Levi Ackerman
Bataillon d'Exploration •• Caporal-Chef
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Soldat depuis le : 03/04/2017
Vieillesse : 24
Localisation : Qui ça ?
Ven 14 Juil - 13:32
Comme chien et chatI am your poison candy gram
The love that's meant to fade away
(Vade retro, alter ego)
Move aside I'm choking on this life
I think I tolerate your hate
As long as you're afraid
All I wanted was to be with you and suffer every day
( Sonata Arctica → Don't Say A Word )
Tu fixes le plafond de ton salon de taille très modeste d’un air vide, affalé sur le canapé en silence. Tu es profondément perdu dans tes pensées, un bras posé sur ton front, l’autre pendant dans le vide. Tu ne prends même pas la peine de soupirer, ni de dire ton « Tch » habituel. Tu n’as pas la force de râler, ni d’être la personne vulgaire, grossière que tu es d’habitude. En quelques mots, tu couves forcément quelque chose. Tu es loin d’être un surhomme, et tomber malade… Eh bien c’est tout à fait possible, tu n’y es pas à l’abri. Comme tu cours partout, c’est encore plus facile. La dernière fois que tu es sorti sous la pluie, ça n’a pas loupé. Voilà pourquoi tu es pire qu’une loque actuellement, pris à la gorge, soupçonnant d’avoir de la fièvre, tu n’as aucune envie de sortir, aucune envie de balancer aux quatre coins de Trost que tu es malade, même si tout ce que tu veux actuellement, c’est de rester là jusqu’à ce que mort s’en suive. Quand on est malade, difficile de se motiver d’une manière ou d’une autre.

Pourtant, tu sais que tu vas devoir bouger. C’est ça qui te démotive encore un peu plus chaque minute qui passe. J’ai pas envie. J’ai pas envie. Allez tous vous faire foutre. Vous pouvez survivre une journée sans moi. Et encore, pas dit que tu restes une seule journée dans cet état, sachant que tu ne te soignes pas… A quoi bon ? Les effets seront les mêmes. Enfin, pour le moment, tu es tiraillé entre le fait de devoir sortir et ton envie de rester chez toi, au chaud, à rien faire, à penser à tout et à rien, au meilleur mais surtout au pire – parce qu’à tes yeux, il n’y a pas de meilleur. C’est la merde partout, et ça ne cessera pas de l’être. Pour toi, tout cessera quand tout le monde sera mort. Tu ignores d’où viennent les titans, mais si seulement ils pouvaient tuer les cons, on y verrait plus clair. Que ce soit dans la population ou dans les divers corps de l’armée. Trop de corruption. Trop de malhonnêteté. Toujours trop quelque chose. C’est malheureux d’arriver à penser ça. Finalement tu soupires en te tournant sur le flanc. Et si tout cela n’était qu’un très, très, très long cauchemar ? Que lorsque vous allez tous vous réveiller, c’est dans un monde sans titan ? La corruption, les magouilles, les complots, tout ça existerait toujours, mais pas les titans.

Tu fixes le plafond sans bouger, tes jambes étendues sur le vieux sofa que tu as récupéré il y a quelques temps de ça. Tu n’as pas envie de bouger, ni de remplir tes fonctions, ni même d’assumer lesdites fonctions. Pourtant, tu sais qu’il y a toujours quelque chose à faire, et rechercher ce type que vous n’avez pas pu attraper est primordial. Voilà pourquoi tu ne peux pas rester chez toi, et tu le sais. Un autre soupir. Clairement, t’as pas envie. Voilà ce qui te fait chier dans ce boulot, en étant un tant soit peu gradé. Tu dois toujours faire quelque chose, et tu n’as pas demandé de repos, donc t’es obligé de sortir. Tu te redresses lentement en tournant les yeux vers ta fenêtre. L’aube se lève à peine.

Depuis combien de temps tu es là, à réfléchir ? Plusieurs heures, facile. Ta crève t’empêche de dormir, déjà que tu dors peu en règle générale. Alors tu te laisses tomber de nouveau, cette fois ton bras dissimule tes yeux fermés. Tu essais de faire le vide dans ton esprit. Tu as de plus en plus de mal à ne penser à rien. Ca devient compliqué de ne pas avoir la tête qui semble sur le point d’exploser. Trop de choses se bousculent dans tes pensées, diverses et variées. C’est une chose qui te fatigue. Au point de te provoquer des maux de tête. Tu n’en as parlé à personne, parce que ça ne vaut pas le coup d’inquiéter pour rien. Peut-être qu’un jour tu en parlerais à Erwin. Peut-être. Un jour. Tant d’incertitudes dans une seule phrase.

Tu décides de bouger que trois longues heures plus tard où tu t’es aperçu avec une certaine surprise que tu somnolais, à la limite du sommeil. Tu te lèves en silence. A quoi bon parler ? Tu risques uniquement de t’adresser aux murs, qui eux ne te répondront jamais. Parler seul n’est pas non plus un de tes passe-temps favoris il faut dire. Finalement tu vas te préparer, et enfiler ton uniforme. Toujours plié de manière impeccable, tu t’apprêtes rapidement, c’est un geste quotidien depuis des années. Tu jettes un regard furtif au miroir pour te regarder. Le teint un peu plus pâle que d’habitude, les cernes un peu plus grandes… Ca se voit que tu ne respires pas la santé, mais tu t’en fous. Tu t’en tartines le fion de ce que peuvent penser les gens de ton état, soldats, compagnons ou simples passants.

Tu quittes ta maison une fois prêt, pour affronter l’extérieur. Il doit être à peu près 10h tout au plus. L’air est encore frais, c’est respirable, et les gens n’affluent pas dans les rues. Du moins pas encore. Cela te laisse tout le loisir de marcher calmement dans les rues de Trost, profitant du fait que tu sois relativement tranquille pour le moment. Tu sais pertinemment que cette tranquillité ne va pas durer. Etrangement, tu as un sixième sens lorsqu’il s’agit de repérer les casse-couilles qui viennent te voir pour une raison ou pour une autre. Aujourd’hui, tu sens que tu ne vas pas pouvoir y réchapper non plus. Ca tombe bien, tu n’es pas d’humeur. Alors bon courage à la personne qui viendra te déranger.

Pour le moment, tu es simplement en repérage. Pour voir qui interroger, où aller pour poser tes questions. Tu ne vas certainement pas rester sans rien faire alors qu’on est en situation de crise. Tu profites du calme. Tu profites du fait qu’il n’y a quasi personne. Tu regardes tout autour de toi, tes yeux sont constamment en mouvements. Tu n’as rien demandé aux gamins aujourd’hui, t’as pas spécialement envie de les voir. Après tout ils sont entre de bonnes mains, ils survivront en théorie. Tu pousses un soupir. C’est comme avoir des gosses. Toujours devoir s’en occuper, trouver une excuse quand on veut pas s’en occuper justement et les confier à quelqu’un d’autre… Tu ferais un piètre père. Cette pensée t’arrache un très léger sourire.

Non, tu ne seras jamais père.
© 2981 12289 0

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That bastard… Once I get the chance,
I’ll kill him straight away.
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