Si j'appuie là, ça fait mal ? || PV Ilya

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Levi Ackerman
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Mar 1 Aoû - 19:44
Si j'appuie là, ça fait mal ?It pains me to see,
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Tu écoutes en silence le bruit des sabots des chevaux qui tirent la charrette, la main crispée sur ta jambe en grimaçant. Putain de merde. Tu n’as pas vu celui qui t’a tiré dessus, il l’a fait par derrière. Vraiment que des lâches cette bande d’enfoiré. Evidemment, c’est sur ta bonne jambe qu’il ou elle a tiré, pas celle qui n’était pas encore remise. C’est bien ta veine. Tu ne te sens pas spécialement chanceux en ce moment. Tu retins une grimace. La sueur perle sur ton front, tes tempes, tu essaies de te maitriser mais c’est compliqué quand la balle n’est pas ressortie et qui est bien restée logée dans ta jambe.

Pourquoi tout va mal en ce moment ? Erwin se fait tirer dessus juste après la lettre de menaces. C’était clairement des menaces, il fallait être idiot, ou inconscient pour ne pas le réaliser. Tu fermes les yeux. Le voyage est interminable. Ta jambe te lance. Tu n’es pas du genre à te plaindre, mais tu as vraiment envie que le cochet se bouge le cul. Tu l’as apostrophé au moment de partir, avant que tout ne dégénère, en ayant ordonné à tout le monde de se disperser, et de rallier Trost par leurs propres moyens. Tu presses de nouveau ta jambe pleine de sang, tout comme tes mains. D’ailleurs, tu ne t’aperçois même pas que le cochet te parle. Tu relèves la tête quand tu entends sa voix, quand il t’appelle deux fois, trois fois.


« Je vous emmène chez une jeune médecin à Yalkell. On n’est plus très loin. », lui dit le vieil homme.

Tant mieux. Tu fermas finalement les yeux, en repensant à tout ça, même si tes idées, ton esprit est clairement embrouillé par la douleur. Jamais tu n’avais ressenti une telle morsure dans ta chair, et ça fait bien plus mal qu’on ne le pense. T’handicaper pour mieux t’attraper… C’est une chose, mais tu as quand même réussi à sortir. Tout ce que tu pensais, c’est de savoir comment Erwin allait. Il n’y a que ça qui t’importe actuellement. C’est lui la tête du Bataillon. C’est lui qui prend les décisions. C’est lui qui rassure les troupes, qui leur parle, qui leur redonne confiance. Toi tu es l’épée de cet homme. Une épée actuellement rouillée, inutilisable. Mais une épée est remplaçable. Pas celui qui la manie à la perfection. Voilà pourquoi ton sort t’importe peu. Même si t’amputer la jambe… Non, ce n’est même pas envisageable.

Enfin la charrette s’arrête. Tu ouvres un œil. Tu te sens nauséeux, tu te sens mal, affaibli. Tu as peur que si tu te redresses pour marcher, tu vas tomber, et tu ne te relèveras pas. C’est ça qui te fais peur. Pour la première fois depuis longtemps, tu te sens vulnérable. Trop vulnérable. Tu détestes cette sensation de faiblesse. Tu as cette impression qu’on pourrait t’avoir par derrière trop facilement, en profitant de ce moment vulnérable. Tu regardes autour de toi. Tu clignes plusieurs fois des yeux, pour chasser les étoiles qui dansent devant tes yeux avant de descendre finalement de la charrette, maladroitement. Le cochet t’indique une maison un peu plus loin, et tu t’éloignes en traînant ta jambe blessée en silence.

