Do you remember ? || Erwin Smith

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Soued Kallermann
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Ven 7 Juil - 22:12
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Do you remember ? || Erwin Smith

Il était possible de trouver le commandant du bataillon en dehors des murs ou dans son bureau. C'était sans doute le seul truc où Erwin Smith était prévisible, sinon son esprit tordu avait toujours eu, au moins, un coup d'avance sur ce que vous pensez.

- Erwin c'est Erwin. Que tu l'aimes ou tu l'aimes pas c'est une chose, mais t'es obligé d'admettre qu'il est fort.

A chaque fois que Soued repensait au blond à la coupe bien soigné, ces quelques mots de son défunt époux résonnaient dans son esprit.

La jeune femme se tenait debout face à la porte close du bureau d'Erwin. Il était encore à l'intérieur on pouvait voir la lueure de la bougie briller sous la porte. Elle reprit une n-iéme respiration. Chaque fois c'était la même chose elle restait planter là et elle repensait à toute leur histoire. Leur rencontre, les moments de joies, de doutes, de peine...


Hans Kallermann n'était plus une jeune recrue, la vingtaine passé il avait franchit les murs qui protégeait l'humanité, il avait vu des titans... Mais il avait aussi perdu des camarades. Heureusement pour lui Erwin et Mike étaient vivant et il avait une nouvelle expédition à leur proposer: la ville souterraine. Le soldat Kallermann y avait déjà fait un tours, plusieurs mêmes. En réalité cette expédition n'était pas sans intérêt pour le plus décoiffé des trois blonds, il voulait la revoir, sentir de nouveaux ses baisers et ses caresses, écouter son rire et se moquer des bêtises qu'elle pourrait sortir.

Hans était tombé amoureux, lui qui aimait les femmes en général n'avait d'yeux que pour une seule maintenant. Il devait le hurler au monde entier il commencerait avec ses compagnons de galère. Et comme rien n'est jamais simple avec Hans, il s'était amouraché d'une fille cinq ans sa cadette, jusque là rien d'extraordinaire, qui vivait au sein de la ville souterraine. Et qui de mieux qu'Erwin pour le sortir de ce pétrin.


- Enfin je vous trouve !

Ce qui était ironique que ce soit le porté disparu de la bande qui fasse se repproche. C'est que depuis leur permission, l'ancien riche de Sina n'avait pas vu ces frères d'armes, quelques jours étaient passés sans que qui que ce soit le voit, comme s'il avait disparu de la surface de la terre, personne ne savait où il était passé. Tout le monde connaissait Hans et ses impulsions il avait peut-être voulu essayer d'explorer on ne sait quelle ville pour goûter un fromage, ou était parti voir ce que ça faisait d'être en haut du mur. Rien de tout ça, Hans était simplement dans la ville souterraine

Le blondinet avait couru partout pour retrouver ses acolytes à une table déjà en train de boire et manger. Il s'intalla et commanda la même chose que ces amis. Contrairement à eux il s'était allégé de son équipement tridimensionnelle et avait les joues bien rosie à force cavaler dans toutes la ville pour chercher les deux autres.

- Ça vous dit une petite expédition ?

Il attaqua son assiette comme un meurt de faim. Fallait dire que la ville souterraine n'était pas réputé pour sa gastronomie, loin de là. Le blond resta songeur un moment, sa douce n'était pas bien épaisse avec l'estomac qui crie famine alors que lui il se trouvait à l'air libre, bien entouré en train de s'empifrer. Il secoua la tête et regarda ses compères.

- Et je vous assure vous serez pas déçu ! En plus j'ai quelqu'un a vous présenter !
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Erwin Smith
Bataillon d'Exploration •• Commandant
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Sam 8 Juil - 18:34

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18 juillet 836.

Ils avaient été trois. Puis deux. Puis encore trois.
Hans avait repris une place vacante qu’il n’avait sans doute jamais remarquée.
Nile Dawk était parti et en laissant Mike et Erwin derrière, les deux jeunes hommes avaient fini par souder un lien inoxydable, celui plus fort que le sang, qui se fait sans obligation; qui se basait sur le respect et la loyauté.
D’autres avaient fini par se rajouter autour d’eux, mais certains étaient plus marquants, Hans Kallermann par exemple.
Hans avait leur âge. Il était particulièrement bruyant, selon Mike, mais Erwin préférait le terme vivant.

Après plusieurs années à être coude à coude, tous les membres du Bataillon finissent en deux groupes distincts : ceux qui préfèrent ne plus s’attacher à qui que ce soit et les gens comme Erwin et Mike qui créaient des liens un peu trop forts pour leur propre bien.
Les relations entre eux, c’était ce qui les gardait encore sain d’esprit… Jusqu’à ce que ces relations disparaissent lors d’une expédition.
C’était des méthodes précaires, une façon de se blesser facilement, mais Erwin était trop conscient que les gens autour de lui avaient des familles, des besoins, des désirs… Il ne pouvait pas les oublier, les éloigner.
C’était le prix pour faire partie du Bataillon : côtoyer la mort plus que de raison.

Shadis les avait envoyés quelques jours à Sina suite à la nomination d’Erwin comme chef d’escouade. Une permission est nécessaire pour s’accoutumer aux nouveaux devoirs, avait-il insisté, tendant trois lettres cachetées au blond qui avait levé un sourcil…
Tous les prétextes étaient bons pour faire le messager.
Erwin avait donc insisté de la même façon en demandant qu’on lui permette d’emmener deux soldats de son choix étant donné les quelques documents que Shadis lui avait confiés par la même occasion.
S’il devrait livrer des dossiers à Mitras, autant le faire en toute sécurité.
C’était un argument qui se valait.

