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Le groupe du BATAILLON et des SHIFTERS sont fermés pour les OCs, merci de privilégier un autre groupe !
Encore beaucoup de personnages du manga libres !
Pleins de prédéfinis attendent d'être adoptés, n'hésitez pas. ♥
A partir de maintenant, tout personnage métisse se verra refusé pour garder une certaine logique avec la "rareté" de ces personnes, exactement comme les asiatiques. Merci de votre compréhension !

 :: ∆ Mur Rose :: Nedlay Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

En quête d'une vérité inavouée •• Livaï ♥

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Ophélia Eirsdóttir
Bataillon d'Exploration •• Titan Shifter
Mer 12 Avr - 22:00

Il arrivait que tes prunelles se décidaient à se décrocher de la forteresse qu'était Sina pour s'émerveiller ou s'inquiéter d'autres mystères et splendeurs. La guerre, elle, continuait à écarteler avec ferveur l'humanité et à répandre chaque jour, un peu plus de ses cendres de désolation. Pourquoi tant d'attrait pour cette chair si humaine et non pour autre chose ? Une interrogation qui trouverait peut-être sa réponse en te disséquant ... Tu fermas lentement les prunelles, affligée par la rudesse déchirante de cette pensée et tu les ouvris de nouveau, presque doucereusement. Tes pas te menaient calmement à l'extérieur de tout ce brouhaha de la ville, jusqu'à la tranquillité de plaines quasiment sans fin, simplement limitées par le mur. La fragrance apaisante de la solitude ne t'avait jamais dérangée. Elle était appréciée et savourée en silence par tes soins. Ta paume s'empara de ta montre à gousset indéniablement attachée autour de ta nuque pour la serrer délicatement. Il te manquait, ce père trop souvent enfermé dans son bureau à tenter d'élucider le mystère des murs, cet entrain dont il faisait preuve en te comptant ses idées presque rocambolesques. Une perle nacrée, une seule, roula silencieusement le long de ta joue droite. Il n'aurait pas dû se sacrifier pour sa théorie ... Elle ne cessait de ricocher au creux de tes méninges pour te tourmenter et tu étais déchirée. Tu ne savais pas pour qui la balance pencherait même si elle s'était alourdie du côté de ton paternel.    




"Je veux, pour composer chastement mes églogues,
Coucher auprès du ciel, comme les astrologues,
Et, voisin des clochers, écouter en rêvant
Leurs hymnes solennels emportés par le vent.
Les deux mains au menton, du haut de ma mansarde,
Je verrai l'atelier qui chante et qui bavarde;
Les tuyaux, les clochers, ces mâts de la cité,
Et les grands ciels, qui font rêver d'éternité.
Il est doux, à travers les brimes, de voir naître
L'étoile dans l'azur, la lampe à la fenêtre,
Les fleuves de charbon monter au firmament
Et la lune verser son pâle enchantement."

Ton corps se plia pour s'étendre sur le sol parsemé d'herbes desséchées et de pissenlits. Tu contemplas l'azuré du ciel, ta montre à gousset doucement pressée contre la poitrine. Les nuages le traversaient avec sérénité et tes prunelles se fermèrent légèrement. Voyaient-ils toute la torpeur ruisselant sur vous autres ? Humains comme titans ? Qu'ils étaient parfois cruels à demeurer immaculés de gaieté alors que le carmin coulait brutalement et sans pitié juste sous leurs franges cotonneuses. Qu'ils étaient empathiques à se griser de mélancolie et s'engorger d'un trop plein de larmes pour le déverser sans retenue sur vos têtes. Peut-être qu'un jour renaîtrais-tu en nuage ? Peut-être demeurerais-tu de la poussière qu'on piétinerait sans même se rendre compte de ton existence passée ? Tu n'en savais rien et cela t'importait peu. Seule la cruauté de la réalité présente comptait pour toi au fond. Tes prunelles se fermèrent finalement et ta tête s'affaissa instinctivement sur le côté. Ce temps si radieux était parvenu à te faire sombrer dans les bras de Morphée. Quel dommage. Tu aurais dû emporter avec toi ce livre traitant de la possible faune du monde extérieur. Tu aurais pu joyeusement profiter de son savoir au sein de cet endroit si paisible.

