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Le groupe du BATAILLON et des SHIFTERS sont fermés pour les OCs, merci de privilégier un autre groupe !
Encore beaucoup de personnages du manga libres !
Pleins de prédéfinis attendent d'être adoptés, n'hésitez pas. ♥
A partir de maintenant, tout personnage métisse se verra refusé pour garder une certaine logique avec la "rareté" de ces personnes, exactement comme les asiatiques. Merci de votre compréhension !

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Moonlight Warmth / PV

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Vanya Strashko
Apprenti soldat
Mar 18 Juil - 0:42


« Moonlight warmth »

ft. Arunja Khan




L’eau ruisselait entre ses doigts. Il était tard, et encore une fois Vanya allait passer sa nuit à l’extérieur. Un soupir s’échappa de ses lèvres pâles alors qu’il ajustait la lourde cape de toile qui ornait ses épaules.

Il pleuvait des cordes. Au moins les ruelles étaient vides, et il avait pu sans difficulté remonter la route qui menait à son domaine à cheval sans être vu ou remarqué. Une chaleur désagréable l’enveloppait, où une odeur de pluie et de tissu se mélangeaient a sa propre transpiration. Il n’était pas à l’aise. Il n’aimait pas remonter les allées bordées d’arbres imposants, et désormais mal taillés, qui menaient à sa demeure.

Les jardins ne ressemblaient même plus à ce qu’ils avaient été . Luxuriants, resplendissants, ils exprimaient autant de couleurs que les peintures qui ornaient sa demeure autrefois. Ou du moins avaient exprimé. Malgré l’obscurité, il pouvait clairement discerner la nature qui reprenait déjà ses droits. Il serra les rennes de son cheval plus fort au creux de son poing. Les fils de chienne. Ils lui avaient tout pris.

Du haut de la colline, il pouvait voir son duché, ses maisons, ses terres qui s’étendaient jusqu’à la forêt. Toute la puissance des Strashko, qui nourrissaient tant de personnes au sein des murs. Leurs chevaux puissants revendus aux militaires se promenaient librement dans les près qui longeaient une clairière splendide en été. Il avait envie d’arracher la tête si couronnée de ce roi stupide. Pour qui se prenait-il à traiter ainsi ses nobles. Pourquoi ? Pourquoi maintenant. Ils étaient si puissants, le coup n’avait pas été stratégique . Alors. Pourquoi ?

Un bruit de sabots attira son attention. C’était probablement son partenaire de la soirée. Arunja. Un type sorti de derrière les fagots à la dégaine franchement unique. Il l’avait accosté après avoir écouté des rumeurs sur la bande de tire aux flancs à laquelle il appartenait. Enfin . Plus ou moins tire aux flancs. Quoi qu’il en soit il lui fallait une personne ni trop dévote, ni trop ambitieuse, ni trop téméraire.

Celui ci était tout droit sorti du cru des médiocres, des soldats qu’on comptait par dizaines, encore vivants et bientôt morts. Et sans doute là pour survivre à la vie. La survoler. Il l’avait approché lors d’une de ses permissions et lui avait proposé quelque chose de relativement simple de prime abord. Mais surtout incroyablement importante pour lui.

Retourner chez lui. S’introduire à l’intérieur. Le soldat monterait la garde en bas, et lui filerait chercher ce qui lui tenait tant à coeur : ses titres de noblesse. Car personne n’oserait les lui ôter. Il était duc. Avec Vladimir. Et ils avaient aussi leurs compte de petits nobliaux à gouverner, sans oublier les bourgeois qui bénéficiaient de la protection de leur territoire.

Ceci lui revenait de droit. Il fallait simplement qu’il attende une bonne opportunité pour enfoncer les portes de sa maison de maitre en grande pompe et retrouver son influence sur le monde.

Mais pas aujourd’hui, pas sous cette pluie battante et désagréable . Il repoussa sa capuche, il ne semblait y avoir nulle âme alentours. Ses cheveux blonds lui retombèrent aussitôt devant le visage, et le jeune homme les rejeta en cachant difficilement son agacement .

«  Viens faisons le tour les portes des cuisines sont facilement accessibles. » il donna un coup de talons à sa monture et leur fit faire le tour, entre un petit chemin collé à la maison et de hautes haies. Arrivé devant une vieille porte vermoulue et cachée par le lierre, l’adolescent sauta de son cheval pour jouer avec la poignée, et enfin entrer dans les grandes cuisines. Il jeta un oeil là où autrefois il venait courir avec Vladimir dans les jupes des servantes.