Ainsi, Hans, Mike et Erwin s’étaient retrouvés dans les baraques de la Brigade Spéciale pour une semaine afin de régler les comptes de Shadis sans que les deux autres ne soient mis au courant.
Erwin avait simplement mentionné une tournée dans la Capitale. Le moins les deux autres en savaient, le mieux s’en porteraient-ils jusqu’à leur retour à Trost.

Hans avait disparu la veille du deuxième jour.
Erwin n’en avait pas fait un plat : Sina, c’était son monde.
Cela lui avait plutôt permis de gérer les quelques rencontres avec Zackly qui, pour la première fois, s’était montré plus intéressé dans le jeune Squad leader qu’en les documents de Shadis.
Suite de qui, Mike et lui se réunissaient dans un petit pub dans une des petites allées pour manger et boire jusqu’aux petites heures du matin, tout dépendamment si Zacharias finissait par planter Smith pour de plus jolies yeux.
Erwin n’en était pas plus offusqué : il connaissait trop Mike pour lui en vouloir.
Et il avait insisté : ils étaient en permission.
Sina était réputé pour les jolies filles… Mais Erwin n’avait qu’une envie : terminer ses rencontres avec Zackly et revenir à Trost le plus tôt possible.
À sa troisième pinte. Les grands yeux bleus d’Erwin perçurent une tête familière qui les interpela aussitôt fût-il à moins de quatre tables de la leur : le retour de Hans.
Mike était déjà en train de faire les yeux doux à la serveuse quand le dernier membre du trio s’assit avec eux.

« Expédition? Pourquoi à chaque fois que ce mot sort dans nos conversations j'ai toujours l'impression qu'on sera dans le pétrin... »

Il prit une longue gorgée avant de froncer les sourcils lorsque Mike s’était déjà levé pour se rendre au bar.
Erwin comprit le signal : ils ne seraient que deux, ce soir.
Il eut un sourire moqueur quand il croisa les yeux de son plus vieil ami avant de parler sans le moindre bruit : :  « Je croyais que tu me ramenais? »
Mike grogna une espèce de ricanement en retour avant d’adresser ses au revoir rapidement et partir avec une rouquine qu’il avait dans l’œil dès leur première visite.
Smooth.
Il hocha la tête de gauche à droite, fraternel avant de retourner toute son attention à Hans :

«  Ce ne sera que toi et moi, ce soir, je crois bien, Hans .. » Dit-il en haussant les épaules avant de jouer sans appétit dans son assiette : «  Et elle… Puisque je suppose que cette personne est de sexe féminin... Et je parie qu'elle est brune... Tu as toujours un penchant pour les brunes. »

Ce sourire, carnassier, moqueur.
Le même qu’il servait à Mike.
C’était à se demander pourquoi il fallait qu’il ait choisi deux coureurs de jupons comme escortes.


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Soued Kallermann
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Dim 9 Juil - 1:33
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Do you remember ? || Erwin Smith

Erwin n'était pas dupe, Hans le savait pertinemment. Et à peine avait-il prononcé le mot expédition que Smith avait tout de suite fait le rapprochement avec les problèmes. Ce n'allait pas être aujourd'hui que Hans allait pouvoir surprendre son supérieur.

En tout cas ce n'est pas son annonce qui avait empêché Mike de repartir avec à son bras une nouvelle conquête. Hans sourit et leva sa chope à son camarade, elle était plutôt pas mal sa rouquine, mais lui n'avait d'yeux que pour sa belle brune. D'ailleurs Erwin lui avait déjà coupé l'herbe sous le pied en devinant qui il allait lui présenter. Kallermann marmonna en terminant son assiette, l'effet de surprise était gâché de A à Z. L'ancien disparu repensa à sa douce et il retrouva son panache habituel.

- Oui ! Une jolie brune, il faut que tu la vois elle est tellement... Et si...

Il tenta de mimer un on ne sait quoi avec ses mains, comme si il allait pouvoir se faire comprendre de cette manière. Hans était quelqu'un de très expressif, mais pas en mime.

Le jeune homme essaya de reprendre un peu de sérieux. Avant d'embarquer Erwin dans son aventure il devait le prévenir de ce qu'il comptait réellement faire, parce que si ça se passait mal ce n'était pas que son honneur qui serait entaché, mais celui de son ami et du bataillon le seraient aussi.

- Elle est de la ville souterraine.

La bombe était lâchée.
Hans se gratta la tête, avec ses nouvelles fonctions il ne savait pas si son compagnon aller le suivre dans cette nouvelle galère. Et encore il ne lui avait pas dit où il l'avait rencontré. Dans un premier temps il voulait en faire une "surprise", mais en y repensant il valait mieux qu'il sache tout. Il ne pouvait pas se permettre de mettre son ami dans un position compromettante, pour une nouvelle lubie comme dirait son père.

- Elle travaille au bordel et je voudrais qu'elle vienne. Ici. En haut. Avec moi. Ensemble.

Hans n'était pas gêné à propos de ses lieux d'amusement. c'était plus par rapport à cette envie irrésistible d'avoir la jeune fille à ses côtés. En tant que membre du bataillon son devoir était de redonner à l'humanité sa liberté, et cette fois-ci ce serait pour ce serait pour donner à un humain le droit de vivre. Les poings serraient, il regardait Erwin. Si il déclinait sa proposition il comprendrait. Mais si il acceptait il serait plus que ravi.