Une légère brise te caressa le visage comme pour t'annoncer la venue d'un visiteur inattendu mais tu demeuras immobile et assoupie, beaucoup trop apaisée pour pouvoir bouger. Tu le ferais très prochainement mais rien ne pressait vraiment. Tu préféras profiter encore de la sensation de ce relâchement au coeur duquel chacun de tes muscles s'était enlisé. Ton esprit avait également cessé de fonctionner. Il n'y avait plus que le néant qui s'était plu à l'envelopper de son vide. Tes lèvres se fendirent spontanément en un petit sourire de plénitude, un sourire que tu n'arborais pas souvent à cause de toute cette souffrance jaillissant de toutes parts. Seul le district Utopia semblait bénéficier du précieux privilège de baigner dans la béatitude d'une paix illusoire trop longtemps perdue au sein des autres. Une injustice que tu ne pouvais pas changer, malheureusement, simplement la subir dans un sens. Ils, les habitants de Mitras ne connaissaient pas la douleur de devoir fuir une menace face à laquelle ils étaient démunis ni la véhémence de ce désir d'éliminer jusqu'au dernier ces créatures porteuses d'un trépas à t'en faire saigner les tripes.



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Levi Ackerman
Bataillon d'Exploration •• Caporal-Chef
Lun 17 Avr - 10:29
En quête d'une vérité inavouéeSlow down
Give me some time
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The volume of your cry
Let's take time to find
A place without violence
Let’s listen and hear
The true meaning of silence
( O.Torvald → Time )
Il fallait que cela arrive un jour ou l’autre, n’est-ce pas ? L’Humanité n’était plus en sécurité dans les murs. Tu le savais déjà depuis longtemps, mais maintenant c’est une vérité indiscutable. Comment peut-on faire confiance à ses camarades, si l’on se fait poignarder dans le dos au bout d’un moment, là où on s’y attend le moins ? Tu levas les yeux vers le ciel qui était bien trop bleu à ton goût. Les nuages semblaient paresser dans le ciel, loin de toute l’agitation sur cette terre sanglante. Leur couleur, d’un blanc presque immaculé, semblait bien trop pur pour ce monde dans lequel tu vivais. Combien de fois tu rêvais de voir ce ciel, ces nuages lorsque tu étais dans les souterrains ? A ce moment-là, tu savais déjà qu’il fallait se battre pour survivre. Chaque jour était un nouveau combat qu’il fallait gagner pour vivre, sinon tu crèves. Une fois à la surface, lorsque tu quittas les murs pour la première fois, outre le fait que tu étais émerveillé par toute cette grandeur, cette immensité encore inexplorée, c’est là que tu te rendis compte d’une chose. En haut ou en bas, le combat est le même, l’ennemi est seulement différent, et il faut se méfier de tout le monde. Bien entendu, avec le temps, tu t’es rendu compte que tu pouvais faire confiance à certaines personnes.

Aujourd’hui c’est différent. Comment peut-on accorder sa confiance à quelqu’un sans avoir le risque de se faire trahir ? Annie était votre ennemie, elle a tué bon nombre de tes camarades… Tout ça pour quoi ? Pour qu’elle ne puisse pas parler, enfermée dans son espèce de cristal. Comme si de nouveau, vous étiez tous au point de départ. C’en est réellement frustrant, de perdre toutes ces vies à chaque fois pour rien. Tu étais las de tout ça. Maintenant qu’Annie est capturée, il fallait prévoir un plan d’attaque pour la suite, Erwin s’en occuperait très certainement, comme d’habitude. Malgré quelques débuts houleux, tu accordais ta confiance à Erwin. Toutes ces questions hantaient ton esprit, à tel point que tu t’éloignas de toi-même des autres soldats. Vous étiez tous au repos pour un moment, et tu n’avais de compte à rendre à personne. Ce jour-ci, vous vous étiez arrêtés à Nedlay pour une obscure raison. Sans doute pour aller récolter des informations sur le Titan Féminin, sûrement. Pour le coup tu t’en fichais un peu, cette histoire traînait déjà trop en longueur, et la conclusion ne risquait pas d’arriver de si tôt, donc autant profiter pour être au calme et réfléchir un petit peu non ?

Tu marchas un long moment, tes pas te menant un peu au hasard dans la cambrousse de Nedlay. Enfin cambrousse, tout est relatif. C’était la mini-campagne où la verdure régnait, tout au bord du mur Rose. Tu observas le mur se rapprocher de plus en plus au fur et à mesure que toi-même tu t’approchais de celui-ci, l’observant pensivement. Si jamais ce rempart tombait également, alors l’Humanité serait dans une profonde merde et là, essaye de sortir tient, tu vas être content du voyage. Les sourcils froncés, toujours l’air fermé et sévère, tu continuas à marcher, longeant tranquillement le rempart, sans aucun but précis. S’il y avait un souci, alors ils ne se gêneraient pas pour venir te chercher. Quand tu entendais « ils », tu parlais bien sûr de tes compagnons du Bataillon. Tout le monde a le droit et l’envie de s’écarter un jour ou l’autre pour faire le point. Enfin cela dit, toi tu peux le faire tous les soirs ton point, à cause de tes insomnies. A force de trop réfléchir, ton cerveau allait finir par entrer en surchauffe et ce serait… Un petit peu dommage quoi. Seulement, tu n’arrivais pas non plus à faire le vide dans ton esprit. Allez savoir ce que tu penses réellement, tout au fond de toi. Livaï, tu penses trop, c’est indéniable. C’en devenait réellement lassant à la longue, mais comment pouvais-tu faire dans un monde comme celui-ci, ou si tu baisses ta gare tu crèves comme un chien ? Penser, réfléchir, agir. Trois maîtres mots à connaître, un peu comme la base de tout. Tch.

Très honnêtement, après ce long moment de marche, tu ne t’attendais pas à croiser quelqu’un, c’était bien trop perdu, bien trop près du mur pour qu’un humain vienne y chercher la tranquillité. Néanmoins tu constatas qu’une personne avait eu la même idée que toi, en venant s’isoler pour aller se reposer tranquillement, loin du brouhaha de la ville, de ses habitants et des soldats. Tu haussas un sourcil et finalement, tu décidas d’aller voir cette personne, que tu connaissais bien sûr. Ces cheveux blancs ne t’étaient pas inconnus. Elle semblait pas mal paisible alors qu’elle s’était assoupie. Comment pouvait-elle dormir das un moment pareil ? C’était plutôt étonnant. Il n’y en avait pas beaucoup qui arrivaient à dormir sur leurs deux oreilles, tranquillement, sans penser à quelque chose d’autres. Elle était du Bataillon elle aussi donc… C’était assez étonnant au final. En y réfléchissant bien, cette fille était pleine de mystère, elle était de ceux qui avaient réussi à survivre dehors, ceux pour lesquels on se demande : Comment tu as fait sérieusement ? Donc c’était bien l’occasion de venir discuter avec elle, et découvrir petit à petit ce que cette fille cache. Tu allas t’asseoir simplement à côté d’elle pour fixer le mur pendant quelques secondes, avant de poser tes yeux sur elle pour la regarder.


« Qu’est-ce que tu fais là ? »

Tu n’allais pas y aller par quatre chemins. Se reposer était une chose mais vu comment elle avait l’air bien ici, elle devait s’être posée ici depuis un moment déjà. Heureusement que vous n’étiez pas en temps de crise où l’on a besoin d’absolument tout le monde, parce que l’aide de tout le monde était la bienvenue. Pour le moment, elle s’en tirait bien, puisque tout était plus ou moins tranquille pour le moment. Au fond de toi, tu avais envie de découvrir ce que cette fille, Ophélia, cachait. Tu étais presque certain qu’il y avait quelque chose de louche derrière le masque qu’elle montrait. C’est assez difficile à dire puisque tu penses ça sans fondement, donc tu pourrais tout aussi bien te tromper, mais c’est ton instinct qui te parlait, et tu lui faisais assez confiance pour ne pas le laisser de côté. Aussi, ton côté méfiant te faisais soupçonner les personnes louches en règles générales, du moins lorsque tu ne connaissais pas la personne, ou du moins pas très bien. Tu as besoin de sentir que tu peux faire confiance à tout le monde dans le Bataillon, et t’assurer que personne ne viendra te la faire à l’envers au moment le plus critique.
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That bastard… Once I get the chance,
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Ophélia Eirsdóttir
Bataillon d'Exploration •• Titan Shifter
Ven 21 Avr - 4:09

Tes prunelles ne s'émerveillaient plus de la clarté de ce paysage au calme qui serait peut-être tôt ou tard déchiré des tremblements de pas des titans. Elles s'étaient soigneusement dissimulées sous le doux épiderme de chacune de tes paupières. La profondeur de ton assoupissement avait éveillé des bribes de mémoire qui se plurent à te tourmenter une fois de plus. La saveur de ce semblant de bonheur dont tu t'étais toujours galvanisée avait fini par voler en éclats depuis jour, cet atroce jour. Le martèlement des sabots de vos montures résonna avec ferveur au coeur de ton esprit. Il vint ensuite l'apaisant grave érigé par les vibrations des cordes vocales de ton regretté père qui ricocha contre la sensibilité de tes méninges. Puis la tienne, dangereusement aphrodisiaque qui fut torturée d'un hurlement affligé. Ta paume empoigna spontanément ta montre à gousset durant ton sommeil et y exerça le poids de ta préoccupation. Ravivée de très faiblards tremblements, elle accompagna la désolation de tes paupières qui se crispèrent avec légèreté. On pouvait ressentir ta souffrance ruisseler sur les traits de ton visage et les étirer d'inconfort. Cette affliction que tu t'efforçais de dissimuler sous la radiance de tes sourires. Tu ne pouvais concevoir de faire jaillir le poids de ton passé sur quiconque. Tout le monde était garant de blessures à cicatriser avec le temps. Comment ne pas en avoir dans un monde si empli de torpeurs que celui-ci ?




"Je veux, pour composer chastement mes églogues,
Coucher auprès du ciel, comme les astrologues,
Et, voisin des clochers, écouter en rêvant
Leurs hymnes solennels emportés par le vent.
Les deux mains au menton, du haut de ma mansarde,
Je verrai l'atelier qui chante et qui bavarde;
Les tuyaux, les clochers, ces mâts de la cité,
Et les grands ciels, qui font rêver d'éternité.
Il est doux, à travers les brimes, de voir naître
L'étoile dans l'azur, la lampe à la fenêtre,
Les fleuves de charbon monter au firmament
Et la lune verser son pâle enchantement."

Les effluves de la masculinité d'une voix s'échappant dans les airs entravèrent la continuité de ton sommeil paisible en apparence mais en réalité profondément anarchique. Elles ne furent pas le doux grave de ton enfance et firent fleurir la déception au sein de ton coeur. Tes iris redécouvrirent lentement le monde, animés de la douce discrétion d'une lueur tintée par ta douleur. Ils s'immobilisèrent quelques secondes sur le criard de l'azuré de ce ciel qu'ils jugèrent beaucoup trop béat. Tu te redressas avec précaution et libéras ta montre à gousset de l'emprise de ton inconfort. Ta tête pivota vers ce visage qui ne t'était pas inconnu. Depuis combien de temps cet homme était-il là ? Il venait certainement à peine de répandre sa présence. Sa question eut l'indécence de faire écho au coeur de ta boîte crânienne. Elle avait pour réponse d'innombrables d'entre elles. Laquelle devrais-tu évoquer en premier pour vaincre les possibles suspicions qu'il te témoignait ? Il devait sans doute se questionner sur ton presque inimaginable retour du monde extérieur après deux longues journées alors que tu n'étais à cet époque qu'une civile ignorante de l'efficacité létale de la mobilité tridimensionnelle. Une singularité ne pouvant qu'attirer la méfiance de ceux qui n'avaient pu voir ce tes prunelles purent à cette époque.

Ophélia •• Caporal ... Je suis venue profiter de la sérénité de la nature et vous, que faites-vous ici ?

Tes prunelles dévièrent vers cet horizon presque idyllique. La doucereuse illusion de cette salle à manger où vous vous réunissiez autrefois tous les trois au moment du repas se forgea juste devant tes prunelles frémissantes de nostalgie. Tu pouvais distinguer ce panache d'éclats de rires retentir paisiblement sur les murs de cette pièce emplie de votre bonheur à présent effrité. La requête de ton père, celle d'offrir à ses tympans la douceur de ta voix te tordit silencieusement le coeur. Tes iris s'ancrèrent dans les siens qui n'étaient que le fruit d'une imagination beaucoup trop lancinante. Ils se parèrent d'un voile de tendresse martyrisée et se firent peu à peu conquérir de perles nacrées qui ne dévalèrent nullement la pâleur de tes joues. Tu les fermas avec intensité le temps de quelques secondes et les ouvris de nouveau pour contempler une énième fois cette illusion qui s'était malheureusement sournoisement dissipée aussi habilement qu'elle s'était présentée à toi.

Ton père n'aurait jamais dû souffrir de la terreur du suicide. Il ne méritait pas de s'en aller aussi tôt. Il lui restait tellement de découvertes à réaliser pour davantage submerger tes prunelles d'admiration qu'elles ne l'étaient déjà à son égard. Mais il avait pris la décision de te léguer cette forme que tu serais tôt ou tard forcée de vêtir à nouveau pour le secret des murs, pour la délivrance de l'humanité. Pourquoi l'amertume de son trépas était-il si inévitable. Il ne te restait plus que ta chère mère à présent dont les fallacieux sourires en ta présence s'évanouissaient douloureusement et se muaient en déchirants pleurs de souffrance une fois la porte de ta chambre fermée. Ils étaient audibles malheureusement, tous terriblement perçus par ton esprit qui se morfondait lui aussi au creux d'une culpabilité indélébile. Si seulement tu t'étais évertuée à refuser le dialogue pour le ramener derrière les murs où sa plaie aurait été apaisée de soins. Tu n'étais pas capable de changer le passé cependant ...

Ophélia •• Toutes ces pertes sont-elles vraiment perdues à jamais ou bien tentent-elles de veiller sur nous du haut des cieux ?




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Levi Ackerman
Bataillon d'Exploration •• Caporal-Chef
Mer 17 Mai - 9:14
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Tu observas la soldate un instant, pensif, penchant légèrement la tête sur le côté en silence. Elle venait de te répondre, elle profitait simplement d’un moment calme et paisible. Tu la comprenais indirectement, cela faisait du bien de se poser un peu. Puis elle retourna la question pour te la renvoyer, et savoir ce que toi tu faisais ici. Tu décidas de prendre place non loin d’elle, une jambe étendue devant toi, tandis que l’autre était repliée contre ton torse. Tu étais loin de montrer ton image de caporal parfait, que tout le monde attendait au tournant pour aller massacrer du titan, mais tu donnais simplement l’air d’être un homme comme les autres qui vient profiter d’une paix illusoire. Tu semblais réfléchir à ta réponse, toi-même tu ne savais pas vraiment pourquoi tu étais ici, ce sont tes pas qui venaient de te mener ici, loin de la population.

« J’imagine que je viens profiter, tout comme toi, de la sérénité des lieux, loin de l’agitation du district. »

Tu en avais besoin de ce recul, tu étais tout le temps sollicité, et tu n’étais pas un surhomme, ni quoique ce soit d’autre qui se rapproche de cette caractéristique. Les gens ne comprennent pas que tu as aussi besoin de repos, que toi aussi tu peux penser, réfléchir à tout ça, et avoir mal à l’intérieur. Cette souffrance, tu la caches depuis des années, tu ne montres strictement rien. C’est dans ton caractère. Ne pleure pas et avance, voilà ce que tu te disais à chaque fois. Tu préférais ensuite conserver le silence en levant tes prunelles vers le mur. Il semblait si grand, et vous autres humains, êtes si petits par rapport à cette immensité… Pourtant, le pire était arrivé par-dessus les murs, et ça fait mal, comme un coup de poignard en plein coeur. Tu ignorais ce qu’il y avait derrière ces murs. Pour toi, simple gamin des souterrains, ce territoire est immense, et tu as l’impression de le redécouvrir à chaque fois que tu sortais pour les expéditions menées par le Bataillon. Tu fermas les yeux un instant en laissant le vent jouer avec tes cheveux paisiblement. Tu relâchais lentement tes muscles, tentant de te détendre, du moins tu te donnais cette illusion. Tu restais attentif à tout ce qui t’entourait, ne relâchant jamais ton attention ni ta garde, prêt à bondir en cas de besoin.