Tu ignores les regards que les gens te lancent. Ils voient un homme aux vêtements sales, la jambe blessée, parmi une population qui a des vêtements soignés, bien repassés, propres, qui sentent bons… Tu es comme eux, tu aimes la propreté, mais parfois il faut se salir les mains et tu le sais très bien. Aucun homme, aucune femme, aucun enfant n’est différent en fin de compte. Il suffit de voir ce qui rapproche tout ce monde, au lieu de voir ce qui les divise… Pour la plupart des gens présents, tu n’es qu’un misérable insecte qu’ils peuvent avoir écrasé et qui trône sous leur chaussure. Pour la plupart, tu ne leur évoque rien, seulement un homme de petite taille, blessé, se demandant peut-être ce qui t’est arrivé, même si ton sort importe peu les gens qui sont là. Tu t’en fous de ces gens-là. Toutes ces personnes hautaines, que tu détestes viscéralement pour leur statut dans la société… Même à Rose ils sont moins ingrats que tous ces connards qui te regardent comme si tu débarquais d’une autre planète. Tu leur rend leur regard. Un regard mauvais, froid, presque méchant. Tu es clairement sur la défensive.

Avec un soupir, tu te traînes jusqu’à la maison que le vieil homme t’a indiqué, avant de toquer trois coups, rapides, secs. Suite à quoi, en attendant, tu te laisses glisser contre le mur en étendant ta jambe devant toi en fermant les yeux. Ca te fatigue. Tu es fatigué, tu commences vraiment à ressentir ces effets indésirables. Tu sais déjà ce que va te dire ce médecin. Te reposer, certainement. Ca ne te ferait sans doute pas de mal, en effet. Enfin, même si tu aurais aimé ne pas en arriver là. Les choses sont faites, il n’y a plus qu’à se faire soigner, se reposer, guérir. Trois étapes importantes de la convalescence. Sauf qu’au Bataillon, ils savent tous que tu es une boule d’énergie, et que tu n’es pas capable de rester sans rien faire pendant un certain temps. Tu es vraiment chiant là-dessus. Tu ne respectes pas ton repos, tu ne respectes pas ce que te dis le médecin…

Tu pousses un soupir las. Eh bien, personne ne viendrait vérifier tout ce qui se dira dans cette maison après tout. Et encore, s’il faut ce n’est même pas cette maison mais une autre. Enfin, tu ne t’es normalement pas trompé mais il se peut qu’avec la fatigue et le fait que tu ne vois pas vraiment où tu vas – les yeux brouillés en l’occurrence. Toujours ces petites étoiles qui dansent devant tes yeux. Tu sens tes membres ankylosés à cause de la fuite et du voyage. Clairement, tu fais pâle figure. Il est loin, le soldat le plus fort de l’Humanité.
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Mar 1 Aoû - 23:21
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Levi Ackerman
Si j'appuis là, ça fait mal ?
The clock is ticking
Le regard vers le ciel, à travers la fenêtre je regarde, il est beau et le regarder est agréable. Je retourne sur ma chaise, je ferme les yeux quelques instants me remémorant de ma journée. J'avais eu très peu de personnes, du moins je n'avais eu aucun cas grave et c'est tant mieux, je pouvais me dire que la journée fut assez tranquille. Il y avait eu un enfant avec un rhume, je lui avais juste donné un petit remède, un autre c'était un peu égratigné en courant, il saignait et étant un riche c'était très grave pour lui et pour ses parents. Je soupirais en y repensant, les nobles ne savent pas eux, ce que ça fait de devoir frapper et tuer pour pouvoir se nourrir, ils ne savent pas la vraie souffrance, la douleur des coups qu'on te donne, de ton sang au sol et alors que tu fais tout pour survivre, ce fichu gamin se soucie d'un petit rien en pleurant, la ville souterraine n'est en aucun cas pour lui.