La nuit était bien entamé, il avait donné rendez-vous à la brune à l'extérieur du bordel. Les dépenses ne le gênait pas, mais il était moins sur que le tenancier de la maison close la laisse partir sagement au bras de son jule, armé ou non.

Et elle était au rendez-vous, près d'un prêteur sur gage. Toute chétif les joues creuses, la peau mate, Soued était âgée de seize ans. Elle regardait au loin les escaliers, à la fois excité et tendue. A chaque fois qu'elle voyait un homme en uniforme son coeur battait la chamade, mais il n'était pas encore arrivé. Alors elle patientait en essayant de ne pas abîmer sa jupe brune déjà bien troué et usé par le temps comme la vieille chemise trop large pour elle et qu'elle portait. Soued patientait des papillons dans le ventre en shootant sur chaque cailloux qui croisaient sa route pendant qu'elle faisait les cent pas prés de la boutique.
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Erwin Smith
Bataillon d'Exploration •• Commandant
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Jeu 13 Juil - 3:51

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Okay, Récapitulons la situation.
Assis dans sa chaise, Erwin regardait Hans avec sa neutralité habituelle.
Avec Mike parti au bras de la jeune femme qu’il avait surnommée Red, il se retrouvait maintenant avec un autre problème, problème qu’il appellerait Brunette à l’instant où il prit conscience d’où s’en allait la conversation avec son subordonné. À croire qu’il n’était pas leur chef d’escouade, mais leur matchmaker personnel.
Le jeune homme croisa sa jambe, complètement absorbé par les métaphores très imagées que Hans tentait d’exprimer avec ses mains.
Il le laissa faire pendant plusieurs secondes avant de balayer les mains de son interlocuteur d’un geste : c’est bon, il avait compris, elle était et jolie, et bien roulée, et sexy, et parfaite.


Déjà, Hans avait toujours eu le don de choisir ses filles dans des endroits impossibles. Autant dire que sortir une prostituée d’un bordel pouvait être compliqué à la surface, autant dire que c’était quasi impossible dans les souterrains si elle devait quoi que ce soit à son proxénète. Erwin passa une main dans ses cheveux, les ébouriffant au passage, les sourcils froncés.
Les Kallermann étaient plus que bien nantis, sans doute son ami pourrait-il payer les dettes de sa nouvelle flamme s’il y en avait… Tout comme pourrait-il payer facilement pour un laissez-passer s’il faisait affaire avec un bon faussaire. Les gens surveillaient de trop près les allées et venues des gens d’en-dessous pour que ce soit aussi facile, pourtant.

Erwin calculait les possibilités : si elle devait monter en haut, Hans devrait subvenir à ses besoins. Elle deviendrait sa responsabilité.
Il resta un moment figé, repassant un plan, des statistiques : rien ne garantissait que ladite prostituée serait capable de le suivre ou voudrait les suivre.
Elle serait achetée, un traitement pas beaucoup plus flatteur que ce qu’elle subissait déjà dans les souterrains.
Hans était emballé, Erwin était réticent.
Il soupira, termina sa bière cul sec et avant même qu’il ait le temps de repenser à ce qu’il allait faire, il attrapa le manteau sur sa chaise :

« J’espère pour toi qu’elle vaut vraiment le coup, Hans. »

Et déjà Erwin balança quelques pièces sur la table avant de faire signe à Kallermann de le suivre. Avec un peu de chance, aucun d’eux ne serait arrêté par la Brigade avant la fin de cette satanée histoire.
Qu’est-ce qu’on ne ferait pas par amour.
C’était peut-être son manque féroce de romantisme, mais il n’arrivait jamais à se décider si Hans était vraiment sincère…
Ce fût sans doute pourquoi à la seconde où ils mirent les pieds à l’extérieur du Pub, Erwin mit une main sur son épaule pour l’arrêter une micro seconde :

« Il faudra que tu me promettes un truc avant : sortir des souterrains n’est pas aussi facile que ça, avec ou sans moyen. » Le blond marqua une pause avant de se pincer les lèvres, hésitant, puis de continuer : « Le meilleur moyen pour lui assurer une vie à la surface, c’est de l’épouser et de payer ses dettes au bordel... Tu crois que tu peux faire ça? »

Le mariage, c’était une certitude autant pour elle que pour lui.
Elle deviendrait la femme d’un riche héritier de Sina si elle acceptait…
Mais avant tout, elle se garantirait un statut différent que celui d’un rat de bas étages.
Les gens d’en-haut n’avaient pas les mêmes guerres, pas les mêmes règles ; c’était une sécurité, pure et simple.
Erwin venait de faire d’une histoire d’amour une entente contractuelle.

Et il n’arrivait pas encore à comprendre pourquoi il s’embarquait là-dedans…

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Soued Kallermann
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Ven 14 Juil - 21:17
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Do you remember ? || Erwin Smith

Heureux.

Hans était heureux, il avait l'approbation de son ami et supérieur. Kallermann était un chien fou, il fonçait tête baissée en se souciant de conséquences que plus tard. L'armée et ses camarades lui avaient appris à réfléchir avant d'agir, c'est vous dire sa joie quand Erwin accepta sa proposition, à sa manière certes. Hans sortit de la monnaie de sa poche et se leva, arborant un sourire de vainqueur. Pour lui le plus dur était fait: convaincre Smith. D'un bond il suivit son supérieur en réfléchissant sur sa remarque.