Tu rouvris les yeux lorsque La jeune fille titilla ton attention lorsqu’elle te posa une nouvelle question, bien que celle-ci soit un peu plus étrange que la précédente. Si les morts sont morts en vains, ou s’ils continuent de veiller sur les vivants ? Honnêtement, c’était une bonne question, et tu restas silencieux un moment, comme si tu cherchais tes mots. Tes pensées dévièrent presque immédiatement sur tes deux défunts amis, et tu levas la tête vers le ciel pour observer les nuages qui passaient paresseusement dans le ciel sans se poser toutes ces questions. Tu choisissais tes mots avec attention, c’était une conversation légitime, tu n’avais pas envie d’être ironique ou même railleur. La vie, tu la respectais, tu l’aimais profondément, et tu la protégeais du mieux que tu pouvais. Tu as horreur de voir tes amis mourir sans que tu ne puisses rien faire. Tu l’as dit toi-même, tu n’es pas un surhomme, tu ne peux pas sauver tout le monde. Tu te contentes de faire de ton mieux et de limiter les dégâts au mieux. Puis tu baissas enfin la tête pour soupirer, en posant les yeux sur la jeune femme.


« Tous nos amis, ennemis, proches, moins proches… Ils sont morts, certes, mais je doute que cela soit en vain. Ils doivent continuer à nous accompagner, à veiller sur nous, et nous attendre pour nous guider une fois que nous aussi, nous serons passés de l’autre côté. »

Tu t’étais posé souvent cette question, tu le reconnaissais, mais tu n’avais jamais vraiment pris la peine d’en parler avec quelqu’un. Personne ne t’avait posé cette question, un peu comme si on te demandait ton avis. Peut-être que les hommes ne veulent pas en parler, pour tenter d’éviter la mort au mieux. Malheureusement, la mort est là, Elle est toujours là avec sa grande faux, ses crocs, ou même ses griffes, pour prendre la vie de ceux qui quittaient ce monde. Parfois tu avais même cette impression d’avoir encore Isabel et Farlan près de toi, alors qu’ils sont morts depuis des années. Penser à eux te serra le coeur. Cela te faisait mal, de te souvenir de ce jour-là, ce jour où tu les avais perdu définitivement, ce jour où tu as choisi le Bataillon, ce jour où tu as décidé de suivre Erwin et ses idéaux.

Tout cela semblait si loin, et pourtant… Pourtant ce n’était pas si vieux que ça. Un éclat de tristesse passa dans ton regard. A croire que le mauvais sort s’acharne toujours sur les mêmes personnes, à croire que les seuls destinés à souffrir sont ceux qui poursuivent un rêve, des buts. Le Bataillon poursuit la liberté, et à chaque fois ça termine en hécatombe… Farlan, Isabel et toi, vous rêviez d’aller à la surface, mais au final, ce fut une mauvaise décision, car ils sont partis définitivement. Parfois tu rêves de ce passé qui te semble bien loin. Ca te fait mal d’y penser, alors tu préfères te préoccuper du présent. Tu avais tellement perdu que tu pensais que ça ne te faisait plus rien. C’est ce que les autres pensent, que tu es insensible, à toujours continuer à avancer, avec cette impression que tu te fiches complètement des hommes que tu vois mourir sous tes yeux. Ils ne savent pas ce que tu ressens. Ils ne peuvent pas savoir la douleur que tu as ressenti quand ton escouade s’est faite tuer. Tu y repenses souvent, parce que c’est récent. Tu te dis qu’il y a moins d’un an, vous étiez encore ensembles, à accomplir des missions et autre. Ton poing se crispa légèrement, en refermant les yeux. A chaque fois que tu fermais les yeux, tu voyais tous ceux qui sont partis.


« Certains ont donné la vie pour d’autre, leur sacrifice est louable, admirable. Ce sont nos morts qui nous font avancer, pour qu’on fasse en sorte qu’elles ne soient pas vaines. C’est à nous de faire en sorte qu’ils ne soient pas des pertes inutiles, en continuant d’avancer. »

C’est ce que tu pensais depuis toujours, ce sont tous ces morts qui te donnent la force de continuer à te battre, un peu comme s’ils te léguaient indirectement leur rage avant de mourir, dont tu te servais pour continuer à avancer. Tu desserras ton poing avant que tes jointures ne deviennent trop blanches, pour te passer la main sur le visage.

« Et toi, quel est ton avis sur la question ? »
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