Il traversa à grands pas et ouvrit les portes qui menaient à un immense couloir carrelé de noir et de blanc. Les fenêtres s’élançaient sur plusieurs mètres pour laisser se déverser la lumière spectrale de la lune, qui dansait aussitôt sur les nombreux miroirs accrochés au mur qu’ils longeaient. Ca et là de nombreuses armures et armes décoraient l’endroit serti de bleu et d’argent, couleurs du duché.

«  Allons-y, tu auras ta récompense dès que j’aurais récupéré mes … papiers dans le cabinet … du maître de maison » murmura t il
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Arunja Khan
Garnison •• Soldat | Maître-chien
Mar 18 Juil - 13:04

ft. Arunja Khan

ft. Vanya Strashko

「Moonlight Warmth」

Et une journée de permission gâchée ! Un gamin des recrues l’avait accosté pour un appel pour une mission. Pour le plus grand bonheur d’Arn qui malgré les protestations, du fait qu’il était en permission et qu’il en avait assez peu et surtout il avait pas que ça à faire. Surtout pour aller chercher de la paperasse. Velke et lui avaient juste envie de rentrer, mais bon, ils étaient lancés donc bon. Il avait rendez-vous dans une ancienne maison de noble au sein de Rose. L’homme n’avait vraiment pas envie d’aller faire cette mission, d’autant plus qu’il était tard, il faisait sombre et il pleuvait des cordes. En plus, cet endroit serait hanté d’après les habitants du coin. Pour se protéger de la pluie battante, l’homme avait mit sa cape usée qui peinait à le protéger. Il était en civil et pour lui c’était se balader seulement avec un pantalon en loques et pieds nus. Petit, il avait pris l’habitude de se trimballer toujours très mal habillé, gamin, il avait souvent juste un pagne fait avec des tissus de récupération. En même temps, il avait toujours appris que pour des métiers salissants, les vêtements, valait mieux pas en avoir des beaux et coûteux.

Au fur et à mesure que la mule avançait, le domaine se faisait de plus en plus imposant. Et surtout plus glauque, les jardins abandonnés ne donnaient pas vraiment envie, sauf à la mule qui prenait plaisir à arracher quelques branches un peu trop proches de sa bouche. Bien pratique ces bestioles pour débroussailler. Ici, la nature reprenait clairement ses droits. Il vit ce qui devait être à l’époque des buissons taillés en chevaux qui n’étaient plus que des trucs difformes qui auraient sans problèmes leur place dans des nouvelles horrifiques qui étaient publiées dans les journaux, surtout les feuilles de choux à bas prix, celles qui passent plus leur temps à raconter les potins liés aux nobles et au gratin de l’armée que de donner des nouvelles vraiment intéressantes.

Arn vit enfin son commanditaire, un fils de noble déchu qui voulait chercher de la paperasse dans cette vielle grande maison. D’ailleurs bien plus grande que celle du riche médecin du bled où le soldat bossait. Avec un peu chances, la déco serait tout aussi glauque avec des animaux morts empaillés partout et des tableaux flippants. Déjà les jardins avec leurs buissons taillés difformes et les statues d’angelots boudinés ressemblant plus à des Titans ailés on avait déjà un avant-goût de ce à quoi on allait s’attendre. Et cette maison avait ses chances d’être plus flippante que celle du médecin qui était déjà une pointure en la matière avec tous ses animaux crevés. Arn avait encore un mauvais souvenir de cet écureuil difforme mal empaillé.

« Viens faisons le tour les portes des cuisines sont facilement accessibles. »

La recrue talonna son cheval et Arn suivit le gamin de riche non sans avoir eu à talonner plusieurs fois sa mule pour qu’elle avance car cette dernière avait trouvé un carré d’herbe particulièrement appétissant pour elle. Ils firent le tour pour passer par derrière laissant à Arn plus le temps de contempler cette déco qui pourrait clairement servir pour des pièces de théâtre horrifique. Mais malheureusement, seuls les nobles pouvaient accéder à ce genre de divertissement. Arn n’avait jamais vu de pièce de théâtre de sa vie.