Si elle en valait le coup ? Il en était persuadé ! C'était elle et pas une autre. Il y avait quelque chose de tendre quand elle le regardait avec ses grands yeux noirs à chaque histoire qu'il lui racontait. Elle était son meilleur public, sa plus grande admiratrice. Les brefs instants passés ensemble, Hans s'était sentit fort, capable de libérer l'humanité à lui tout seul. Alors que Smith lui ramenait les pieds sur terre, sans pourtant briser son nouvel idéal de vie. Comme tout bon ami il le mettait en garde sur les risques de cette nouvelle opération. Pour le plus décoiffé c'était déjà tout vu, il avait affronté son père, abattu des titans et vu la mort emporter ces proches, ce n'était pas de vulgaires humains qui allaient l'intimider, ni ces responsabilités de futur époux qui l'effraieraient.

Le jeune noble cru Erwin plus fou que lui en proposant cette union. Il le fixait le sourcil levé, Smith l'avait pris au dépourvu avec cette annonce. A la base c'était à lui d'annoncer ses fiançailles. En y réfléchissant il s'agissait plus d'une formalités administratives pour Erwin, et d'un réel engagement du coeur pour Hans, le voila qui devenait fleur bleue maintenant. Le subordonné était une personne capable de réfléchir et d'élaborer des plans, mais en amour c'était une véritable buse. Il ne comptait même plus le nombre de gifles qu'il avait pu se prendre par ces dames pour avoir été surpris avec une autre, oublier un rendez-vous ou même un prénom.

Il laissa tomber ses deux mains sur les épaules de son compagnon. L'étonnement sur son visage fit place à de la joie, il dégageait de la sérénité, persuadé que tout se passerait bien, parce que monsieur en avait décidé ainsi.

- Bien sûr ! Si ce n'est que ça pour qu'elle vienne j'ai ce qu'il faut j'lui offre même mes terres si il les veut.

Et le voilà sourire au lèvre, aussi rayonnant que le soleil, prêt à s'engager dans la vie à deux. La chocolat aurait un nom, une véritable identité et lui l'aurait elle, tout simplement. Hans se surprenait lui même à penser ainsi, lui qui ne vivait que pour lui il y a de ça quelques années. Son enfance était rythmée par divers cours de bien séance, d'escrime, des leçons données par la plupart des grands orateurs de l'époque. Il ne mangeait pas, il gaspillait. Il ne riait pas,  il se moquait. Le blondinet trouvait le temps de s’ennuyer, de charmer ces dames. Ancien religieux, il priait les murs et méprisait la garnison et le bataillon qui souillaient leur culte. Tellement passionnée par ses murs il voulu étudier leur histoire, quelle déception quand il comprit la supercherie du culte. Il avait commencé à changer et s'émanciper doucement en s'engageant dans l'armée pour commencer, il voulait rejoindre la brigade. Et là, la réalité lui avait explosé en pleine face pendant ses années d'entraînements, en changea ses plans de carrière et sa dernière rencontre l'avait touché aussi, il décida de modifier ses projets pour sa belle

Kallermann passa un bras autour des épaules d'Erwin et commença à l'entraîner dans les ruelles. D'un pas sûr et décidé, une légère brise les portaient vers leur nouvelle expédition, oú l'air serait plus lourd et étouffant. Il avait déjà une jolie somme en poche et s'était déjà mis d'accord avec un garde pour les laisser passer sans histoire en échange d'une belle enveloppe le brigadier lui fournissait le précieux sésame. C'était impressionnant tout ce que l'argent pouvait acheter, d'autant plus que la brigade n'était pas réputé pour son intégrité, le blond n'allait pas se priver de cette avantage. Il regarda un moment Erwin la tête pensante de ce trio de tête blonde, il avait toujours les bonnes idées. Hans confiait sa vie à son supérieur, si Erwin disait de foncer dans le mur il le ferait sans hésiter et sans poser la moindre question, parce que s'il était encore vivant c'était grâce à lui. Hans avait une pleine confiance au jugement de Smith et le voir marcher dans sa combine le rassurait aussi dans son choix, d'autant qu'Erwin pensait à tous et l'avait encore prouver avec cette idée de mariage. Hans sourit en regardant devant lui. Il faisait le bon choix.


- En plus on est en retard Soued doit déjà être en train de nous attendre.


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Erwin Smith
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Mar 18 Juil - 1:54

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Erwin était mitigé entre l’admiration qu’il avait pour la volonté sentimentale de Hans et l’impression conjecturale qu’il était beaucoup trop confiant pour un coup de foudre.
Émotionnellement, c’était beau.
Logiquement, c’était stupide.
Kallermann ressemblait à un imbécile heureux, vivant d’amour et d’eau fraîche, et soyons honnêtes : les gens mourraient de ça un peu trop facilement.
C’était un proverbe pour les gens aveuglés par des concepts qu’ils n’arrivaient pas à comprendre ou définir clairement.
En même temps, qui était-il pour juger les théories des autres…
Hans avait toujours eu un faible pour l’Amour, ou l’idée de l’Amour… Et Erwin avait ses théories.
Il retint sa main de continuer le massage nerveux à sa nuque, fouinant ses deux mains dans ses poches quand il sentit le bras de son ami s’enrouler autour de ses épaules.
Hans menait… Et Erwin suivait plus par dépit qu’autre chose.
À voir la joie transcender de Hans, il n’avait pas le cœur de lui expliquer que c’était un plan complètement idiot.
Descendre dans les souterrains.
Convaincre un proxénète.
Revenir avec une prostituée…
Et espérer que ça dure?
C’était un scénario de mauvais arlequin.

