Les licornes sont-elles signe de bienveillance ?[PV Heath]

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Taharka
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Jeu 24 Aoû - 11:48

ft. Taharka

ft. Heath F. Baskerville

「 Les licornes sont-elles signe de bienveillance ? 」

L’été était déjà bien avancé et c’était déjà le moment des récoltes. Comme la plupart des membres de la tribu, Taharka devait participer. Et il le valait mieux, car la troupe de chasse pouvait toujours revenir à tout moment pour saccager les récoltes. Il fallait donc faire vite. Mais Taharka ne participa pas finalement. En effet, il avait eu une autre mission. Il s’agissait de capturer la troupe de chasse si elle passait. Depuis plusieurs mois, l’équipage de chasse à courre de Lord Weiss, un noble vivant au nord de Sina, pratiquait son activité régulièrement sur le territoire de la tribu, car celui-ci était un environnement forestier préservé, car les indigènes et les villages alentours dépendaient des ressources offertes par la forêts et avaient donc tout intérêt à bien entretenir ce milieu. Cependant, le noble, ne manquant de rien, ne faisait attention à absolument rien, que ça soit la forêt ou bien les humains. Les bêtes pourchassées pendant des heures avaient tendance à se réfugier dans les villages ou proches du bétail ce qui faisait que les meutes de chiens et les chevaux faisaient des dégâts non négligeables. Cette pratique de chasse entrait aussi en totale contradiction avec la philosophie des indigènes prônant le respect de l’animal donnant sa vie pour nourrir le clan qui ne devait surtout pas souffrir et sa viande ne devait pas être gaspillée.

Taharka était parti en mission avec Seze. Il avait rangé des bolas dans les sacoches, ces filets seraient très utiles pour immobiliser les chevaux. Accompagné de deux autres guerriers plus jeunes, ils encadraient le champ où les fermiers étaient déjà en train de s’atteler aux récoltes. La superficie était pas très grande et avait bien plus l’allure d’un potager que d’un vrai champ. En effet, les pommes de terre et les plants de maïs n’étaient pas en rangées militaires, ils étaient mélangés avec des haricots, des carottes, des oignons, des piments et des tomates. Taharka était posté dans un arbre. Cette année les récoltes risquaient d’être bien maigres. Le noble avait déjà détruit une partie des récoltes et il restait donc plus grand-chose. Le guerrier souhaitait sincèrement capturer cette ordure et tout son équipage.
Une heure passa jusqu’à ce que Taharka aperçoive du mouvement au loin. Il vit un grand cerf sortir du bois. Des aboiements vinrent à la suite de l’animal. Il s’agissait des chiens poursuivant l’animal qui se dirigeait droit vers les champs. Les fermiers s’étaient écartés en courants pour ne pas se faire renverser par les animaux. Les cavaliers ne devaient pas être bien loin. Les guerriers étaient tous à l’affut prêts à agir quand les hommes arriveraient. Des bruits de sabots annoncèrent la venue des cibles des indigènes.

Lord Weiss se montra sur un cheval blanc suivit de trois autres cavaliers. Il décocha un coup de fouet sur un des jeunes indigènes qui récoltait des tomates. Le jeune homme chuta sous les rires moqueurs du noble qui s’arrêta un peu pour humilier les indigènes. Il relança ensuite son cheval. Taharka agita son bolas et visa le cheval blanc. Il lança les bolas droit sur la bête et rata sa première tentative, mais la seconde fut la bonne. Le filet s’enroula autour des pattes de la bête qui chuta en poussant un hennissement tonitruant avant de s’effondrer tout en faisant tomber son cavalier. Deux autres chevaux furent également immobilisés par les autres guerriers. Seul un cavalier avait réussi à s’échapper, mais le noble était capturé. Seze surgit devant Lord Weiss. Du haut de sa monture, Taharka menaçait le noble de son arc bandé. Les deux autres guerriers surgirent sur leurs chevaux, ils menaçaient également le gratin de la chasse capturé. Deux cultivateurs sur place ne se firent pas prier pour ligoter les prisonniers. Les chasseurs étaient désormais devenus des proies.

Taharka constata les dégâts, prêt de la moitié des cultures avait été détruite et le jeune homme ayant été fouetté et bousculé par Weiss avait une jambe cassée, ayant été piétiné par un des chevaux. La note risquait d’être salée pour le noble. Cette victoire aurait cependant un goût amer. En effet, un cavalier était parvenu à fuir et il pourrait aisément prévenir les Brigades Spéciales. Et ces derniers allaient encore sauver le noble qui partirait sans être inquiété, juste une amende ridicule et aucun dédommagement  pour la tribu, bref, pas de quoi le dissuader. Les indigènes comptaient au contraire le faire payer pour la destruction des plantations. S’ils ne pouvaient pas le tuer, ils pourraient le forcer à travailler dans les champs afin de voir ce que ça faisait de voir le fruit de son travail détruit par des gens peu scrupuleux.