Ils s’arrêtèrent devant une porte rongée par le lierre. Le gamin ouvrit la porte et entra suivit d’Arn et Velke. C’était bien la première fois qu’Arn rentrait dans une telle demeure. Déjà les cuisines étaient spacieuses et tout ce qu’il y avait dedans valait bien plus que la solde du jeune soldat, rien qu’une casserole. Arn retira sa cape qu’il posa sur le dossier d’une chaise poussiéreuse. Velke s’ébroua en éclaboussant son maître déjà trempé jusqu’aux os. L’homme passa devant de la vaisselle poussiéreuse. Les plats étaient en faience de qualité, si Wasim, son père voyait ça. Lui avec son four, il ne pouvait faire que des plats grossiers avec des méthodes très primitives. En même temps, la misère forçait les gens à remettre au goût du jour des technologies primaires. L’homme était bien tenté de piquer deux ou trois casserolles, couverts ou assiettes pour les revendre. Avec ça, il pourrait gagner bien plus que sa solde.

Le gamin les amena sur un grand couloir qui ressemblait pas mal à une salle de torture. Il y avait des tas d’armes aux formes fantaisistes et des armures avec leurs armes qu’on pourrait s’attendre à voir bouger comme dans les nouvelles horrifiques. Le couloir était éclairé naturellement par la lumière nocturne entrant par les grande fenêtres et reflétée par les nombreux miroirs accompagnant les diverses armures et armes.

« Allons-y, tu auras ta récompense dès que j’aurais récupéré mes … papiers dans le cabinet … du maître de maison »

Arn écouta sans vraiment écouter le gamin, bien trop concentré sur cette avalanche de trucs effrayants. Il avançait doucement avec Velke dans ses talons. Il sursauta en passant devant un miroir en ayant cru voir une présence, mais ce n’était que son reflet défiguré par les fissures du vieux miroir fracturé. Il était aussi aux aguets au moindre petit bruit et sursautait quasiment à chaque fois.

« Euh … t’es sûr qu’on est vraiment seuls, cet endroit est peut-être hanté … »

Velke voulu sentir une armure, mais il la fit bouger et celle-ci s’effondra et la hache qu’elle tenait manqua de peu la queue du chien qui se sauva en couinant. L’armure avait fait un raffut monstre en tombant qui avait résonné dans tout le couloir. Rassurant tout ça ! Arn n’osa pas remettre l’armure en place, c’était plus compliqué qu’un puzzle tout ça. D’ailleurs comment ça tenait toutes ces pièces ?! Le soldat comprenait pas vraiment comment fonctionnait un tel accoutrement. Puis surtout ça devait pas être du tout pratique pour se déplacer avec ce bazar. Arn sentait que la nuit serait longue, très longue.

Les riches avaient toujours eu des goûts étranges. Entre les armures, les armes et les animaux crevés, on croirait des gros psychopathes qui ont des goûts prononcés pour tuer des êtres vivants tant que c’est pas une plante ou un Titan. Le soldat jugeait que sa déco était certes rudimentaire, mais au moins c’était pas aussi glauque, c’était juste des caricatures humoristiques des journaux et des images érotiques de jolies filles. Pourquoi les nobles ne mettent pas ce genre de truc ?! Surtout que des peintres peuvent faire de magnifiques peintures de jolies filles ou de beaux mecs pour faire plaisir à ces dames ou à des homosexuels.

« Eh, vous les riches, vous avez des soucis avec les armes et les bestioles crevées. Entre le cabinet du toubib de mon village qui aime les animaux morts et ici on a pleins d’armes pour tuer des gens. Vous aimez autant la mort que ça ?! »
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Vanya Strashko
Apprenti soldat
Mar 18 Juil - 17:13


« Moonlight Warmth »

ft. Arunja Khan




Pourquoi avait-il fallu que ce péon ramène toute son animalerie? Ca, s’était une question qui resterait à jamais sans réponse. Sans oublier que sa mule - une mule - avait passé la moitié du trajet à dévorer les mauvaises herbes. Bien sur, Vanya n’avait pas osé faire le moindre commentaire, il n’était pas en position d’en faire le moindre de sa position.