Erwin respirait de façon régulière, ne démontrant pas le moindre signe de sa réprobation, de sa réticence, son doute : il avait déjà accepté.
Tous les deux avançaient dans les ruelles de Mitas, sombres racoins qui leur permettaient de s’inviter plus discrètement près des portes des souterrains.
Pendant de longues minutes de marche où il écouta la complainte de l’amoureux transi, le jeune homme resta silencieux.
Retourner en arrière serait injuste et revenir sur sa parole, peu honorable… Mais c’était autre chose qui avait poussé Erwin à suivre son subalterne.
S’il avait accepté de venir avec Hans, c’était majoritairement pour des raisons personnelles : avec son aide ou sans, l’autre y serait allé et qu’il le veuille ou non, jusqu’au retour à la base, le chef d’escouade était responsable de la sécurité de chacun de ses hommes. Si Hans Kallermann ne revenait pas en un seul morceau au quartier général, ce ne serait pas son imprudence qu’on blâmerait, mais plutôt l’incompétence d’Erwin Smith.
Il connaissait déjà tous les discours de Keith Shadis, ses remontrances, ses grands envolées lyriques qui n’en finissaient jamais de finir… Ennuyeux. Emmerdants. Possiblement très mauvais pour sa pression… Entre les nerfs de son cou qui menaçaient de sortir de leurs artères ou son visage qui ramassait tous les flux sanguins de son mètre quatre-vingt-dix-huit… Ou le veine de son front qui finirait par exploser…
Mais ce n’était pas principalement pour sa propre réputation qu’Erwin marchait tête baissée dans le plan très potentiellement foireux du noble de Sina.
Leur amitié le forçait à prendre parti.
Et l’amitié voulait qu’il soutienne Hans Kallermann comme Hans Kallermann le soutenait lui.
Cette pensée fût sans doute la seule raison qui poussa Erwin à tirer ses lèvres en un demi-sourire, accompagnant l’extase de son compagnon.

Ils passèrent les ruelles du quartier de la rue Roshtein, les grands parcs d’Asenthal, sous les balustrades du Palais royal, devant la tour blanchâtre des cultistes, sur le pont d’Este et ses lampadaires blafards…
Mitras.
C’était la pomme empoisonnée des Murs.
Avec ses contours parfaits, sculpturaux, statuesques.
C’était comme si la ville avait avalé la pauvreté pour la piéger dans son ventre, attendant patiemment que cette même pauvreté disparaisse par elle-même.
Ils arrivèrent sur le bord des escaliers un peu plus tard après la première heure du matin.
Mitras dormait, mais les souterrains grouillaient; il le devinait.
Personne ne dormait vraiment dans un lieu sans lumière.

Ils se firent intercepter par les membres de la Brigade, tel que convenu.
Entre les poches pleines de son ami et l’incertitude de pouvoir tirer quoi que ce soit de bénéfique en cette nuit de juillet.
Erwin ne pouvait s’empêcher de croire que Hans sous-estimait sa négligence.
Dès qu’il serait en bas de ces escaliers, ils n’auraient plus aucun contrôle.
Ils seraient repérés comme des soldats, traités comme tels…
Et c’était pourquoi Erwin craignait le pire.
Hans Kallermann ressemblait à un riche de la surface : n’importe quel pickpocket du coin pourrait y voir une occasion immanquable.
Tandis que le fils de Sina était en train d’échanger une somme plus que respectables avec les sentinelles, Erwin ne pouvait s’empêcher de jouer distraitement avec le poignard à sa cuisse gauche…

Il n’attendait que le signal de Kallermann pour s’introduire dans le tunnel qui les entraînerait dans les bas-fonds des Murs.


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Soued Kallermann
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Mar 18 Juil - 22:40
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Do you remember ? || Erwin Smith

La dernière ligne droite.

Hans était partagé entre exitation et appréhension. Mais l'existation avait pris le dessus sur la peur, les doutes, sur tout ce qui aurait pu le ramener à la raison. Après tout quand Hans Kallermann avait une idée en tête il ne l'avait pas ailleurs.

Les formalités de l'extérieur reglées, le soldat rangea une enveloppe dans la poche intérieur de sa veste. Un regard à son supérieur, d'un signe de la tête il l'invita à le suivre dans les souterrains lui emboîtant le pas. Hans n'était plus si joviale, en apparence du moins, il avait ce visage dénué de toute expression, cette façade il ne l'utilise qu'en mission. A cet instant le soldat Kallermann était en mission.

Plus il descendait, plus l'atmosphère était lourde, l'odeur nauséabonde. Vu d'en haut, ces lumière pourraient donner une vue plus qu'admirable, mais lorsqu'on sait la misère qui l'anime, on s'en détourne très vite. Le pas de Hans était vif, il voulait vite en finir et sans faire de vague, il laissait les ivrognes l'insulter, les mandiants tentaiebt d'attrapper sa manche pour lui arracher quelques piecr ou lui faire les poches.

Kallermann était bien trop propre, et cette fois c'était lui qui faisait tâche dans le décors. Ils arrivèrent à l'étage oú leur périple allait réellement commencer. Au pied de l'escalier, Hans pris un moment à regarder les lieux les mains dans les poches il essayait de retrouver ses marques.

- Par là.