Je rouvrais finalement les yeux pour me lever et prendre un livre de médecine que je n'avais pas encore fini. Je l'ouvrais et enlevais mon marque-page, il était long mais, l'étude et la lecture j'aime ça alors ce n'était rien, le livre parlait de plantes médicinales que ce soit pour la toux ou pour soulager des maux de têtes, tant de choses et qui pourtant en réalité ce n'était pas très riche en information, il devait y avoir tellement plus en dehors des murs. Alors que je lisais encore j'entendis soudainement quelqu'un frappant à la porte, les trois coups étaient secs et rapides, je sursautais et je me tournis vers la porte. Cela devait s'agir d'un client, un habitué ? Non, il ne me semblait pas car après tout je n'avais jamais eu de client me faisant sursauté comme cela pour que je le soigne, à moins qu'il était énervé ou pressé. Je soupirais, je me demandais si j'allais encore tomber sur des nobles se plaignant pour rien.Enfin bon, mon boulot c'est de soigner n'importe qui dans le besoin donc pas besoin de savoir qui c'était, j'y allais et j'ouvrais la porte de ma maison après avoir reposé mon livre. Je ne voyais personne en face de moi. Une farce ? Je regardais aux alentours et je vis alors quelqu'un qui était assis.

Je penchais la tête vers la personne et voilà que je voyais un homme, scrutant son visage je reconnaissais bien le capitaine Levi Ackerman... Pardon ?! Que faisait-il ici ? C'était lui, je l'avais déjà vue partir en expédition sur son cheval alors je n'avais aucun doute sur son identité. Je le regardais stupéfaite mais, je remarquais du sang sur ses mains, sur sa jambe. Il était tellement pâle et il fermait les yeux, sans doute qu'il devait être fatigué, je sentais la faiblesse de cet homme à ce moment-là, il était vraiment mal au point. Je m'approchais et m'accroupissait à côté de lui en vitesse, en étant plus proche de lui je vis que la blessure était vraiment grave et je disais un peu paniquée :

"Oh mon dieu, vous êtes gravement blessé, je me nomme Ilyasviel Sa... Juste Ilyasviel, je suis médecin et je suppose que c'est pour ça que vous êtes là alors, laissez moi vous aider et vous soigner. Je vais vous emmener sur un lit."

Je mettais son bras sur mon cou et le relevait, sous le coup je m'en fichais complètement de sa taille qui était plus petite que je le pensais, j'avais beau être surprise ce n'était pas le plus important. Je le posais sur le lit, l'allongeant, je partais en vitesse mettre un blouson et des gants. Je scrutais sa blessure et je voyais bien qu'on lui avait tiré dessus... On lui avait tiré dessus ?! Je me posais des questions mais, je les chassais dans ma tête pour me concentrer sur mon travail. Le problème c'est qu'avec son pantalon et tout le sang je ne pouvais pas savoir si elle y était encore, je le lui disais donc :

"Je suis désolé, je vais déchirer votre bas, de toute façon vu l'état où il est je pense bien qu'il est un peu foutu dans tous les cas."


Je prenais un ciseau sur ma table où tous mes outils et mes soins étaient posés. Je coupais donc et je voyais mieux la blessure cependant, je ne voyais pas la balle donc je demandais directement au patient de quoi il en était :

"Pouvez-vous me dire si la balle est encore dans votre jambe ? Si vous voulez contentez-vous de hocher la tête."


J'attendais la réponse du caporal, si elle y était, je me demandais à quel point elle était enfoncée, le temps passait et entendre mon horloge rendait l'ambiance un peu stressante, ce tic-tac-tic-tac me disait que le temps était compté, il fallait arrêter l'hémorragie mais, la façon dont je m'y prendrais dépendait de la réponse de l'homme.
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Levi Ackerman
Bataillon d'Exploration •• Caporal-Chef
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Lun 21 Aoû - 12:11
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Une gamine. Sérieusement ? Tes espoirs, déjà bien maigres, semblent complètement détruits. Pas que tu doutes des compétences de cette jeune femme. Une adolescente peut-être ? Tu n’en sais rien. Très certainement. Tu es néanmoins le premier à ne pas juger sur les apparences, compte-tenu de ton physique assez ingrat au niveau de la taille. Peut-être allait-elle se révéler un excellente médecin, qui sait ? Elle reste tout de même une gamine. Quand elle a ouvert la porte, elle a manqué rentrer chez elle sans même te voir. La bonne blague sérieux. Tu n’allais pas non plus lui gueuler après pour attirer son attention. Tu aurais pu, c’est vrai, mais l’humeur n’est clairement pas là. Tu as bien plus envie qu’on t’achève actuellement mais ça c’est une autre histoire.

Elle fit un premier constat. Tu es gravement blessé. Alors tu hausses un sourcil. C’est si grave que ça ? Certes, c’est moche et ta jambe est pleine de sang, la balle est sans doute restée à l’intérieur de ta chair, ce qui est le pire en matière de douleur. Elle aurait pu simplement ressortir et te laisser un trou dans la peau, c’aurait été l’idéal. Sauf que l’idéal n’existe pas, malheureusement. Elle se présenta ensuite. Ilyasvel. Un prénom bien étrange et compliqué, et en plus elle avait l’air d’avoir un deuxième prénom. Ilyasvel suffira. Tu levas ensuite les yeux au ciel. Bien sûr que tu es là à cause de ta jambe, pas pour taper causette avec elle ! La douleur te rend légèrement agressif mais tu n’en montres rien. Tu ne dis rien, pour ne pas apostropher cette pauvre gamine qui ne s’attendait certainement pas à retrouver un blessé sur le pallier de sa porte. Alors tu restes silencieux et tu la laisses t’aider.

Elle t’emmène jusqu’à un lit pour t’y déposer. Ce n’est pas plus mal et un peu plus confortable que le sol. De nouveau, elle parla. Ca consistait à dégager la blessure en déchirant la partie qui obstruait la vue de ta cuisse, où la balle t’a touché. Tu grimaces légèrement. Ca fait mal cette merde, bien plus que tu ne pensais. C’est bien la première fois que tu te retrouves blessé ainsi et pourquoi ? Pour rien. Définitivement pour rien.


« Toujours dans la jambe oui. Je sais pas où elle est exactement dans ma cuisse mais une chose est sûre, c’est qu’elle est toujours là. »

Putain de merde.
Tu ne jures pas à voix haute mais dans ta tête c’est l’explosion des jurons.
Jusqu’où s’est enfoncée la balle ? Tu n’en as strictement aucune idée mais tu sens que ça va piquer. Enormément. Tu es résistant à la douleur, ce n’est pas le problème, mais pas une douleur si vive comme ça, qui a carrément traversé ta peau pour y restée loger un temps jusqu’à ce que le jeune médecin à côté de toi ne retire l’objet de ta souffrance. Alors tu désignes ta cuisse, à l’endroit où la balle t’a touché. Ta jambe pleine de sang. Tu retins de nouveau une grimace.

Tu te poses mille et une questions. Est-ce que cette gamine va réussir à te soigner ? Est-ce qu’elle va réussir à retirer la balle ? Est-ce qu’elle va te dire de t’amputer la jambe ? Cette idée-là ne te plaît absolument pas. Tu refuses d’être amputé. Tu préfères garder le lit pendant trois mois avec la promesse de ne pas bouger plutôt que d’entendre ces mots. A quoi tu serviras si tu es estropié ? C’est une question à laquelle tu ne veux pas répondre. Tu refuses même d’y penser. Ce n’est pas que ça te fait peur, mais tu appréhendes tout ce qui est relatif à la médecine. Ce n’est pas la souffrance ni la douleur qui te fait peur. C’est de devenir inutile. Tu refuses d’être inutile. Ce n’est même pas quelque chose à laquelle tu penses en général.

C’est là où les humains te dégoûtent. Ils ne sont pas comme les titans. On ne peut les tuer de la même manière, de front. Avec les humains, il faut faire attention, être vicieux, être prudent, et frapper dans l’ombre. Frapper quand on le sent, quand on est certain de notre coup. Sinon, ça ne sert à rien. Sans l’effet de surprise, alors ce n’est pas la peine.

Ton regard balaye la pièce. Une pièce tout à fait charmante, quasiment nue de tout meuble. En même temps tu n’as jamais vraiment vu une maison avec beaucoup de meubles. Cela dit, ici à Sina, chez les petits ou grands riches plus précisément, il y aura toujours plus de meubles, d’un superbe bois d’ébène ou de sapin poli tandis qu’à Rose, on se contente souvent de vieux chêne qu’on récupère, et on est bien content de l’avoir.

Ensuite tu poses les yeux sur le médecin. Elle a l’air vraiment jeune. Tu lui donnes quinze ans tout au plus vu son air encore très juvénile. Enfin, quinze ans physiquement, car médecin n’est pas une profession donnée à tout le monde, donc sans doute la vingtaine. Qui sait ? Tu as appris qu’il ne faut pas demander l’âge aux dames, car elles se vexent très facilement, même si tout homme répond « Vous êtes bien évidemment plus jeune très chère ». Tu ne demandes plus l’âge des dames pour la simple et bonne raison que tu es un rustre et que pour t’arracher un compliment, il faut y aller. Tu penches lentement la tête sans la quitter des yeux.


« Tu m’as l’air bien jeune pour être médecin. »

Ca t’ennuie un peu de laisser ta jambe entre les mains d’une jeune fille, peut-être inexpérimentée, qui commence seulement et qui ne saura pas quoi faire. C’est bien la dernière chose que tu veux, perdre ta jambe suite à une erreur de jugement. Enfin, elle ne pouvait pas non plus t’en vouloir, elle doit très certainement être consciente de sa jeunesse.

« Ca fait longtemps que tu exerces cette activité ? On voit rarement des femmes médecins. »

Pas que tu la sous-estimes, mais il est vrai que les femmes qui exercent la médecine sont rares et ne courent pas les rues.
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Mar 5 Sep - 14:02
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Levi Ackerman
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Tic-tac-tic-tac.

Toujours et encore l'horloge, toujours ce bruit stressant, devant mon client, il avait légèrement grimacé quand j'avais découpé un bout de son bas, cela devait lui faire vraiment mal. Il avait certes montrer légèrement sa douleur avec son visage se déformant mais, c'était largement assez pour qu'on voie qu'il souffrait, je voyais bien qu'il essayait de cacher sa douleur parfois cependant c'était assez compréhensible. Le caporal-chef m'avait dit que la balle était encore dans sa cuisse bien qu'il ne savait pas où. La situation était plus grave que je ne l'aurais cru, encore à l'intérieur, la balle devait être enfoncée profondément. Je partais vite prendre mes gants de médecin tandis que Levi lui avait l'air d'observer la pièce, pendant que je mettais mes gants en face de lui je sentais son regard posé sur moi, j'allais commencer mais, avant le brun pencha sa tête et me disait que j'avais l'air assez jeune pour être médecin pour ensuite me demander si cela faisait longtemps que j'exerçais le métier pour ensuite ajouter qu'il y a peu de femmes médecins. Je le regardais dans les yeux, je pouvais comprendre que cela l'inquiète que je sois jeune et j'en étais parfaitement consciente. Je pris ma pince qui allait me servir à retirer sa balle pour ensuite lui répondre avec sérénité :

"Il est vrai que je suis jeune, j'ai 18 ans et je suis tout fraîchement médecin. Je peux comprendre que vous soyez réticent à vous faire soigner par quelqu'un comme moi. Cependant je compte bien vous soigner et faire en sorte que vous puissiez de nouveau marcher et aller tuer des titans."

Suite à mes paroles je commençais l'opération, cela allait être douloureux pour lui parce qu'il allait bien sentir la balle que j'allais retirer. Il m'avait pointé du doigt où il avait mal, je cherchais donc le trou et je trouvais, cela n'était pas beau à voir, tout ce sang qui dégoulinait. Tant de sang… D'une couleur si rouge, si belle… Je me reprenais de mes esprits et j'essayais de chasser de ma tête toutes ces pensées absurde et glauque. Après une bonne heure, voir plus, ou peut-être moins je ne sais pas je n'avais pas fait attention à l'heure, je finissais enfin de mettre le bandage sur la jambe du patient. Mes gants étaient pleins de sang, il allait falloir que je les lave plus tard. Je rangeais toutes mes affaires pour ensuite prendre une chaise et m'asseoir à côté de lui, je lui disais :

"Voilà c'est fini. En tout cas pendant un petit moment vous ne pourrez pas vous battre."

Je le regardais avec sérieux pour continuer ma tirade :

"Sauf si vous voulez mourir dévoré par un titan. Enfin bref, faites attention cependant je vous conseille de vous reposer ici un petit moment."

Je lui souriais après et je partais prendre une serviette pour nettoyer un peu le sang. Je m'installais de nouveau sur ma chaise et j'hésitais à demander pourquoi il avait eu une balle. Au pire, s'il n'aura pas envie de me répondre je n'insisterais pas, ce n'était pas mon boulot d'enquêter sur sa vie. Je lui demandais donc :

"Sinon, M. Ackerman. Pourrais-je savoir pourquoi vous aviez une balle dans votre cuisse. Seul un humain peut faire cela alors cela m'intrigue beaucoup je dois vous avouer."

J'attendais ensuite sagement la réponse de mon interlocuteur, on pouvait très bien s'imaginer le pire scénario. Un humain qui avait tiré sur le célèbre Caporal-chef Levi Ackerman… Pour qu'on ait envie de tuer « l'espoir de l'humanité » c'était qu'il y avait un gros problème, le gars qui avait fait ça voulait que le bataillon d'exploration galère encore plus à tuer des titans. C'était bizarre, qu'avait-il à gagner ? Je me posais tout un tas de questions et je réfléchissais, si le brun ne voulait pas me répondre je me disais que j'aurais un peu le seum.
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Levi Ackerman
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Missives : 769
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Sam 23 Sep - 11:11
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18 ans. C’est ce qu’elle te répondit lorsque tu lui as demandé son âge. 18 ans. C’est jeune. Mais tout le monde n’est pas un peu trop jeune pour être soldats ? Pour mourir ? L’âge importe peu au final, malgré cette légère réticence que tu peux avoir. Tu hochas la tête simplement en la regardant faire. Tu préférais ne pas regarder cette blessure qui ruissèle de sang sans pour autant s’arrêter. Ca te fait un mal de chien, et ça te fait prendre conscience de tes erreurs. Tes erreurs ? Ou bien celle des autres ? Tu n’en as aucune idée très honnêtement.

Tu la suis des yeux quand elle part pour aller s’équiper, puis revenir pour commencer cette opération de retirer la balle de ta cuisse. Alors tu crispes les dents, au même moment où tes poings serrent ce qu’ils peuvent serrer pour te retenir de ne pas tout envoyer bouler avec violence. Pour toi, ce moment dura une éternité. Jamais tu n’as ressenti une douleur pareille, une douleur qui aurait pu te faire monter les larmes aux yeux si tu n’avais pas un self-control parfait. Pourtant tu ne fais pas le malin, tu n’es pas insensible à cette douleur qui te vrille la jambe. Au point que tu préfères qu’on te l’arrache plutôt que ça. Si tu peux retenir tes larmes, en revanche les sifflements de douleur y vont de bon train, le seul moyen que tu as trouvé pour ne pas crier non plus.

Tu n’es qu’un homme. Un homme comme un autre qui ressent la douleur comme tous les autres. Tu n’es pas un surhomme qui arrive à passer outre tout ça, c’est quelque chose que tu caches très bien et dont personne ne se doute.