Néanmoins, le blond était persuadé que le métisse, ou basané, ou moins pâle que lui, allait user de sa patience. Heureusement pour eux deux, il avait appris à endurer bien plus qu’un chien malodorant et un grand dadais halluciné. Du moins, c’est ce qu’il pensait jusqu’à ce qu’un bruit tonitruant ne le fasse bondir. Vanya manqua de percuter l’un des chandeliers à pied qui décorait le couloir et se retourna brutalement pour voir l’armure de son grand père en pièces, au sol. Il retint un commentaire particulièrement dégradant en remarquant que le brun semblait tétanisé. L’endroit lui faisait peur. Lui leva les yeux vers le plafond peint de scènes bucoliques et repensa aux soirées où, baigné de lumière, ce couloir semblait un écrin doré et chaleureux. Aujourd’hui ce n’était pas vraiment le cas. Tout était bleuté, un peu froid, couvert de poussière .

«  Quoi ? Hanté ? Tu plaisantes personne n’est jamais mort ici si ce n’est une armée de rats et de souris. Et encore. Le petit peuple s’imagine vite des choses. » Sa voix traînante transpirait l’exaspération.

Il le guida jusqu’au hall d’entrée. Là, un escalier de marbre s’embranchait en deux courbes qui remontaient jusqu’à une mezzanine faisait le tour de l’immense pièce. La maison de maître était séparée en trois parties : l’aile droite, le centre qui se prolongeait vers les jardins arrières et donnait sur un patio intérieur fleuri où une fontaine glougloutait, et l’aile gauche. Ils étaient entrés par l’aile gauche, où l’on pouvait également trouver les quartiers des domestiques. Ils étaient donc face à la porte d’entrée, imposante et résolument fermée. Là où Vladimir s’était écroulé dans son propre sang. Il frissonna et regarda au sol, personne n’avait jamais pris la peine de nettoyer la tâche désormais noirâtre au pied des escaliers.

«  Nous n’avons pas de ..bestioles crevées ici. Quant aux armes elles sont plus symboliques qu’autre chose. Ce sont nos armoiries, mais tu ne dois pas nécessairement connaître. De toutes façons pour être totalement sincère ça ne sert pas à grand chose si ce n’est montrer qui a la plus grosse à ceux qui sont sous notre égide. » Il enjamba la flaque de sang séché en serrant les dents et commença à monter les marches recouvertes d’un tapis autrefois bleu noir. «  Et la mort ? S’il y a bien une chose qui fait que toi et moi sommes les mêmes c’est ça. Je mourrais tout comme toi au moment venu. Nous avons beau nous goinfrer des meilleurs mets, avoir les meilleurs médecins, nous reposer à notre guise nous finirons avec les vers tous ensembles. Un petit rappel aide parfois à apprécier de vivre au-dessus de la masse. » Il continua de monter, approcha des portes encore ouvertes du jour où on avait délogé ses parents. Ils entrèrent dans une bibliothèque sur la droite, où le sol était couvert de tapis aux motifs alambiqués. Une cheminée vide avait autrefois réchauffé les lecteurs les plus assidus. Quelques objets de curiosité traînaient ici ou là. Il se dirigea vers la porte du cabinet de son père, dissimulée dans le mur. En tirant une poignée du bois, il essaya d’ouvrir, bien entendu sans succès. Il fallait une clef, et Vanya se souvenait qu’elle était cachée dans la même salle. Mais où .

«  Bien . Il va falloir fouiller la pièce, je ne sais plus où mon père cachait sa clef. » Il avisait les colonnes de livres, les outils d’astronomie et les coffres ouvragés qui trônaient sur les buffets en bois sombre qui ornaient les murs en soupirant. Il n’était pas ravi que quelqu’un d’autre que lui où sa famille ne tripote leurs affaires, mais l’heure n’était plus aux commodités.

Plusieurs instruments de musiques trônaient également ici ou là. Le blond ne put s’empêcher, comme hypnotisé, d’approcher son ancien violon. Il se souvenait avoir appris en compagnie de Vladimir. Qui était meilleur qui lui à cet instrument, il devait bien se l’avouer. Ses doigts fins passèrent sur les cordes et il considéra un instant l’objet , perdu dans ses pensées les plus profondes.