Son ton n'était plus aussi enjoué, mais bien plus sérieux, d'un bref mouvement de la tête il indiqua la rue à prendre. Il sortit les mains de ses poches, le noble était autant en alerte qu'en dehors des murs, il se sentait même plus en sécurité à l'extérieur qu'ici-bas.

Déambulant d'une rue l'autre il la vit. De dos, toute menue sous ses vêtements trop larges pour elle. Une longue chevelure noir qui dansait au rythme de ses pas. Le visage du blond se radoucit, à la regarder. Il s'approcha de sa cadette qu'il entendait marmonner quelques insultes à son encontre. Il posa sa main sur son épaule.

- Hey !

Perdu dans ses pensées Soued n'avait pas senti une personne s'approcher d'elle. Le contact sur son épaule l'avait fait sursauter. La brune se dégagea et avant de faire volte-face elle attrapa de la poussière et en lança sur son assaillant. Hans recula d'un bond, et même s'il avait avalé de la crasse du sol il n'avait pas fini aveugle.

- MAIS T'ES COMPLÈTEMENT CON !
- RAAAAAH T'AS TARÉ !
- ON ACCOSTE PAS LES GENS COMME CA !

Quelques habitants commençaient à regarder. Même si la demoiselle était réellement en danger les yeux qui observaient cette scène de ménage n'auraient pas réagit, il seraient restés là, à satisfaire leur perverse curiosité. Ici c'était chacun pour soi.

Soued se calma un peu et Hans essuia son visage d'un revers de manche en crachant ce qui s'était malencontreusement trouver dans sa bouche. La brune avait l'impression de voir double, deux blonds aux yeux bleus bien bâtis. Elle cligna plusieurs fois des yeux, ces grande pupilles noir jonglaient d'un blond à l'autre. Elle ne comprenait pas. Ils devaient se retrouver tous les deux, pas eux deux et une troisième personne. La métisse attarda son regard sur Hans qui avait retrouvé une allure plus ou moins potable.

- C'est un ami.

La plus jeune fixait ce visage qui lui etait inconnu. Elle deglutit, en réalité Hans était comme tous les autres, et pourtant les autres filles l'avaient prévenue, elles n'étaient que l'amusement de quelques instants, ni plus ni moins. Mais non, elle ne voulait rien entendre elle ne serait pas exibée comme une vulgaire bête de foire avant qu'il ne paye à un coup à ses amis pour prendre du bon temps.

Et elle s'était trompée. Soued toisa le supérieur de Hans, elle n'était pas bien épaisse, mais la gazelle se faisait un point d'honneur à ne pas être faible, en tout cas pas le paraître. Si ses poings serraient et son regard dur face à l'étranger pourrait en donner l'illusion, sa lèvres inférieur tremblante la trahissait. Elle se sentait bafouée, le peu de dignité qu'il lui reste s'était envolée et sa poitrine lui faisait un mal de chien.

Alors elle attendait là un semblant d'explication, avant de faire exploser sa rage.
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Erwin Smith
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Vieillesse : 35
Localisation : Dans son bureau... ou dans ses quartiers... Mais essayez le bureau d'abord.
Ven 28 Juil - 21:30

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'' They were all slaves to something. ”



Erwin patienta que tout soit clair entre la Brigade et le membre du Bataillon.
Une somme glissée dans la poche de la sentinelle et déjà, le regard espiègle de Hans Kallermann lui dit que le tour était joué.
Peu de gens payaient pour descendre dans les souterrains. Il y avait des raisons pour ça : on y allait que par nécessité.
Ils se dénudèrent de toute émotion avant de prendre les escaliers, creusant dans le ventre de Sina. L’odeur des caniveaux devenaient de plus en plus insupportable.
L’humidité était pesante et glaciale.
L’air de raréfiait.
La nuit plus noire.
Les lanternes des murs donnaient à leur ombre une impression de monstruosité, de difformité.
Ils étaient les ennemis dans les parages.
Erwin ne disait toujours rien, trop préoccupé à anticiper tous les scénarios plausibles.
Et si Hans échouait? Si sa dulcinée ne pouvait pas les suivre? Il suffirait d’un rien pour que la mission soit un échec.
Mike Zacharias ne serait alors pas au courant de leur localisation.
Quiconque décidait de leur faire payer leur imprudence serait en supériorité numérique contre eux.
Le couteau à sa cuisse le travaillait de plus en plus.

Ils arrivèrent finalement sur un terrain plane.
Les rues fourmillaient de loques humaines, de semblants d’être qui rampaient, se trainaient sur les pavés trempés par la boue et les liquides brunâtres des cabinets.
Les gens jetaient tout par les fenêtres : excréments, déchets, eaux usées; tout y passait.
Erwin avait souvent entendu parlé de la misère des souterrains, mais la contempler sur place, pouvoir la sentir, la toucher, c’était quelque chose de tout à fait différent.
Ses orbites étaient grand ouverts, surplombant les scènes qui se gravaient dans sa mémoire.
Il eut un sentiment de pitié.
Puis tout s’effaça sous la voix de Kallermann qui semblait parfaitement à l’aise à se diriger dans les rues crasseuses des bas-fonds.

Il tassa les quelques mains qui agrippèrent sa veste, masquant son inconfort avec une expression dure et désintéressée.
Celle que Shadis lui apprenait à posséder de plus en plus.
Il fallait qu’Erwin Smith s’appartienne tout entier. Dissimuler ce qu’il était faisait partie du processus.
La seule chose de laquelle il était reconnaissant en ce moment, c’était la façon dont il avait évité de dégainer son arme. Quiconque s’approcherait de trop près, pourtant, devrait être engagé par la lame.
Ils étaient repérés trop facilement.
Avec leurs cheveux trop propres, leurs postures fières ; personne n’avançait comme ça dans les souterrains.
Ils gardaient la tête basse, les pas rapides.
Ils ne connaissaient pas la tranquillité d’esprit : manger ou être manger.
Erwin ne mit pas longtemps à comprendre leur fonctionnement. C’était logique.
Animal et primaire.
Mais logique.
S’ils devaient combattre des Titans, ces gens d’en-bas devaient simplement survivre.
Toujours et encore.
Un jour à la fois.
Combien de ces gens pourrait mourir de faim d’ici la fin de la semaine?
Ou de déshydrations.
De maladie.
Du coin de l’œil, Erwin avait déjà noté les corps empilés près des piliers qui soutenaient la terre au-dessus d’eux.
Des gens.
Des dizaines.
Leurs membres complètement hors d’usage, aux étranges contusions.
Bleues. Presque noires.
Jaunâtre pour certains.
Avec leur teint blanc.
Leurs joues creuses.

« Mais t’es complètement con! »
Erwin sursauta à cette soudaine altercation.
Il était tellement absorbé par ses observations qu’il avait oublié de porter attention à Hans.
Il ne vit qu’une chose : son subalterne en train de s’essuyer le visage tandis qu’une jeune fille, à peine une adolescente… ou plus jeune? Difficile à dire.
Elle était si maigre, si petite qu’on aurait dit que ses traits étaient ravalés par la faim.
Les gens s’arrêtaient devant la scène et Erwin tentait de suivre le peu de mots qu’ils échangèrent. Il resta à sa place, assez loin pour ne pas s’en mêler, mais assez près pour se faire remarquer.
Il ne manqua pas le changement de comportement chez la petite brune qui, d’énervée à calme, redevint méfiante…
Une méfiance hargneuse…
Et Erwin comprit enfin…
Hans Kallermann avait pensé à tout… Sauf à aviser la principale concernée de sa venue.

C’était une prostituée.
À quoi pensait-il en l’emmenant ici sans lui expliquer son plan?
Tout ce qu’elle devait voir en ce moment, c’était l’homme qui lui avait promis mer et monde ramener un de ses amis dans le décor pour… Pour quoi exactement?
En la voyant se braquer, se refroidir, s’effondrer en elle, en un clin d’œil, il comprit ce qu’elle était en train d’anticiper.
Pour elle, Hans était en train de devenir un client comme les autres.
Un client qui venait de lui en amener un autre.
Rapidement, le Chef d’escouade s’interposa entre elle et Kallermann, une main sur l’épaule de l’autre blond.
C’était à lui de gérer la crise.
Il s’avança ensuite en agitant les mains devant lui, mal à l’aise par cette soudaine réalisation.

« Non… Non, non, non! Ce n’est pas pour ça que je suis venu! » Commença-t-il vivement avant de s’arrêter soudainement à un mètre d’elle, maintenant la distance pour éviter qu’il reçoive un coup… On ne sait jamais : « Je ne suis pas dans ce genre de choses… Enfin… Pas que vous ne soyez pas séduisante… Au contraire, vous êtes charmante…» Il s’emmêlait. Erwin s’enfonçait complètement… Il fallait une formule rapide. Il fronça alors les sourcils avant d’ajouter rapidement, se coupant lui-même dans sa lancée : « Mais ce n’est pas le point! »

Il regarda Hans, puis la brune.
Hans. La brune. Hans. La brune…
Puis il prit une grande inspiration, frottant le coin de son œil gauche avec exaspération.
Il ne pouvait quand même pas lui demander de lui faire confiance!
Il n’était rien pour elle et encore…
Si elle avait pensé qu’Hans était capable de l’emmener jusque-là pour pouvoir coucher elle, il était plus que clair qu’elle n’avait pas une confiance absolue en lui non plus.
Il ne restait qu’à espérer que la jeune femme fasse le choix le plus raisonnable… Pour elle.
C’était la seule chose qu’il pouvait espérer.

« On est venu pour vous sortir d’ici. »

Il tourna ensuite son attention directement vers son ami avant de froncer les sourcils : c’était à lui de jouer.
Déjà qu’il appréhendait le pire.
Ils ne pourraient pas la forcer à monter à la surface si elle ne le souhaitait pas.
C’était la seule chose dont Erwin était certain.















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“Someone who cannot abandon everything
cannot achieve anything.”  
 
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Soued Kallermann
Garnison •• Soldate 1ère classe
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Dim 30 Juil - 16:11
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Do you remember ? || Erwin Smith

Naïf.

Hans Kallermann était naïf,ou juste lent d'esprit. Il n'avait pas compris pourquoi la demoiselle c'était braquée quand il lui présenta Erwin, heureusement que Mike n'était pas venu. Chez lui ça se faisait de présenter sa fiancée à ses amis, c'était même un premier pas vers l'engagement, alors cette réaction l'avait un peu irrité.

Quant à Soued, elle se retenait de ne pas sauter au cou de son amant pour lui exprimer son point de vue avec ses petits poings. La vie à deux promettait d'être mouvementée. Kallermann avait un penchant pour les emmerdes, et avant de s'énerver contre la jeune fille par rapport à son comportement Smith avait fait son entrée.

Tel un juge avec son air grave, il s'interposa entre les deux, gardant une distance de sécurité avec la jeune sauvageonne. Sous les yeux étonnés des deux jeunes gens il clarifia la situation, avant qu'elle ne dégénère. Hans regardait surpris son supérieur, surpris que la métisse ait juste pu imaginer qu'il lui ramener un client. Et quand Smith commença à s'en mêler les pinceaux en parlant des charmes de la jeune femme, Kallermann le regarda un sourcil levait, les bras croisé. Si Erwin ne parlait pas de sa fiancée, ce discours et la position de son supérieur l'aurait fait rire, mais là il avouait être un peu jaloux.

Soued, les regardait. L'ami de Kallermann s'était agité d'un seul coup, et il s'était lancé dans un discours tout aussi ambiguë que la situation. Tout était encore flou pour la demoiselle qui restait aussi raide qu'un piquet, le regard se posant d'un blond à l'autre jusqu'à ce que le plus coiffé des deux termine son discours et se mette aussi à regardait le petit couple, qui se fixait attendant que l'autre fasse le premier pas pour mettre fin à cette querelles.

Avec sa dernière phrase Smith avait tendu la perche à son camarade, ce qui avait instantanément détendue la demoiselle, elle avant toujours les sourcils froncaient mais ses épaules étaient retombées, c'était presque gagné. Le regard de Smith voulait tout dire pour son subordonné, c'était à lui d'entrer en scène.

- On est venu te chercher. J't'ai dis qu'on vivrait dans le vrai monde ensemble. Tu me fais confiance ?

Hans avait repris cet air doux, il n'allait pas lui dire qu'il avait un passeport dans sa veste non plus, mais il n'avait pas mentit. Il lui avait dit qu'il l'emnerait avec lui et elle lui répondait à chaque fois qu'elle le suivrait sans hésiter, elle avait l'occasion de le prouver. Des gens tueraient pour avoir sa chance, et même si c'était pas vrai qu'est ce qu'elle avait à y perdre ? Une vie de misère ? Ici-bas il lui resterait au bas mot un à deux ans à vivre dans ces conditions.

De toute manière, pour Soued c'était tout vu, elle le suivrait. Sourire aux lèvres, les yeux pétillants, elle s'avança pour le serrer et lui hurlait un énorme oui aux oreilles. Elle n'eut pas le temps de dire un mot qu'elle vit comme une ombre arriver sur elle. Son regard se figea, Soued se stoppa net, blémit et ne pu dire un mot. Un homme grand plutôt mince, le teint pâle, propre au gens des souterrains, le pas rapide, bouscula les deux soldats pour se poster devant Soued. Il lui mit une giffle, la demoiselle tomba comme une loque, les yeux grands ouverts. Son oreille sifflait, elle avait perdu tous ses repères, et sans comprendre ce qui se passait, elle s'était recroquevillée, protégeant son visage, à ce moment tout son corps qui lui faisait mal. Elle sentait des coups de pieds lui broyait son pauvre corps.

L'homme travaillait bordel, on l'appelait L'Enuque, tout le monde avait oublié son prénom. Il était chargé de surveiller les prostituées et les ramener quand elle cherchait à s'en fuir. Il était payé pour ça et Soued n'avait pas respecté son couvre feu.

- T'es en retard ! La promenade est fini ! Et le boss est furax ! Et j'en ai marre de te courir après ! Tu fais...

L'homme n'eut pas le temps de finir sa phrase et luibmettre d'autres coups, que Hans l'avait poussé, lui faisant manger la poussière à son tour. Kallermann laissait le soin à son supérieur de maîtriser cet énergumène, tandis qu'il s'occupait de sa douce. L'homme ricanna en se relevant.

- Ooh l'armée qui sauve les opprimés maintenant ? C'est avant ou après les avoir culbuter ?

Hans aida Soued à se lever et mis une liasse de billet dans la poche du type.

- Tu ne nous a pas vu. Et elle,Il pointa Soued du doigt,
elle est morte. Compris ?

Le plan avait changé, ils allaient traiter avec ce type. Soued avait disparu du bordel ? Soit. Officiellement L'Enuque l'aurait retrouvé morte au coin de la rue, c'était normal, ça arrivait tous les jours, ici et pour être sûr de son silence Hans lui avait donné une jolie somme. Mais qui se priverait de faire chanter des soldats ? L'occasion était trop belle.

- Et si devant la brigade la mémoire me revient ?, il sourit.
- Tu parles j'balance au boss que c'était toi qui a foutu le bordel chez lui.

Ici tout le monde se moquait de l'armée, s'ils avaient l'impression de faire la pluie et le beau temps soit, mais la vrai terreur était les gros bonnets des souterrains. L'Enuque et un de ses collègues s'étaient introduits chez le tenancier du bordel pour lui prendre sa recette, et avaient foutu un bordel monstre. Tous les souterrains avaient été mis au courant, mais personne ne savait qui avait fait le coup. Soued qui laissait toujours ses oreilles traînaient avait entendu les deux hommes s'inquièter de leur effraction et des représailles que le boss promettait. Il avait juré de "buter le connard" qui avait fait le coup et si y avait un ennemis à ne pas avoir c'était lui.

- Va te faire foutre Soued. Et vous dégagez et remettez plus les pieds ici.

Il avait tournait les talons, Soued attrapa la main de Hans et se mit à courir vers les escaliers aussi vite que possible et stopa net faces à eux. Hans ouvrit la marche, Soued suivait hésitante, elle n'avait jamais osé poser ne serait-ce qu'un pied sur ses marchés et la voilà qui les montait escorté de deux soldats.
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