bien plus sérieux, d'un bref mouvement de la tête il indiqua la rue à prendre. Il sortit les mains de ses poches, le noble était autant en alerte qu'en dehors des murs, il se sentait même plus en sécurité à l'extérieur qu'ici-bas.

Déambulant d'une rue l'autre il la vit. De dos, toute menue sous ses vêtements trop larges pour elle. Une longue chevelure noir qui dansait au rythme de ses pas. Le visage du blond se radoucit, à la regarder. Il s'approcha de sa cadette qu'il entendait marmonner quelques insultes à son encontre. Il posa sa main sur son épaule.

- Hey !

Perdu dans ses pensées Soued n'avait pas senti une personne s'approcher d'elle. Le contact sur son épaule l'avait fait sursauter. La brune se dégagea et avant de faire volte-face elle attrapa de la poussière et en lança sur son assaillant. Hans recula d'un bond, et même s'il avait avalé de la crasse du sol il n'avait pas fini aveugle.

- MAIS T'ES COMPLÈTEMENT CON !
- RAAAAAH T'AS TARÉ !
- ON ACCOSTE PAS LES GENS COMME CA !

Quelques habitants commençaient à regarder. Même si la demoiselle était réellement en danger les yeux qui observaient cette scène de ménage n'auraient pas réagit, il seraient restés là, à satisfaire leur perverse curiosité. Ici c'était chacun pour soi.

Soued se calma un peu et Hans essuia son visage d'un revers de manche en crachant ce qui s'était malencontreusement trouver dans sa bouche. La brune avait l'impression de voir double, deux blonds aux yeux bleus bien bâtis. Elle cligna plusieurs fois des yeux, ces grande pupilles noir jonglaient d'un blond à l'autre. Elle ne comprenait pas. Ils devaient se retrouver tous les deux, pas eux deux et une troisième personne. La métisse attarda son regard sur Hans qui avait retrouvé une allure plus ou moins potable.

- C'est un ami.

La plus jeune fixait ce visage qui lui etait inconnu. Elle deglutit, en réalité Hans était comme tous les autres, et pourtant les autres filles l'avaient prévenue, elles n'étaient que l'amusement de quelques instants, ni plus ni moins. Mais non, elle ne voulait rien entendre elle ne serait pas exibée comme une vulgaire bête de foire avant qu'il ne paye à un coup à ses amis pour prendre du bon temps.

Et elle s'était trompée. Soued toisa le supérieur de Hans, elle n'était pas bien épaisse, mais la gazelle se faisait un point d'honneur à ne pas être faible, en tout cas pas le paraître. Si ses poings serraient et son regard dur face à l'étranger pourrait en donner l'illusion, sa lèvres inférieur tremblante la trahissait. Elle se sentait bafouée, le peu de dignité qu'il lui reste s'était envolée et sa poitrine lui faisait un mal de chien.

Alors elle attendait là un semblant d'explication, avant de faire exploser sa rage.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bright Shadow Rebirth :: ∆ Special Area :: Past-
Sauter vers: