Ce Mur pourra-t-il stopper la colère d'un dragon ? [PV Bonnie]

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Taharka
Civil
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Soldat depuis le : 18/04/2017
Vieillesse : 22
Localisation : En train de se saouler dans un coin
Jeu 17 Aoû - 17:06

ft. Taharka

ft. Bonnie Hawthorne

「 Ce Mur pourra-t-il stopper la colère d'un dragon ? 」

Crétins de nobles ! Taharka quitta la somptueuse demeure de l’un d’eux avec qui il avait eu à régler un différent en matière de chasse. En effet, le noble avait organisé une chasse sans prévenir proche du campement de sa tribu. Il s’agissait d’une chasse à courre et les chiens s’en étaient pris au bétail en pleine période de mise bas pour les brebis et les juments. Et il y avait eu des dégâts des deux côtés, enfin, surtout pour la tribu. Ils avaient perdu au moins trois agneaux, deux brebis et une jument et son poulain nouveau-né. Cependant, les chasseurs avaient aussi eu du fil à retordre, ayant eu des hommes blessés, des chiens et chevaux blessés ou disparus à cause de l’attaque des chiens de la tribu et de l’étalon dominant. Ayant un mode de vie très proche des espèces sauvages telles que les tarpans auxquels ils ressemblent beaucoup, les chevaux avaient une hiérarchie très stricte. Et surtout, le troupeau était dominé par un étalon qui était prêt à se battre pour protéger son troupeau aussi bien contre des prédateurs que des rivaux. La présence des chasseurs ne lui avaient déjà pas plu, mais la présence d’autres chevaux mâles avait encore plus attisé sa colère.

Mais ce dernier n’avait pas été le seul à riposter, la tribu possédait également des chiens afin de protéger les moutons bien moins lotis que les chevaux pour se défendre. Si les attaques de loups avaient pratiquement disparues avec le prédateur, cependant, d’autres adversaires continuaient à représenter une menace sérieuse pour le bétail, à savoir d’autres chiens errants ou des voleurs de bétail. La viande était assez rare et certains hommes blancs n’hésitaient pas à voler quelques des rares moutons de la tribu. Le clan n’en possédait qu’une quinzaine avec une dizaine de chevaux et ces bêtes étaient donc précieuses et hors de question d’en perdre une seule. Là où la plupart des éleveurs blancs accusaient les loups à chaque perte de bétail malgré la très faible présence du carnassier, les indigènes avaient bien compris que ça ne pouvait pas être forcément cet animal rare responsable des nombreuses attaques du bétail. Ils savaient depuis longtemps que les chiens errants et surtout les hommes étaient bien plus souvent responsables de pertes de bétail. Cela avait poussé la tribu, comme la plupart des éleveurs, à marquer ses bêtes bien que celles-ci étaient issues de race typée primitives.

Taharka aurait aimé que Seze soit là pour calmer ce noble arrogant. Et surtout devant lui, pour bien le narguer, il était en train de s’empiffrer de viande alors que tous devaient se serrer la ceinture. Si dans ce monde, ces types avaient tout pouvoir, dans l’autre monde, ils feraient moins les malins. Dans ce monde, ils n’auraient plus aucun pouvoir et seraient tourmentés par les âmes des êtres vivants à qui ils avaient manqué de respect. Il n’avait reçu aucun dédommagement pour la perte des bêtes. Ce type se souciait peu de la valeur des choses, la richesse l’avait totalement aveuglé. Mais Taharka découvert qu’ils n’étaient pas les seuls à se plaindre de ce châtelin. Il avait beau ne pas être propriétaire de ces terres, il se croyait tout permis avec ses chasses endommageant les cultures. Et personne ne disait rien. Les nobles échappaient à la justice. Chez les ancêtres de Taharka, plus un fautif était de rang élevé, plus la justice était sévère avec lui. Ils devaient se rendre dignes de leur place et montrer l’exemple. Si ce système judiciaire avait été maintenu par les hommes blancs, les nobles se seraient surement un peu mieux tenus à carreaux.

L’homme quitta enfin la demeure immense du type. Tant mieux, car il ne supportait plus de voir tous ces crânes et ces animaux empaillés. Et après ils ont été les premiers à être outré de l’usage des crânes d’animaux et d’humains, des guerriers vaincus ou des ancêtres très anciens, dans un cadre de culte chez les indigènes, mais là c’est pas mieux, surtout qu’ils étaient tués par pur plaisir. L’homme traversa les immenses jardins. Il croisa des jardiniers entretenant un arbuste taillé en forme de chien. En les regardant à l’œuvre, il faillit faire tomber une statuette d’angelot bien boudiné. Sûrement un symbole d’opulence. Chez les indigènes, la richesse était symbolisée par une vache bien grasse aux pis importants. Il vénéraient le bovin pour s’assurer de bonnes récolte et la bonne santé du bétail. L’homme devait aussi traverser le chemin entre les écuries et le chenil. Il vit les chevaux tous dans un box et de l’autre côté, les chiens affamés entassés dans des enclos réduits, le tout dégageant des odeurs particulièrement nauséabondes de cadavres en décomposition.  C’était la dernière étape avant la sortie. Quand Taharka dépassa le portail, ce fut un grand soulagement pour lui. Cet endroit le répugnait. Mais il en avait pas encore fini avec ce monde parallèle qu’est Sina. Il devait traverser une bonne partie du territoire intra-muros tout en contournant Mitras avant de rejoindre Rose par l’Ouest. Et tout ça sous des regards incrédules devant l’allure de l’homme. Et pourtant, il était pas non plus habillé comme un mendiant. Il portait un kimono de guerrier coloré et décoré de motifs de dragons, d’humanoïdes grimaçants et d’animaux. Au sein de sa tribu, le tissage était une véritable institution et c’était surtout les hommes qui passaient du temps sur des métiers à tisser.
Des grandes demeures en veux-tu, en voilà, avec des jardins boisés et bien entretenus à perte de vue. C’est ce que voyait Taharka de Sina. La plupart des voyageurs qu’il croisait se déplaçaient en diligence. Il vit quelques soldats des Brigades Spéciales tous à cheval. Les chevaux de l’armée coûtaient extrêmement cher et Taharka ne prenait jamais de cheval du clan, car quand il le faisait, Seze, lui faisait la tête.

Après une bonne heure de marche, Taharka s’arrêta enfin pour se reposer un peu. Il s’installa près d’un arbre, dans un endroit discret. Il sorti de sa sacoche une petite statuette. Elle prenait la forme d’un dragon stylisé. Chez les indigènes, les dragons avaient majoritairement des hybrides à tête de chien, corps de serpent, pattes de lion, cornes de taureau et quatre yeux comme le Titan de la tribu. Les dragons étaient un symbole de la nature, tantôt généreuse, tantôt destructrice, veillant seulement sur l’équilibre sans prendre parti. Les indigènes faisaient cependant de nombreuses offrandes à ces divinités diverses quand il s’agissait de bonnes années. Cependant, leur culte était menacé à cause du Culte des Murs qui était proche du pouvoir, depuis la chute de Maria qui tolérait aucun autre culte, y compris ceux de blancs. Il plaça la statuette sur un rocher, mis deux petits bols qu’il remplit de graisse de mouton, plaça des mèches en tissus dans les bols et alluma les bougies. Il offrit des fleurs au dragon et se mit à prier afin que ce dieu-dragon punisse le noble aveugle. Mais le guerrier ignorait qu’il était observé durant sa cérémonie.
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