Les guerriers amenèrent les prisonniers à pied au village suivis des fermiers ayant pris les chevaux de l’équipage pour transporter les récoltes ainsi que le blessé. Au village, le noble fut accueilli par des gens en colère crachant dessus. Les indigènes comptaient faire justice eux-mêmes au vu de du laxisme des Brigades. Tous avaient abandonnés leurs activités pour voir l’équipage de chasse recevoir sa punition. Un peu plus tard, d’autres guerriers ramenèrent les chiens qui avaient été capturés à l’aide d’un filet. La vingtaine de chiens avait été attaché à un arbre. Le cerf, ayant eu peut de chance de s’en remettre, avait été achevé par les guerriers avec des flèches empoisonnées. Il était trainé sur un travois et son cœur avait déjà été retiré et enterré sur son lieu de mise à mort afin de lui rendre hommage. Le jeune homme blessé avait été emmené dans la hutte de la chamane pour être soigné.

Le noble fut jeté à droite de Seze. L’homme était effrayé par le Titan malgré sa petite taille. Taharka descendit de sa monture et se mit à toiser Lord Weiss d’un air méprisant. Ce dernier n’était pas vraiment en position de faire le malin, livré à lui-même face à tous ces gens que la plupart des blancs voyaient comme des sauvages. Surtout à cette période de l’année, la chaleur poussait les indigènes à s’habiller plus légèrement et à part les guerriers et les femmes adultes portant des kimonos, tout le monde était en pagne. Les indigènes n’avaient pas vraiment de soucis avec la nudité contrairement aux autres habitants.

« Libérez moi sauvages ! Qui êtes vous pour me juger ? »


Taharka s’exprima à son tour.
« Nous sommes indépendants, sur ce territoire, ce sont nos lois qui s’appliquent ! »

La chamane et les femmes dominantes vinrent discuter avec les guerriers afin de donner le châtiment qui conviendrait le mieux aux fautifs. Après quelques minutes, le verdict tomba enfin.

« Vous avez le choix entre deux options. Soit vous travaillez pendant deux ans dans nos champs afin de compenser tout ce que vous nous avez fait perdre, soit vous serez sacrifiés aux divinités de la forêt et des cultures pour vous faire pardonner de l’affront que vous avez fait. Vous mourrez sans souffrances. »


Pour le coup, c’était de vraies punitions, idéales pour dissuader toute récidive. Pas une vulgaire amende inutile au vu de la fortune du noble. La matriarche n’était pas stupide et avait bien compris que les Brigades étaient bien laxistes. Taharka lui faisait entièrement confiance.

« C’est ce qu’on va voir, les Brigades vont venir me chercher, ils sont là pour nous protéger ! »

Un enfant arriva en courant. Il prévint la tribu que les Brigades Spéciales arrivaient. Les guerriers se mirent en avant suivis de la matriarche et des femmes dominantes. Ils se montraient hospitaliers, même si au fond, ils en avaient marre du laxisme des Brigades. Taharka ordonna à Seze d’aller se cacher. Avec le cas d’Eren, il avait peur pour son Titan. Et le fait que Seze refuse de reprendre forme humaine n’arrangeait pas vraiment les choses. D’ailleurs, la chamane avait eu la gentillesse de travailler avec lui en douceur pour le convaincre de reprendre forme humaine. Une des choses qu’on apprenait était la patience et c’est avec elle qu’on pouvait obtenir de bon résultats bien plus satisfaisants. Taharka entendait déjà des voix de personnes déçues que les Brigade viennent gâcher ce moment où le vandale allait recevoir sa punition.
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Mer 30 Aoû - 22:03
Les licornes sont-elles
signes de bienveillance ?
Ft. TaharkaEverybody in the world are you with me?
It's too late to try to run, we run the city
It's my time, it's your time
Held me down, now it's don't give a fuck time
(Escape the Fate → One for the Money)
Les nobles. A vrai dire, il y a beaucoup de choses à dire sur eux. Personnellement, je ne les aime pas particulièrement. Pourquoi donc ? Eh bien essayez d’aimer des types imbus d’eux-mêmes, qui regardent tout le monde de haut et qui sont prêts à vous rabaisser parce que vous êtes de la plèbe. J’ai beau avoir de l’argent de côté, on ne me traite pas mieux qu’un paysan mais soit. Je me contrefiche bien de leurs avis, ce qu’ils peuvent penser. Le véritable problème est qu’il faut protéger ces types. On n’a pas le choix. Ce sont eux qui doivent bénéficier de notre protection en premier. Les nobles, rien que les nobles, toujours les nobles.

Ils sont les premiers à venir nous insulter quand ça ne va pas, nous demandent parfois d’aller chercher leur chat qui est grimpé à l’arbre, aller chercher ceci… A croire qu’à la place de police, on fait office d’autre chose. D’hommes et femmes à tout faire. Sauf qu’on ne peut pas refuser, parce que c’est notre boulot de satisfaire les besoins et les demandes des nobles, parce qu’ils nous payent et on prend leur argent pour le donner à l’état régulièrement. Donc au fond, on sait pourquoi on fait ça. Le problème avec la Brigade, c’est que ça ne va jamais, dans les deux sens du terme. On peut être un très bon soldat qui sait pourquoi il est là, mais la population estime que nous sommesJe mauvais et qu’ils ne veulent pas de nous. A cause de quoi ? Tous ceux qui ne veulent pas bosser et qui sont là on ne sait trop pourquoi. C’est con quand même de faire le nécessaire pour rien faire après mais peu importe. Le problème est que la population – surtout les nobles – ne sont jamais contents.

Par contre, lorsque ce sont les nobles qui nous font des sales coups, là on a juste le droit de ne rien dire. A l’âge que j’ai, j’ai passé l’âge de râler après tous ces cons et je me contente de faire mon boulot parce que je suis plus près de la fin que du début, entre nous c’est clairement ça. Alors lorsque ce matin-là on a appris que Weiss, un Lord qui chasse principalement à Rose, a disparu ou a été enlevé par une troupe d’indigènes qui sévissent là, une question me taraude mais visiblement je ne suis pas le seul.


« Monsieur, pourquoi Lord Weiss s’aventure aussi loin ? », demanda un gamin, visiblement une nouvelle recrue.

« T’es nouvelle toi nan ? », se moqua le capitaine qui faisait le briefing.

« Heu… Oui. », lui a t-telle répondu, un peu mal à l’aise.

« Sache que Weiss fait toujours ça. C’est lui qui nous met régulièrement dans des situations délicates. », lui répondit le capitaine avec un sourire.

Le mur Rose, c’est donc la Garnison qui devrait s’en occuper. On nous informe seulement à titre d’information, ce que je trouve normal également.

« Heath, tu commanderas une petite troupe pour aller négocier sa libération. », fit-il par annoncer.

« Quoi ? »

J’ai relevé la tête. Dans ma position, les bras croisés et adossé contre un des murs de la pièce, j’avoue que je n’ai pas vraiment écouté ce qu’il se passait. J’ai juste relevé la tête quand j’ai entendu mon nom. Tous les regards sont braqués sur moi, tandis que je soupire.

« Pourquoi ce ne sont pas les soldats de la Garnison qui vont s’en occuper ? On est peut-être à Rose, mais ça ne devrait même pas nous concerner. »

« C’est justement la Garnison qui nous ont envoyer un messager pour nous demander. On est visiblement meilleurs en négociation qu’eux. »

Les chiens. Quand il s’agit de rien foutre eux aussi, ce sont les premiers. A se demander qui sont les plus paresseux entre la Brigade et la Garnison. Alors je me contente d’incliner la tête en signe d’approbation. J’aime bien la négociation, mais pour Weiss, très honnêtement, je l’aurais laissé dans sa merde. Dommage que cela ne fonctionne pas comme ça. Le briefing se termina juste après que j’aie choisi ma petite équipe pour m’accompagner. Ils allèrent tous se préparer, j’allais faire de même. Je n’ai plus le choix de reculer maintenant, et ça m’ennuie beaucoup de le faire mais les ordres sont les ordres, j’ai beau être un Capitaine, si je relègue à chaque fois que j’ai du travail, on ne me prendra rapidement plus au sérieux. En tant que vétéran – pour ne pas dire vieux – de la Brigade, je me dois de montrer l’exemple à tous ces p’tits jeunes sortis à peine des jupons de leurs mères.