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Arunja Khan
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Mer 19 Juil - 13:49

ft. Arunja Khan

ft. Vanya Strashko

「Moonlight Warmth」

« Nous n’avons pas de …bestioles crevées ici. Quant aux armes elles sont plus symboliques qu’autre chose. Ce sont nos armoiries, mais tu ne dois pas nécessairement connaître. De toutes façons pour être totalement sincère ça ne sert pas à grand chose si ce n’est montrer qui a la plus grosse à ceux qui sont sous notre égide. »

Bon c’est déjà un bon truc, Arn aimait bien les animaux et ne supportait pas qu’on les tue par pur plaisir, pour se nourrir, ok, mais pas pour s’amuser. Et les armes, selon lui c’est surtout symbolique, de la déco, mais bon pour un pécore comme Arn, il fallait des explications, il ne pouvait pas forcément le deviner comme ça.

Le noble enjamba un vieux tapis avec du sang séché que Velke s’empressa de renifler. La recrue disait qu’il n’y avait jamais eu de mort ici, mais bon ce sang n’était sûrement pas celui d’un rat à moins de l’avoir passé au rouleau-compresseur. Arn eut des nausées rien qu’à y penser.

« Et la mort ? S’il y a bien une chose qui fait que toi et moi sommes les mêmes c’est ça. Je mourrais tout comme toi au moment venu. Nous avons beau nous goinfrer des meilleurs mets, avoir les meilleurs médecins, nous reposer à notre guise nous finirons avec les vers tous ensembles. Un petit rappel aide parfois à apprécier de vivre au-dessus de la masse. »


Vu comme ça, c’est pas idiot, mais bon ça restait encore un peu trop perché pour Arn. Et surtout, pour des gens comme Arn, la mort était omniprésente et donc, les gens cherchaient à l’oublier.

« Là où j’ai grandit, la mort était omniprésente, ne m’en veut pas si je cherche à l’oublier un peu … »

Arn suivit Vanya dans des escaliers en direction d’une nouvelle pièce. Ils déboulèrent sur la bibliothèque. Des tas de livres entassés, Arn n’en avait jamais eu autant. Le soldat attrapa un bouquin par curiosité, il feuilleta rapidement, un roman d’amour, dans le sens romantique bien sûr, rien de bien intéressant. Il se demandait si il y avait des bouquins érotiques ou d’humour, ainsi que des nouvelles horrifiques ou policières. Décidément, c’était vraiment un autre monde. Le jeune soldat avait du mal à accepter que certains puissent se goinfrer alors qu’on dit à tous qu’il faut se serrer la ceinture. Il avait bien vu à Utopia le gaspillage outrancier de nourriture, surtout de la viande. Et quand il était gosse, en faisant les décharges de ce qui venait de surface, c’était un véritable El Dorado qui n’avait pas tardé à être exploité par les gens des souterrains. En même temps, les riches jetaient absolument tout et n’importe quoi. Il vit une cheminée imposante, pratique pour se réchauffer.

Le jeune noble arriva devant une porte et tenta de l’ouvrir avant d’abandonner. Arn avait bien compris qu’il y avait une clé afin d’ouvrir cette porte.

« Bien . Il va falloir fouiller la pièce, je ne sais plus où mon père cachait sa clef. »

Ok, fallait chercher et Vanya n’avait pas tardé à fouillé la pièce. Le soldat mit également la main à la patte. Arn se dirigea vers une bibliothèque pour commencer à chercher. Il retira les bouquins un à un et les empila afin de voir si la clé était caché entre deux livres ou en dessous. D’ailleurs au vu des noms sur les ouvrages, ça sentait les trucs barbants et trop long pour Arn qui était habitué aux nouvelles horrifiques ou encore les romans policiers publiés sous forme de feuilletons dans les journaux à bas prix. C’était les rares trucs intéressants avec les jeux et les dessins satiriques dans ce genre de feuille de chou que le soldat et ses collègues achetaient collectivement pour se le partager ensemble vu le prix de ce genre de chose. Ne trouvant rien, Arn remit les bouquins sur l’étagère. Il jeta un coup d’œil sur la recrue qui s’était stoppée devant divers instruments de musique. Il s’approchait d’un violon. Arn était plus intéressé par le piano bien plus imposant et travaillé que le vieux truc qu’il y avait à l’auberge. Souvent, un pianiste mettait un fond musical dans la taverne une musique dynamique tandis que les clients étaient occupés à jouer aux cartes, boire ou regarder des spectacles. Bizarrement, lors de ces soirées spectacles, surtout avec les jolies filles, il y avait pas mal de monde, majoritairement des hommes, et surtout, il y avait moins de bagarres ces soirs-là vu que les gens étaient bien trop concentrés sur les danseuses.