Tu fermes les yeux quand la jeune médecin passe enfin aux bandages. Tu te détends, tous tes muscles relâchent enfin la pression, tes épaules s’affaissent lentement. Tu transpires, la sueur goutte de ton front et de tes tempes. Jamais tu n’as été dans un état pareil mais tu te fous bien du passé actuellement. En fait, tu te fous absolument de tout. Pour une fois que tu peux penser à toi et uniquement à toi, tu t’occuperais des autres plus tard, quand tu rentreras à Trost avec les autres. Tu écoutes la jeune femme d’une oreille distraite, elle te dit que tu devras te reposer principalement sous peine de te faire bouffer. Ca te paraît logique, et tu hoches lentement la tête. Tu doutes qu’Erwin te lâche sur le territoire des titans avec une blessure pareille, donc tu ne rechignes pas. Pour le moment du moins, la douleur est encore présente et te fait mal à la tête. Ou alors c’est la fièvre qui est montée durant cette opération, tu ne saurais le dire. Pour l’instant tout ce qui compte à tes yeux, c’est que c’est terminé, la balle est hors de ta jambe et ça, c’est plutôt une excellente nouvelle.


« Très bien. C’est toi le médecin. »

Pourquoi vous avez une balle dans votre cuisse ?
C’est une bonne question ça. Comment tout cela est arrivé exactement ?
Tu tournes les yeux vers elle avant de les fermer les yeux un très court instant en réfléchissant. Mitras. Les quelques soldats du Bataillon et toi-même êtes partis rapidement pour ne pas vous faire attraper. La liberté n’était pas si loin quand vous avez franchi la porte de Mitras pour disparaître rapidement. Pourtant, tandis que les autres sont partis en premier et se sont rapidement éloignés, toi tu es resté parce que l’endroit t’intriguait, tu avais eu un mauvais pressentiment.

Cela s’est avéré exact puisque tu t’es fait tirer dessus sans que tu ne puisses y faire quelque chose. La chose qui ne t’était jamais arrivée avant, mais aujourd’hui si. Le risque zéro n’existe pas, et ça paraît assez ridicule de se dire que Levi Ackerman s’est fait blesser presque stupidement, par manque d’attention. Ce que tu détestes dans cet aspect des choses, c’est toutes ces personnes qui t’ont donné ce surnom de soldat le plus puissant de l’Humanité. Toutes ces personnes qui voient en toi quelqu’un d’exceptionnel, terrifiant, imbattable, quelqu’un qui ne craint rien ni personne. C’est faux. Tout est faux. Il y a un tas de choses que tu crains, dont tu as peur, mais que tu dissimules pour ne pas prendre les autres à parti. Parce que les autres n’ont pas à savoir ce qu’il se passe dans ta tête. C’est peut-être ça le problème après tout, c’est que tu ne parles pas assez de toi, mais que tu fais parler les autres. C’est le rôle de l’aîné envers le cadet et pas l’inverse. C’est la seule explication.

Tu rouvre les yeux pour regarder la jeune Ilyasviel de ton regard implacable. Ce regard que tu as tous les jours sans exception. Ce regard qui semble vraiment dur, à la limite de la sévérité et de la froideur constante. Pourtant ce n’est rien de tout ça, c’est simplement toi.


« Un regrettable accident parce que je n’ai pas fait attention sans doute. »

C’est la vérité. Il n’y a pas de « sans doute » qui tienne, bien au contraire. Un regrettable accident oui. Sans plus.

« Les rues ne vont plus être sûres à partir de maintenant. Un type nommé Haytham a nargué les dirigeants des murs en plus de la Brigade. Il a eu un sacré cran pour le faire, mais ça va entraîner un tas de merdes. »

Tu souffles.

« La Brigade ne m’aime pas particulièrement, donc une balle perdue peut faire l’affaire… A condition que le tireur sache tirer, justement. »

Pas besoin de tout déballer à cette gamine – pour toi c’est clairement une gamine. Elle n’a qu’à continuer à s’occuper de ses patients et ça ira très bien pour elle. Après tout, le gouvernement déteste les fouineurs et n’hésiteront pas à tuer tous ceux qui approchent de près ou de loin à la vérité. C’est pour ça que tout le monde se tait, tout le monde fait comme si de rien n’était, et qu’ils continuent à vivre leur vie sans se poser de question, bien qu’au fond, tout le monde commence à avoir des doutes, même le plus naïf des enfants.
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