Nous nous retrouvons tous à l’entrée du district, avant de partir. Heureusement que nous étions stationnés à Rose en attendant, nous mettrons moins de temps pour arriver sur les lieux. Une chance. Pour une fois. Nous avions un chariot tiré par deux chevaux, un soldat aux commandes, et cinq cavaliers en m’incluant dans le lot. Nous galopions à bonne allure pour arriver plus vite, même si ça ne sert strictement à rien de nous presser. Le Lord ne mérite même pas qu’on se déplace pour lui tellement il nous casse les pieds. En revanche ce qui nous motive c’est qu’on aura son argent. Dans un fond, ce n’est pas plus mal à vrai dire et ça nous arrange. Parfois, les compensations financières nous aident à accepter une mission. Eh bien oui, on ne va pas tout accepter n’importe comment par pur plaisir, il y a toujours quelque chose derrière, même ceux qui sont considérés comme excellents dans leur domaine sont de la partie. Autant dire que ça va assez loin l’affaire.

Pendant le voyage, je réfléchis à de nombreuses choses. Ces indigènes, on en a vaguement entendu parler, mais c’est à se demander ce que le Bataillon fout, pourquoi ils laissent ces types en liberté. Pas que je veuille les tuer, ce serait particulièrement barbare… Enfin venant de moi, c’est ironique. Bref. Je me pose pas mal de questions à leur sujet. Comment ils vivent ? Ce qu’ils vont nous demander comme compensation surtout ? Rien que de penser à céder à leurs demandes me met de mauvaise humeur. Je n’en ai aucune envie. Il faut que je les mette dos au mur. Le seul problème est qu’ils seront plus nombreux que nous, du moins je l’imagine. Alors il va vraiment falloir la jouer fine et je le sais. Nous avons des fusils, qu’est-ce qu’ils ont, eux, exactement ? Des armes de berbères sans doute, mais complètement efficaces quand on sait s’en servir. Je me méfie d’eux, je suis loin de les sous-estimer, c’est une grave erreur de débutant. On a beau avoir à faire avec un peuple différent, ça ne les rend pas moins dangereux.

Ce n’est qu’au bout de quelques heures que nous avons aperçus la forêt où sévissent ces hommes, ces femmes et ces enfants. Alors il faut vraiment s’attendre à tout. Lorsque nous sommes près de ladite forêt, notre convoi ralenti la cadence pour se mettre au trop et pénétrer dans ce territoire restreint où l’on ne peut pas galoper pour s’enfuir. Néanmoins, c’est excellent pour notre équipement, donc c’est un mal pour un bien. J’écoute en silence les oiseaux chanter, bien qu’ils n’étaient pas nombreux. De même que l’absence des animaux. Ils sentent le danger, ils se cachent, ils ne se montrent pas. C’est quelque chose de normal. Un mouvement attire mon regard dans cette direction mais je ne vois que des buissons être agités par quelque chose qui vient de partir. Un animal ou un humain ? J’ai ma petite idée en tête alors je décide de suivre ces traces au mieux, suivi de mes hommes.

Au bout de quelques longues minutes, j’entends Weiss. Sa voix me fait grincer des dents. Dire que c’est pour lui que nous sommes là. Las est un sentiment qui m’accompagne beaucoup ces temps-ci, mais là c’est de pire en pire. Au moins nous sommes dans la bonne direction. Je ne m’arrête uniquement que lorsque nous sommes arrivés face à ces étrangers. Weiss semble soupirer de soulagement, je lui adresse un vague regard. Je reste sur mon cheval en balayant cette assemblée des yeux, en réfléchissant en combien de temps on pourrait tuer tout ce monde au fusil. Nous sommes cinq, mais cinq soldats entraînés avec un bon équipement. Si ça tourne mal, eh bien il faudra vraiment se montrer prudent et éviter d’agir avec stupidité.

Pour le moment, je me contente d’incliner la tête en signe de respect. Rien de plus. J’attends de voir comment ils vont réagir, comment ils vont interpréter ce geste. Mon fusil est accroché à mon dos, il ne me faut pas spécialement longtemps pour l’attraper et tirer dans le tas. Sauf pour le moment, où je ne pense pas émettre d’ondes hostiles ou belliqueuses.