Arn se détourna du piano pour continuer ses recherches. Il passa devant divers objets étranges, mais bien moins glauques que ce qu’il avait pu voir chez le médecin. Il n’osa pas demander à Vanya ce que c’était, vu comment le gamin était énervé et il sentait clairement qu’il allait encore être pris pour un con. Toutes manières, les gens du peuples sont débiles, c’est bien connu, enfin ça dépend sur quel terrain, car en terrain contrôlé par des gangs, ils finissaient souvent en passoire à trop lire des romans de chevaliers suicidaires. En tout cas, c’est ce qu’il était arrivé à Friedrich.

Le soldat allait s’approcher d’un groupe de coffres finement ouvragés quand sont attention fut détourné par un aboiement de son chien, il se tourna et vit l’animal prêt à poursuivre un rat. Encore une source de bazar. Arn appela l’animal qui était bien trop concentré sur le rat et commença à le poursuivre. Le rongeur sema sans soucis le canidé en se faufilant dans un trou. Le chien grattait au niveau du trou et grognait. Dans leur course, ils avaient fait tombé plusieurs bouquins, objets et deux coffres dont un qui s’était ouvert et contenait plusieurs clés. Le soldat gronda son chien et le remit en laisse et le tira en se dirigeant vers Vanya avec les clés.

« J’ai trouvé ça ! Tu en reconnais une parmi toutes ces clés ?! »
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Vanya Strashko
Apprenti soldat
Mer 19 Juil - 15:48


« Moonlight Warmth »

ft. Arunja Khan




Vanya reposa le violon et regarda un peu en arrière. Arunja. Comment aurait-il être plus différent lui ? Il était si pâle, ses mains si fines, et ses traits presque féminins s’opposaient avec ceux plus ciselés du brun. Sa peau, presque dorée, et ses épais cheveux noirs lui donnaient un air certes moins aristocratique mais plus vif. Plus vivant. Il songea qu’il avait dû se battre, chaque jour durant, pour se sortir de la masse grouillante des condamnés. Probablement dû dormir le ventre creusé par la faim, tordu de douleur. Peut-être même avait-il dû vaincre la maladie faisant un effort exceptionnel de volonté de vivre.

Vanya suivait la philosophie de sa famille. Il n’aimait pas voir son peuple crever de faim. Le duché avait permis à ses résidents de vivre et non de survivre. Savoir que sous ses pieds, en ville, se mourraient des milliers d’âmes lui hérissaient parfois le poil. C’était stupide, pourquoi laisser ainsi aller la société ? N’y avait-il donc pas d’autres moyens ?

Mais bon, ce n’était pas son problème. Lui allait retrouver sa place un jour, reposer ses mains sur son piano et s’occuper de ses gens. Si Arunja le souhaitait, il n’aurait qu’à s’installer ici aussi, après tout, il n’était pas à une personne près. Voir les inconnus mourir de faim était une chose, mais en connaître en était une autre et Arunja faisait … Quoi ? De la peine ? Pas vraiment. Il n’avait pas l’air d’être un mauvais bougre sans doute méritait-il mieux.

Vanya songeait à quel point il était maigre quand le chien s’élança dans une poursuite infernale. Une demi tonne d’objets au sol plus tard, ce fut Arjuna qui déboula avec un nombre de clefs tout a fait satisfaisant. Il les décompta et regarda chacune d’elle avec attention.

«  … ah oui. » il en tira une plus petite et dorée et observa le brun de son air placide «  Merci ton chien » Conclut le noble en allant déverrouiller l’entrée.

Le bureau avait été épargné par la fouille des militaires. Orné d’autres bibliothèques plus confidentielles, et même quelques livres dans une langue que Vanya ne saisissait pas, il était décoré d’argent et de bleu. Au dessus de l’immense bureau recouvert de cuir était accroché un tableau représentant sa famille. Sa mère, une grande blonde couverte de diamants et de soie bleue observait ses deux garçons d’un air paisible. Vladimir lui ressemblait à l’époque, si ce n’était les cheveux courts et sa taille. Son père, imposant, avait le regard en amande, pénétrant. Sa mâchoire très dessinée participait à la carrure imposante du personnage. Et enfin, Vanya, a quatre ou cinq ans tout au plus, aussi bien vêtu qu’un adulte. Il regardait le spectateur d’un air vide, placide.

L’adolescent roula des yeux et s’approcha du bureau en ouvrant les différents tiroirs. De nombreux documents, tantôt roulés, cachetés ou protégés par des pochettes en cuir ouvragées.

Il considéra ne pas avoir le temps de tout trier et enfourna tout ça dans son sac en cherchant encore. Finalement, le grâal. Non seulement il trouva ses titres qui remontaient jusqu’à l’établissement de la famille au mur rose, mais aussi des actes de propriété et des titres de banque. A ne pas utiliser tout de suite, mais par le futur, qu’en savait il?

«  Parfait . On a tout ce qu’il nous faut. Maintenant tu peux te servir, prends ce que tu veux dans la maison et repars avec tout ce que tu peux porter… »

Il se redressa donc satisfait et observa le brun avant d’entendre un bruit en bas. Le blond fronça les sourcils et se recula un peu dans la salle en essayant de percevoir ce dont il pouvait s’agir. De pas, clairement. De pas et de voix étouffées. Merde. Il saisit les clefs du cabinet et glissa derrière le militaire pour refermer doucement la porte secrète, les plongeant ainsi dans le noir le plus total. En espérant que le chien ne les trahissent pas …


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Arunja Khan
Garnison •• Soldat | Maître-chien
Mar 25 Juil - 17:06

ft. Arunja Khan

ft. Vanya Strashko

「Moonlight Warmth」

Super ! Parmi les clés, il y avait celle que le gamin recherchait. Bah tant mieux pour lui. Il ouvrit donc la porte bloquée qui s’ouvrit sur une pièce qui semblait préservée et pas autant en souk que les autres. C’était un bureau avec des bibliothèques, encore pleins de bouquins. Le gamin semblait bien connaitre le coin et fouillait dans les papiers. Oui c’est vrai, il était parti chercher des papiers et il n’avait pas perdu son temps, il enfournait des tas de paperasses dans son sac, qu’est-ce qu’il allait faire de tout ça ?!

« Parfait . On a tout ce qu’il nous faut. Maintenant tu peux te servir, prends ce que tu veux dans la maison et repars avec tout ce que tu peux porter… »


Ayant tout ce qu’il lui fallait, le noble considéra que la mission était terminée et il invita le soldat à se servir parmi les divers objets en guise de récompense. Pour le soldat, cela était une bonne nouvelle. Finalement, faire une mission en permission n’était pas une si mauvaise chose, surtout pour un truc aussi facile. Arn avait remarqué que le chien n’avait pas perdu son temps pour rechercher son butin, le soldat ayant lâché son compagnon entre-temps pour qu’il se fasse plaisir lui-aussi. Il faisait confiance à son chien, la bête revenait tout le temps voir son maître, en même temps, avec son odeur d’alcool, c’était pas bien compliqué de le pister. Arn sentait cependant qu’avec Velke, ça allait être compliqué de tout transporter. Par contre, ils allaient en avoir pour un bon prix à revendre tout ça. Encore, fallait-il que la mule accepte de porter tout ça. Donc fallait la jouer stratégique sachant que le clebs risquait d’avoir les yeux plus gros que le ventre.

Arn vit Velke revenir en trainant un énorme ours en peluche presque aussi gros qu’un humain. Le soldat affichait un air dépité devant la taille de cet ours. Cette peluche seule prendrait toute la place sur la mule et le chien faisait son regard de pitié, le genre devant lequel on pouvait difficilement dire non. L’homme soupira, il accepta à condition que Velke transporte l’ours lui-même tandis que la mule transporterait le reste.

Le soldat allait se servir à son tour quand le noble referma la porte derrière lui. Arn se posait des questions, mais il comprit rapidement le comportement de Vanya. Il entendit des bruits de pas et des voix. Sans doutes des gens venus se servir dans ce coin abandonné, ou bien des fantômes. Le soldat se disait que c’était peut-être parce que le clebs avait volé la peluche que les esprits locaux étaient en colère. Puis pour ne pas rassurer tout ça, la recrue avait fermé la porte du bureau privant totalement la pièce de lumière.

« Euh … ils étaient invités eux ?! »

Arn se demandait si le clebs n’avait pas attiré les gars vers leur position. Au vu de la taille de la peluche, c’était tout sauf discret. Et ses craintes se confirmèrent quand il vit les sons de pas se rapprocher de leur position. Les voix se faisaient aussi plus précises. Ils avaient été repérés par les intrus.

Le soldat devait trouver une arme, il avait eu la bêtise de laisser son fusil sur la mule. Et surtout le bâtiment ne manquait pas d’armes, rien que le couloir avec les armures était truffé d’armes assez fantaisistes dans leurs formes, mais bon, ça pouvait servir. Mais ils étaient coincés dans ce bureau. Et pas une seule arme à l’horizon. Arn commença à fouiller le bureau à la recherche d’armes. Un sacré défi de devoir les chercher dans le noir et en faisant le moins de bruit possible.

« Bon, je sens qu’on va devoir trouver un moyen de s’enfuir ou se battre, car cette porte risque pas de nous protéger bien longtemps … »

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Vanya Strashko
Apprenti soldat
Mer 26 Juil - 12:43


« Moonlight Warmth »

ft. Arunja Khan




Mais formidable. Oui parfait, il n’y en manquait plus que ça. S’enfermer avec son complice dans le cabinet de son père avec la visibilité d’une taupe. Le blond chercha nerveusement dans le noir, prit le coin du bureau dans la cuisse et dut se pencher en avant pour ne pas crier de douleur suite à cette rencontre impromptue. Il fouilla nerveusement, renversa quelques pots et sentit enfin le métal froid du coupe papier en forme de dague. Mieux que rien .

Il approcha du soldat et hésita à lui refiler l’arme de fortune, pour se décharger de toute attaque. Mais il souhaitait se défendre, juste au cas. Il avait bien vu que son chien avait ramené son ancien ours de peluche - pourquoi ? Sérieusement, pourquoi ? -. Et probablement le petit monde qui se pressait dans la bibliothèque en se demandant où étaient passés les intrus. Il entendit les pas et plaqua sa main sur … les cheveux du brun. Il chercha dans le noir ou était le devant du derrière puis lui appuya la main sur la bouche pour qu’il se taise. Pour le moment, ils étaient cachés, donc pas la peine de penser à aller au front.

Du moins le blond ne le souhaitait absolument pas. Il entendit plus précisément les personnes qui tournaient devant eux. Et bientôt, il dut se retenir non pas de hurler mais de rire.

«  … mais ils sont ou ? bon sang. Kraut. Kraut je te dis que j’ai vu des silhouettes. Ils sont venus dans l’ancienne maison du maître et on vient pas dans l’ancienne maison du maître. Non non non . Les voleurs ils viennent pas ici. Kraut je crois que c’était des esprits vengeurs pour les Strashko. Faut pas rester là. Je te dis j’ai vu un loup. UN LOUP KRAUT. UN LOUP FANTOME. »

L’adolescent se mordit le doigt en songeant aux deux imbéciles qui les prenaient pour des fantômes. Pourquoi pas, du moment qu’ils repartaient d’où il étaient venus. D’ailleurs … Ils étaient venus protéger le domaine, et ça, c’était appréciable. Il comprenait mieux pourquoi rien n’avait été volé jusque là. Ses gens avaient préservé la demeure du pillage.

Le coeur un peu réchauffé, il se résolut a attendre en bâillonnant encore Arunja. Un grand bruit se fit, il n’entendit plus clairement les voix et de longues minutes passèrent.

Puis finalement, dans un éclair de lucidité, il relâcha sa main et grimaça en la secouant . «  Je n’entends plus rien. Bon sang mais pourquoi ton chien a pris ce truc. » il poussa la porte et observa la bibliothèque vide. Et rangée. LEs choses qu’ils avaient renversées avaient été remises à leur place. Il sourit un peu et fit signe au soldat de le suivre.


Ils déambulèrent encore dans la maison. Vanya pénétra finalement dans un second salon de musique, caressa son piano et finit par aller chercher un coffret habilement masqué dans les décorations d’une énorme armoire. Une fois celui ci ouvert, des pierres mais aussi de l’or étincelèrent. Il prit quelques bijoux dans sa poche puis soupira et piocha une énorme poignée pour son acolyte «  … C’est mon jour de bonté. » marmonna t il en replaçant le coffret dans sa cachette camouflée. Il y en avait de nombreuses autres comme ça que le jeune garçon connaissait. La famille n’avait pris un coffre pour le remplir seulement de feuilles blanches, incitant ainsi un cambrioleur à le voler plutôt qu’à chercher les cachettes masquées dans les meubles de la maison.


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