« Parlez-vous notre langue ? »

Le soleil commence à décliner lentement, l’automne est bientôt là et les jours ont commencé à bien raccourcir maintenant. En espérant que cela ne dure pas non plus et qu’on puisse partir avant que la nuit arrive… Mais ça c’est autre chose. Je table plutôt sur le lendemain matin. Et encore, si ça se passe bien. Je suis là pour que ça se passe bien justement. Sinon pourquoi on aurait fait appel à la Brigade ?
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Taharka
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Jeu 31 Aoû - 11:14

ft. Taharka

ft. Heath F. Baskerville

「 Les licornes sont-elles signe de bienveillance ? 」

Les Brigades finirent par arriver. Il y avait au moins cinq soldats à cheval et une charrette. Ils étaient tous armés de fusils. Mais en face, on était pas forcément plus démunis. Les guerriers étaient armés d’arcs, de massues discoïdes, massues au bords en disque ayant alors un effet tranchant. Ils possédaient également des armes piquées aux blancs, des fusils et plus rarement, des équipements tridimensionnels. Des guerriers à cheval surveillaient les brigades, arc ou fusils en bandoulière. Hormis les enfants en bas-âge, tout le monde savait un minimum se défendre. Taharka savait que Seze était pas bien loin et il pourrait l’appeler assez rapidement si ça tournait au vinaigre. Taharka entendit Lord Weiss soupirer de soulagement de voir ses sauveurs arriver. Si les soldats savaient combien cet ordure pourrissait la vie des indigènes, mais aussi des villages alentours.

En tête du cortège des Brigades, un homme imposant à l’allure inquiétante semblant plus âgé que Taharka au point qu’un enfant se mit à pleurer et se cacha derrière son père. Toujours sur son cheval, l’homme en question adressa ses respects aux indigènes, en tout cas, le geste le laissait à penser. Puis il finit par s’adresser à l’assemblé.

« Parlez-vous notre langue ? »

Taharka leva la main et s’approcha de l’homme.

« Moi, je parle votre langue ! »

Il fallait quelqu’un capable de parler la langue en question, car avec les nombreuses fois où un noble venait chasser ici depuis la mort de Lord Strasko, les négociations avec les Brigades étaient fréquentes. Et encore, les Brigades étaient peu regardants quand il s’agissait de braconniers et de voleurs de bétail issus de la populace, mais quand il cela concernait un noble, fallait surtout pas que des sauvages le forcent à travailler dans les champs !

Taharka senti la main de la chamane, il se tourna vers la vielle femme qui lui indiqua de venir directement aux faits avec le soldat.

« Cet homme chasse sur nos terres depuis plusieurs lunes, il a ravagé à plusieurs reprises nos cultures, tués des bêtes et blessé des gens. Chaque fois, les Brigades l’ont sauvé mais l’on jamais puni assez sévèrement, j’imagine, puisqu’il recommence à chaque fois. On en a marre qu’il vienne tout détruire. »

Et ils n’étaient pas les seuls, les villages alentours en avaient aussi assez de Lord Weiss.

« Nous voulons bien vous le donner, mais à condition qu’il soit vraiment puni. Il doit travailler dans les champs, comme ça il saura ce que c’est et combien c’est frustrant de voir tout ce travail détruit par un gars qui se comporte pire qu’un enfant gâté ! L’argent, il en a plein, donc ça ne va pas le dissuader … Puis on est pas les seuls à se plaindre, les villages alentours ont aussi des problèmes avec, mais les Briagdes ou la Garnison ne font rien ! »


Lord Weiss réagit au quart de tour à l’annonce de Taharka. Le guerrier lui lança un regard noir.

« Hors de question que je travaille dans des champs ! Ils n’ont qu’à recommencer, sinon qu’ils crèvent ! Ils servent à rien ! »

Le noble n’arrangeait pas son cas. Mais la chamane expliqua à Taharka qu’il voulait probablement pousser les indigènes à bout pour les forcer à attaquer pour mieux se faire massacrer par les Brigades et donc tous devaient garder leur calme. La vielle femme ordonna à la plupart des gens de retourner chez eux pour faire retomber la tension. Taharka surveillait le noble attaché. Il avait bien envie de le frapper après ce qu’il avait dit. Que la tribu servait à rien ?! Il était pas très bien placé pour le dire, Lord Weiss, il faisait quoi à part détruire des culture et tuer des animaux par plaisir ?! Autant Lord Strashko autrefois prenait soin des habitants et les respectait, y compris les indigènes. Il tentait de se rendre digne de son rang. Pas comme ce gamin pourri-gâté de Lord Weiss. Une des femmes demanda d’aller chercher le blessé. Il fut ramené sur un travois. On montra la jambe cassé, mais surtout les coups de fouets qu’il avait reçu parce qu’il s’était pas écarté assez rapidement selon Weiss, mais en réalité les coups avaient plus ralenti le jeune homme qu’autre chose.

« J’imagine qu’on va devoir attendre qu’il y ait des morts pour que vous le punissiez convenablement ?! »
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